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«C’est déjà l’enfer et ce sera pire durant le tournoi» - Un commerçant de L’Île-Bizard

Tommy Nicolosi, propriétaire de la pâtisserie de L'Île-Bizard n'en peut plus des travaux qui s'éternisent sur le pont et des chantiers pour accéder à l'île. Depuis deux ans, ses ventes ont chuté de 35% alors que tout augmente dans ses dépenses. Grand amateur de golf, il a hâte au tournoi de la Coupe des Présidents sur le parcours du Royal Montréal, mais il croit que ce sera un désastre pour s'y rendre. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
Tommy Nicolosi, propriétaire de la pâtisserie de L'Île-Bizard n'en peut plus des travaux qui s'éternisent sur le pont et des chantiers pour accéder à l'île. Depuis deux ans, ses ventes ont chuté de 35% alors que tout augmente dans ses dépenses. Grand amateur de golf, il a hâte au tournoi de la Coupe des Présidents sur le parcours du Royal Montréal, mais il croit que ce sera un désastre pour s'y rendre. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU Photo François-David Rouleau
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-05-31T04:00:00Z
2024-05-31T04:05:00Z

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À L’Île-Bizard, citoyens et commerçants vivent des semaines d’angoisse et d’anxiété en raison des travaux qui s’éternisent sur le pont, causant un trafic interminable et de nombreuses configurations contraignantes.

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Il suffit d’aller discuter quelques minutes avec les résidents et commerçants pour comprendre la situation alarmante qui sera exacerbée durant la semaine de la Coupe des Présidents, à la fin du mois de septembre prochain. Le seul et unique lien entre l’île de 18 800 résidents et Montréal est en construction depuis deux ans.

Alors qu’il devait être terminé à l’été 2024, soit quelques semaines avant le prestigieux tournoi de golf, Montréal a annoncé les retards de livraison pour sa mise en service à la fin de 2024 et une ouverture complète en 2025.

Or, d’ici là, les résidents doivent emprunter l’ancien et vétuste pont à trois voies tout en conjuguant avec des configurations et détours donnant des maux de tête. Si les usagers sont littéralement à bout de patience, perdant de longues heures au volant pour franchir à peine 500 mètres, les commerçants peinent à rejoindre les deux bouts.

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«L’enfer»

«C’est déjà l’enfer et ce sera pire durant la semaine du tournoi, tonne le propriétaire de la Boulangerie de L’Île-Bizard, Tommy Nicolosi, qui essuie d’importantes pertes depuis des mois. Mes ventes ont diminué de plus de 35% par mois depuis deux ans tandis que mes dépenses essentielles augmentent.»

Golfeur, M. Nicolosi est heureux que les 24 meilleurs golfeurs américains et internationaux débarquent chez lui dans quatre mois. La situation prévalant à l’entrée et la sortie de son île ne le fait toutefois pas sourire. Comme plusieurs, il aurait souhaité que l’infrastructure, longtemps promise, soit prête à temps pour accueillir le monde.

Propriétaire de la seule boutique pour animaux de l’île, Animo, Carole Jara éponge aussi d’importantes pertes d’environ 20 000$ par mois alors qu’elle a perdu la quasi-totalité de ses clients provenant hors de l’île.

Propriétaire depuis trois ans de la seule boutique animale de L'Île-Bizard (Animo), Carole Jara a vu son chiffre d'affaires fondre de 50% depuis le début du chantier du pont en 2022. Elle songe maintenant à vendre. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
Propriétaire depuis trois ans de la seule boutique animale de L'Île-Bizard (Animo), Carole Jara a vu son chiffre d'affaires fondre de 50% depuis le début du chantier du pont en 2022. Elle songe maintenant à vendre. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU Photo François-David Rouleau

«Mes ventes ont chuté de 50%, dit-elle en regardant le chantier, désemparée. Il faudra être prêt psychologiquement pour septembre, car ce sera une situation impossible.»

Alors que l’île sera prise d’assaut durant la semaine du tournoi, Mme Jara a d’ailleurs remis en question les plans de contingence des autorités municipales. Tentant d’y voir un point positif, elle voit mal comment les citoyens de L’Île-Bizard pourront profiter du tournoi.

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