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Laraque, un «has been» en manque d’attention, selon Kean

Publié | Mis à jour

Le boxeur trifluvien Simon Kean n’a pas mâché ses mots à l’endroit de l’ex-hockeyeur Georges Laraque, qui a récemment affirmé qu’il aimerait affronter l’ancien champion des poids lourds Mike Tyson dans un combat hors-concours.

L’ancien des Canadiens souhaite organiser un duel contre Tyson, qui tente actuellement un retour à la boxe à 53 ans. «Iron Mike» est sérieux dans sa démarche : il va même affronter Roy Jones fils le 28 novembre à Los Angeles. Laraque l’est apparemment aussi, mais pour Kean, cette idée est d’un ridicule consommé. 

«Premièrement, je n'ai pas aimé que Georges Laraque commente mon possible combat contre Tyson Fury en disant "ne va pas là, tu vas te faire tuer Simon"», a expliqué le poids lourd, jeudi, à "JiC". 

«Tu ne sais pas de quoi tu parles du tout pour écrire ça, a-t-il poursuivi. C'était vraiment inapproprié. Mais la façon dont je vois ça, c'est que Georges Laraque est un peu en manque d'attention, sa carrière est finie. C'est un "has been", comme on dit.»

Et que se passerait-il si Laraque voulait l’affronter, lui?

«Je lui dirais "viens faire une ronde de sparring", on va voir», a simplement indiqué Kean.

Du soutien pour Trump 

Kean a aussi fait parler de lui, ces derniers jours, pour avoir affiché son soutien à l’endroit du président américain, Donald Trump, qui tente actuellement de se faire réélire et qui attend toujours le résultat définitif des présentes élections.

Estimant qu’il est «presque tabou», au Québec, d’afficher son appui à Trump, Kean a admis qu’il aimait plusieurs traits de caractère de celui qui a été élu président en 2016.

«J'aime le côté positif qu'il a, de tout le temps regarder devant, d'être "bigger, better, stronger (plus gros, meilleur, plus fort)", surtout en temps de pandémie, a illustré Kean. Je trouve que le monde, au Québec, c'est "les amis, s'il vous plaît, restez tranquilles à la maison". Je trouve que Donald Trump s'affirme. Oui, il dit des mensonges... mais ce n'est pas un hypocrite.»

Kean a aussi déploré ce qu’il estime être un acharnement des médias au sujet du président.

«Si les médias ne s'acharnaient pas autant à le faire mal paraître, je ne sais pas si je l'aimerais autant, a-t-il admis. Je suis beaucoup la politique américaine, j'aime ça. Il y a plusieurs médias, à part peut-être Fox News, qui s'acharnent à le faire mal paraître. Et là il vient presque de gagner les élections. Il y a peut-être beaucoup de gens qui ne voient pas la même chose.»

Garder espoir 

Tel que mentionné plus haut, Kean a fait l’objet de rumeurs (fondées), récemment, selon lesquelles il était sur les rangs pour se mesurer à l’Anglais Tyson Fury, champion WBC des poids lourds et possiblement le meilleur boxeur de cette catégorie.

Finalement, Fury a choisi l’Allemand Agit Kabayel. Mais Kean ne croit pas que tout est perdu pour autant.

«C'est sûr que ça nous fait prendre conscience que des fois, on est peut-être plus proche de notre but qu'on pense», a-t-il commenté.

«C'est vraiment valorisant et ça me laisse croire que cette opportunité reviendra bientôt», a-t-il ajouté.

En attendant, le prochain adversaire de Kean sera plutôt l’Albertain Stan Surmacz, qui ne semble pas l’impressionner.

«Il a battu deux fois Dillon Carman chez les amateurs, c'est un boxeur qui se déplace beaucoup, qui est agile, a-t-il analysé. Par contre, ce n'est pas un boxeur qui cherche souvent à combattre, il a tendance à se sauver et accrocher.»

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.