Omnium Banque Nationale à Montréal: Gabriel Diallo est plus en forme que son cellulaire à l’approche de son premier match


Jessica Lapinski
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Gabriel Diallo a beaucoup aimé suivre les performances de Félix Auger-Aliassime et des autres joueurs de tennis canadiens aux Jeux olympiques, la semaine dernière. Le Québécois est aussi un grand fan de basketball. Son cellulaire, par contre, semble avoir moins aimé ça.
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«On tentait de se trouver une place pour suivre ça, comme au restaurant. Mais ce n’était pas facile. Il fallait écouter sur des sites bizarres, a lancé Diallo dans un éclat de rire, lundi, en conférence de presse. [...] On finissait par suivre les pointages en direct, parce que sinon, notre cellulaire se faisait pirater. Mais ça, c’est une autre histoire!»
Évidemment que le Montréalais a été impressionné par la médaille de bronze de Félix en double mixte ainsi que sa quatrième place en simple à Paris.
C’est un joueur qui l’inspire par son jeu «depuis très longtemps déjà», Diallo s’étant d’ailleurs entraîné avec le papa du 19e mondial, Sam Aliassime, pendant quelques années avant d’opter pour les rangs universitaires américains.

Un titre, un quart
Mais si le géant de 6 pi 8 po n’était pas dans le confort de son salon pour suivre ces performances, c’est qu’il a lui-même été très occupé sur les terrains dernièrement.
À un autre niveau, bien sûr. Car la progression d’un jeune joueur passe presque inévitablement par le circuit Challenger, et à 22 ans, alors qu’il est passé pro il y a un an et demi seulement, Diallo joue encore très souvent dans l’antichambre de l’ATP.
Et il s’en sort pas mal bien, dernièrement. Classé 141e au monde cette semaine, à 12 rangs de son sommet à ce jour, il a soulevé le trophée à Chicago, il y a deux semaines, puis il a atteint les quarts à Lexington, la semaine passée.
Tout cela après s’être qualifié pour le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière, en mai, à Roland-Garros, où il a été défait en cinq manches par le Japonais Kei Nishikori, ancien quatrième au monde.

Pas de volée il y a trois ans
Mais l’éloquent Diallo le sait très bien: il est encore en pleine progression. Il y a trois ans, a-t-il soulevé, il n’avait jamais frappé une volée de sa vie. «Là, je m’amène de plus en plus souvent au filet.»
Le Québécois en sera d’ailleurs à une première présence dans le grand tableau de l’Omnium Banque Nationale à Montréal, cette semaine.
Il y a deux ans, il avait dû abandonner au second tour des qualifications. L’an dernier, à Toronto, il avait renversé le Britannique Daniel Evans, alors 21e, au premier tour du tableau principal, avant de livrer une chaude lutte à l’Australien Alex de Minaur, aujourd’hui classé septième.
Pas de cadeau
Et le tirage au sort ne lui a pas fait de cadeau non plus, cette fois-ci. Son adversaire en première ronde sera le Russe Karen Khachanov, 16e tête de série.
Un gros serveur, comme lui. Ce ne fut pas une mauvaise surprise en soi: «Dans un tournoi comme celui-ci, il n’y a pas d’adversaire facile», a logiquement relevé Diallo.
Il n’y a pas de secret, non plus. La clé sera de bien «exécuter le plan de match». À voir l’accueil qu’a reçu son compatriote Alexis Galarneau en qualifications, Gabriel aura aussi droit à un soutien incroyable de la foule.
Le reste, ça fera partie de la progression.