Un autre classique de la rivalité Canada-Russie?
Roby St-Gelais
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Que serait une édition du Championnat du monde junior sans un match sans lendemain entre le Canada et la Russie? Seule équipe invaincue du tournoi, la formation canadienne tentera de franchir le dernier pas le séparant d’une place en finale, lundi soir, dans une confrontation qui s’annonce une fois de plus épique entre les deux grands rivaux.
Un an après sa conquête de la médaille d’or aux mains des Russes à Ostrava, en République tchèque, Équipe Canada junior (ÉCJ) s’apprête à écrire une autre page de cette grande rivalité.
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Si le Canada et les Russes se sont affrontés trois fois lors du match ultime dans la dernière décennie, le dernier rendez-vous en demi-finale remonte à 2012. Les Russes avaient alors gâché la fête en l’emportant 6-5 à Calgary. En match préparatoire le 23 décembre, ÉCJ avait blanchi la Russie 1-0.
Bien au fait de l’historique qui existe entre les deux puissances du hockey, l’entraîneur-chef André Tourigny n’a pas voulu ajouter de l’huile sur le feu à la veille de cette demi-finale qui se déroulera au Rogers Place, dans la bulle d’Edmonton.
«On n’a rien à ajouter à l'histoire entre le Canada et la Russie. C'est bien documenté et tout le monde sait à quel point ce sera un match important et il n'y a rien de plus grand que cela à ce stade du tournoi. Je pense que ce sera un grand match. Les deux équipes le savent et respectent l’adversaire», a déclaré le pilote québécois en visioconférence.
Vétérans importants
Le Canada compte six joueurs dans son alignement actuel qui ont vécu la victoire dramatique de l’an dernier alors qu’Akil Thomas avait inscrit le but décisif avec moins de quatre minutes à jouer. Thomas n’est plus là 12 mois plus tard, mais les vétérans seront d’un apport inestimable pour cette rencontre cruciale.
«Ils ont passé par là, ils savaient qu’on aurait de l’adversité parce qu’ils l’ont déjà vécu. [...] Ces joueurs amènent un leadership très important sur les autres. Ils ont le respect du tournoi. Quand tu vis le tournoi de l’intérieur, tu sais à quel point c’est difficile de le gagner», a reconnu Tourigny qui agissait comme adjoint l’an dernier avec ÉCJ.
«Ils vont vouloir leur revanche cette année. On devra être concentrés sur la tâche à accomplir. C’est une grande rivalité entre les deux équipes et on est excités en vue de cet affrontement», a renchéri l’attaquant Connor McMichael, l’un des six membres de l’édition précédente de retour cette année.
Statistiques à éviter
Tourigny n’a d’ailleurs que faire des statistiques de l’offensive russe qui affiche un rendement moins éloquent que celle du Canada depuis le début du tournoi. La troupe d’Igor Larionov a réussi 18 buts en 166 lancers (10,84%), alors que les représentants de l’unifolié ont marqué presque une fois sur cinq – 36 buts en 184 lancers (19,57%).
«C’est une équipe qui peut exploser à n’importe quel moment. Une équipe qui a beaucoup de talent, qui a beaucoup de vitesse, qui est forte physiquement et qui exécute bien.
«Dans une saison de 70-80 matchs, ça se balance, mais dans un tournoi où les équipes n’ont que 5 matchs de joués [jusqu’ici], ça peut exploser n’importe quand d’un bord comme de l’autre. C’est important de rester humble et de ne pas trop faire une grande lecture sur les statistiques de nos adversaires», a observé l’instructeur-chef, conscient que le gardien Yaroslav Askarov représente un important défi pour ses hommes.
Sans surprise, le Montréalais Devon Levi, impérial dans cette quinzaine, comme en témoignent son pourcentage d’arrêts de ,966 et ses deux blanchissages, sera envoyé devant le filet. Le cas de l’attaquant Alex Newhook (haut du corps) sera réévalué aujourd’hui, lui qui a raté le match de quarts de finale, samedi, contre les Tchèques.