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Transition réussie

Dave Lévesque

2020-11-06T03:42:41Z

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À 25 ans, Aboubacar Sissoko a fait son entrée dans le soccer professionnel dans une année qui n’a rien d’ordinaire.

L’ancien Carabin de l’Université de Montréal a d’abord participé au camp d’entraînement des Whitecaps de Vancouver avant de dénicher un contrat avec les Wanderers de Halifax, de la Première ligue canadienne.

«Dans la vie, j’ai eu des défis plus difficiles à relever, alors ce n’était qu’un défi de plus», dit-il au bout du fil.

Il fait ici référence au décès de sa mère, Yacine, en mai dernier. Celle-ci n’a donc pas eu la chance de le voir remporter le titre d’athlète masculin de l’année au sport universitaire canadien et réussir sa transition dans les rangs professionnels.

En effet, Sissoko a assez bien fait à sa première saison à Halifax pour être nommé au sein du XI de l’année de la Première ligue canadienne.

Chemin différent

Sissoko est un autre bel exemple que plusieurs chemins peuvent mener au soccer professionnel et c’est ce qui fait la beauté de ce sport.

«J’ai commencé à jouer sérieusement quand je suis rentré à l’université, a-t-il rappelé. Ce sont généralement les personnes qui ont un parcours atypique qui arrivent à avoir une belle carrière.»

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Il a tout de même eu un flirt avec Lorient, en France. Il a aussi évolué dans les rangs AAA au Québec et a même porté les couleurs de Saint-Hubert, dans la Première ligue de soccer du Québec.

Ce diplômé en Économie a donc vécu toutes les formes d’adversité, de sorte que ce n’est pas une petite pandémie qui allait l’abattre.

Merci à ses coéquipiers

C’est donc dans une saison qui a pris la forme d’un tournoi, les Island Games, que Sissoko a disputé sa première saison dans la PLC. Celle-ci s’est terminée par une défaite en finale contre Hamilton.

«D’un côté, ç’a été formateur, mais je connais ma qualité mentale. Ça m’a vraiment forgé et ça m’a vraiment rendu plus fort», dit-il de cette année atypique.

«Personnellement, c’était plutôt pas mal sur le terrain, je le dois à mes coéquipiers qui m’ont facilité la tâche.»

«J’ai aussi eu une présaison complète avec Vancouver, ça m’a beaucoup aidé.»

«D’un point de vue footballistique, la transition s’est fait assez facilement parce que quand j’étais à l’U de M, 80 % des joueurs avaient la qualité pour jouer en PLC.»

Attente

Sissoko est de retour à Montréal depuis quelques semaines et continue de s’entraîner en attendant de savoir ce que l’avenir lui réserve.

«Je ne sais pas ce qui va se passer l’an prochain, mon contrat se termine en janvier. Ils veulent prolonger et on va s’asseoir avec eux, c’est une bonne ville et un bon environnement», souligne-t-il au sujet de Halifax, qui a déjà confirmé être en pourparlers pour conserver ses droits l’an prochain.

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Il espère que ses performances au cours de l’été lui auront permis d’ouvrir certains yeux.

«Peut-être que les Island Games m’auront ouvert des portes.»

Petit Québec

On pourrait dire que les Wanderers ont été une sorte de petit Québec puisqu’on y retrouvait pas moins de sept joueurs issus de la Belle Province.

«On avait un bon groupe, on était tous des amis. Ç’a facilité l’intégration, il y a un côté francophone et les Québécois sont généralement considérés comme des bons gars.»

Il ajoute que c’est un peu normal en raison de la qualité des joueurs formés au Québec.

«Montréal est probablement l’endroit où il y a le plus de qualité, alors on a fait de l’exportation. Ç’a beaucoup aidé l’équipe à avoir de bons résultats.»

Geffrard heureux à la maison

À 26 ans, Jems Geffrard a effectué une sorte de retour aux sources en signant un contrat avec les Wanderers de Halifax pour la saison 2020.

L’ancien produit de l’Académie de l’Impact a bourlingué depuis qu’il a quitté le FC Montréal, en 2017.

Il a joué deux saisons en Finlande et a disputé la saison 2019 avec Fresno, dans la USL.

«Ça me permet d’apprécier le fait qu’il y a du foot de bon niveau à la maison. Certains ont des craintes et même moi, l’an passé, j’avais des doutes», a-t-il expliqué lors d’un entretien téléphonique.

Très proche

Geffrard, qui a disputé 13 matchs avec la sélection haïtienne, a donc été surpris du niveau offert par la Première Ligue canadienne. Il faut dire que le circuit n’en était qu’à sa seconde année d’existence et a encore des preuves à faire.

«Il n’y a pas un gros écart de qualité, j’ai été surpris. Au niveau foot, c’est à peu près la même chose qu’en USL, mis à part qu’il y a plus de joueurs sud-américains et étrangers. Ça amène peut-être un peu plus de qualité.»

Geffrard y va même d’une affirmation un peu étonnante quant à la qualité du soccer offert par le circuit canadien.

«On se rapproche, dans peut-être un ou deux ans, du niveau européen.»

Avenir

On a confirmé cette semaine que Geffrard sera de retour à Halifax l’an prochain et c’est tant mieux parce qu’on lui a donné beaucoup de minutes en 2020.

«Ça faisait longtemps que je n’avais pas enchaîné autant de matchs et de minutes.»

Et la MLS dans tout ça ? «Je ne peux pas m’empêcher de penser à ça.»

Et même si la filiation semble naturelle avec l’Impact, Geffrard ne ferme aucune porte.

«Je sais que l’an passé, il y a eu des discussions avec Vancouver.»

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