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Tennis | Coupe Davis: et si c’était le Canada qui envoyait Rafael Nadal à la retraite?

Rafael Nadal tient un trophée après le match de la troisième place de la compétition 6 Kings Slam, en octobre.
Rafael Nadal tient un trophée après le match de la troisième place de la compétition 6 Kings Slam, en octobre. Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-11-12T19:06:03Z

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La semaine prochaine à la finale de la Coupe Davis, Rafael Nadal fera son ultime salutation à la foule après un match. La légende espagnole a annoncé que les matchs de la compétition par équipe seront les derniers de sa grande carrière. Un tournoi durant lequel le Canada et l’Espagne de «Rafa» pourraient croiser le fer.

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C’est donc dire que le champion aux 22 titres en Grand Chelem pourrait voir sa carrière prendre fin aux mains des représentants de l’unifolié. 

Bien sûr, il faudra beaucoup de «si» pour en arriver là, et les joueurs de tennis ne sont jamais friands de voir trop loin dans un tournoi. Le Québécois Gabriel Diallo, qui devrait être un membre important de la formation du capitaine Frank Dancevic, la semaine prochaine, à Malaga, ne fait pas exception. 

Gabriel Diallo avec le trophée de finaliste à Almaty, au Kazakhstan, le 20 octobre dernier.
Gabriel Diallo avec le trophée de finaliste à Almaty, au Kazakhstan, le 20 octobre dernier. Photo AFP

En l’absence de Félix Auger-Aliassime, Diallo, 86e mondial, sera le deuxième joueur canadien le mieux classé en simple dans la belle Malaga, derrière Denis Shapovalov (56e). Vasek Pospisil, Alexis Galarneau et Milos Raonic viendront compléter la formation. 

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S’il est prêt à accomplir toutes les demandes de son capitaine, que ce soit «de jouer en simple, en double, en triple, en quadruple, sur le banc ou dans les estrades», a blagué le nouveau membre du top 100, il préfère rester prudent.

De la joie et de la peine

Mais bien sûr que le Montréalais de 6 pi 8 po est au fait de la possibilité que son pays croise le fer avec Nadal lors de son ultime tour de piste. Une possibilité qui pourrait se réaliser le 22 novembre, si l’Espagnol vient d’abord à bout des Pays-Bas, trois jours plus tôt, et que le Canada bat l’Allemagne, le lendemain. 

«On va jouer un match à la fois, un set à la fois, un point à la fois, a maintenu Diallo, mardi, devant plusieurs journalistes. On a d’abord une tâche très lourde contre l’Allemagne, qui mise sur trois bons joueurs de simple et une bonne équipe de double, qui vient de faire la finale au US Open.» 

Autant la joie du Canada, champion de la Coupe Davis il y a deux ans, sera grande si le pays venait à vaincre l’Espagne, autant la retraite de Nadal, 38 ans, marquera un triste jour pour le tennis, reconnaît le Québécois.

Rafael Nadal.
Rafael Nadal. Photo AFP

«Il a marqué le sport par sa combativité, sa ténacité, il a été un exemple pour tous les jeunes qui l’ont regardé», a louangé Diallo. 

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Le «kit» de «Djoko» et sa raquette

Le joueur de 23 ans fait d’ailleurs partie de ces jeunes qui ont regardé le roi de la terre battue en grandissant. Le 86e joueur au monde, finaliste sur l’ATP pour la première fois, le mois dernier, a encore bien en tête une finale autre que la sienne, mardi: celle des Internationaux d’Australie de 2012, dans laquelle Novak Djokovic avait battu Nadal 7-5 dans la manche ultime.

Et même s’il semblait pencher davantage du côté de Djoko en grandissant («J’avais sa raquette», a-t-il souri), Diallo est demeuré ébahi par les prouesses de Nadal durant ce match, et par la qualité générale de l’affrontement.  

«Je pense que j’ai regardé les faits saillants 25 fois! a lancé Diallo. Après, j’avais acheté le kit Sergio Tacchini de Djokovic. C’est un match qui ne m’a pas seulement marqué moi, mais l’histoire du tennis.»

Novak Djokovic célèbre sa victoire aux dépens de Rafael Nadal aux Internationaux d'Australie, en 2012.
Novak Djokovic célèbre sa victoire aux dépens de Rafael Nadal aux Internationaux d'Australie, en 2012. Photo AFP

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