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Tennis : ces joueurs québécois qui ont marqué le tournoi à Montréal

AFP

Étienne Bouchard

2024-08-05T23:00:00Z

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Les amateurs de tennis pourront encourager dès mardi les joueurs figurant au tableau principal de l’Omnium Banque Nationale et les Québécois ayant l’occasion de se produire au stade IGA obtiendront leur lot d’encouragements de la part d’un public qui a rarement vu les siens parcourir un long chemin durant le tournoi. 

Cette année, les meilleurs athlètes du circuit de l’ATP seront donc à l’œuvre et les admirateurs de Félix Auger-Aliassime obtiendront une première chance de renouer avec lui mercredi soir, quand il se mesurera à l’Italien Flavio Cobolli. Puis, le jeune Gabriel Diallo tentera de renverser le Russe Karen Khachanov, 16e tête de série.

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Ces deux chouchous de la foule sauront-ils créer des moments inoubliables dans le cœur et l’esprit des spectateurs? Les noms suivants devraient leur servir d’inspiration si elle leur manque. Voici des Québécois qui ont fait leur marque, ne serait-ce que brièvement, au volet masculin de l’événement quand il s’est déroulé à Montréal.

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Félix Auger-Aliassime, 2022

À tout seigneur, tout honneur, commençons notre nomenclature avec le Canadien le mieux classé au monde (19e) qui recevra les félicitations des gens pour sa médaille de bronze remportée en double mixte des Jeux olympiques. De retour devant ses partisans, Félix Auger-Aliassime espère faire aussi bien, sinon mieux, qu’il y a deux ans. À l’époque, il a bénéficié d’un laissez-passer pour le deuxième tour et il en a profité pour défaire le Japonais Yoshihito Nishioka, puis le neuvième favori, le Britannique Cameron Norrie.

Toutefois, la tâche est devenue beaucoup trop ardue face au Norvégien Casper Ruud en quart de finale. Malgré une dure défaite de 6-1 et 6-2, «FAA» a fait bondir de leurs sièges les spectateurs lors de son parcours montréalais, le plus long réalisé par un Québécois à ce jour.

Simon Larose, 2003

Si la carrière de cet ancien joueur aujourd’hui âgé de 46 ans a emprunté une mauvaise direction à la suite d’un test antidopage positif à la cocaïne et à la marijuana en 2005, elle avait atteint son paroxysme quelques années plus tôt, le soir du 5 août 2003. Pourtant détenteur à l’époque du lointain 314e échelon de l’ATP et d’une invitation des organisateurs en vertu de son statut de joueur local, Simon Larose a littéralement fait trembler le stade. Confronté au Brésilien Gustavo Kuerten, un ex-numéro 1 mondial qui se voulait la 13e tête de série de la compétition, il a signé sa victoire la plus mémorable chez les professionnels, 7-5 et 7-6 (2).

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Misant sur un puissant élan, il a enchaîné avec un triomphe aux dépens de l’Argentin José Acasuso, 80e au monde. La semaine de rêve du Québécois s’est conclue par un rendez-vous avec le célèbre Andre Agassi : si Larose s’est incliné en deux manches, il pourra rappeler à tous qu’il a déjà affronté cette légende du tennis en troisième ronde à Montréal. Sa performance lui a permis de grimper de 110 places au classement en l’espace de quelques jours.

Sébastien Lareau, 1999

Un an avant de décrocher la médaille d’or olympique en double masculin avec Daniel Nestor à Sydney, Sébastien Lareau a fait vivre de belles sensations à la foule montréalaise. Après un gain contre l’Américain Justin Gimelstob, il a accompli l’un de ses plus grands faits d’armes en surprenant le Néerlandais Richard Krajicek. Ce dernier n’était pas du tout un novice, puisqu’il représentait le cinquième favori à Montréal et a atteint plus tôt dans l’année le top 4 au monde.

Le Journal de Montreal
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Lareau a ensuite fait suer le 11e favori, le Suédois Thomas Johansson, qui a eu besoin de trois longs sets pour avancer. Ses deux triomphes l’ont fait passer du 116e au 95e rang en simple, lui qui a cependant davantage excellé en duo dans sa carrière l’ayant mené à la quatrième place de la spécialité.

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Sébastien Leblanc, 1997

Deux ans auparavant, un joueur portant le même prénom que Lareau et l’un de ses partenaires en double de surcroit, a fait parler de lui dans la métropole québécoise. Sébastien Leblanc a totalisé seulement deux victoires à vie en simple au sein de l’ATP. La seconde et dernière d’entre elles restera gravée en sa mémoire. Avec une invitation de l’organisation en main, il a vaincu le dangereux Britannique Tim Henman, 10e tête de série et 18e au monde, en trois manches de 7-6 (3), 4-6 et 6-3, le 28 juillet 1997.

Leblanc a atteint le 361e rang en simple dans sa carrière, mais tout comme Lareau, il a obtenu plus de succès en double, car il a déjà revendiqué la 127e place.

Stéphane Bonneau, 1985

Le nom de cet ancien joueur saguenéen ne dit que peu de choses aux amateurs de tennis les plus jeunes. Néanmoins, en dépit d’une fiche de 6-18 en simple en carrière dans le plus important circuit au monde, il a écrit un chapitre de l’histoire du tournoi en 1985 quand il est devenu le premier Québécois à jouer au troisième tour à Montréal, qui a commencé à accueillir l’élite mondiale du tennis (en alternance hommes-femmes avec Toronto) quatre ans plus tôt.

Dans ce qui était connu à l’époque sous l’appellation des Internationaux Player’s (puis l’Omnium Du Maurier), Bonneau a eu raison du Tchèque Tomas Smid, 12e favori, d’entrée de jeu. Puis, il a liquidé le Suisse Jakob Hlasek au tour suivant.

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