Travaux routiers à la porte de deux évènements sportifs internationaux: quelle image pour Montréal et le Québec?
Les chantiers entravent les entrées au Grand Prix du Canada et à la Coupe des Présidents


François-David Rouleau
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Nul doute qu’avec ses très nombreux chantiers et le cauchemar annoncé près du pont de L’Île-Bizard, Montréal ne brillera pas de tous ses feux durant la Coupe des Présidents, estime le député de Nelligan, Monsef Derraji.
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«Clairement, on lancera une très mauvaise image à l’international. Les évènements sportifs représentent un levier économique pour une région. On organise un tournoi sur un site magnifique et les infrastructures pour s’y rendre ne sont pas prêtes et adaptées, indique avec exaspération le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et d’infrastructures.»
«Notre manque de coordination envoie un message négatif, enchaîne-t-il. On accueille des évènements internationaux en mode construction et travaux. On ne peut pas faire ça en étant toujours dans cette situation.»

Selon lui, Montréal jouit de sa reconnaissance acquise lors des Jeux olympiques de 1976. Mais les organismes de mobilité de la métropole ne font rien pour améliorer son image. L’accès au Royal Montréal par le pont Jacques-Bizard a toujours représenté une problématique.
«C’est connu. Ils savent qu’on a des enjeux de mobilité et encore, ça envoie une très mauvaise image», soutient M. Derraji.
Comment briller sur la scène internationale quand il est impossible de briller à l’échelle locale?
«La seule porte d’entrée de l’île, c’est le pont. Et présentement, même les citoyens peinent à sortir et à y entrer», s’exclame le député qui remet en question la coordination déficiente des travaux routiers.
Économie locale?
Pour en ajouter une couche, le maire d’arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Doug Hurley, craint pour l’économie locale.
Plutôt que de profiter de l’affluence de spectateurs qui pourraient apporter des affaires d’or à ses commerçants, l’homme politique croit qu’ils verront leurs revenus baisser en raison des mesures de contrôle et du système de transport.

«Honnêtement, les gens viendront pour le golf en entrant et en sortant en autobus. Combien pourront fréquenter les commerces? questionne-t-il. Très peu. Nos citoyens subissent le tournoi avec ce pont et ces travaux qui ne font pas notre affaire.»