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Sur le départ pour son 25e Marathon de Québec

Alain Boulianne a précieusement conservé les médailles qu'il a ramenées lors de chacun des marathons auxquels il a pris part.
Alain Boulianne a précieusement conservé les médailles qu'il a ramenées lors de chacun des marathons auxquels il a pris part. Photo BEN PELOSSE
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-10-04T04:00:00Z

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Il y a ceux qui apprécient le Marathon de Québec et ceux qui en mangent. C’est clairement le cas d’Alain Boulianne, qui n’a pas raté une édition de l’événement, qui en est à son 25e anniversaire.

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Chaque année, le vétéran des Forces armées canadiennes âgé de 62 ans vit le même pèlerinage. Il quitte le domicile de Saint-Eustache et emprunte l’autoroute 40 vers Québec pour aller courir l’épreuve de 42,2 km.

«Ça a commencé par un ami qui reste à Cap-Rouge. J’ai toujours joint le marathon à la visite chez mon chum Carl. Québec, à l’époque, je trouvais ça spécial comme défi de partir sur une rive et d’atterrir sur l’autre.

«Maintenant que le parcours se passe juste à Québec, j’adore aussi parce que je visite la ville d’une autre façon. Des endroits comme Limoilou et la rivière Saint-Charles, je ne connaissais pas ça. Avec le dénivelé, c’est un défi additionnel», mentionne l’infatigable coureur.

Un tour du monde en espadrilles

M. Boulianne ne se décrit pas comme un athlète. La course est pour lui une passion, un mode de vie, mais pas au point d’en devenir maladif.

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«L’idée, c’est juste de faire pomper la patate. Je ne suis pas un grand fouet. Je fais 5 pi 7 po, j’ai mon petit ventre et je l’amène avec moi!» dit-il sans complexe.

Il faut dire qu’il n’a certainement pas à rougir depuis qu’il est tombé dans la marmite de la course à pied, en 1982, au Marathon de Montréal.

«Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Je pensais que j’allais mourir», ricane celui qui a mis fin au supplice au bout de 3 h 48 min.

Depuis, la piqûre de la course s’est invitée, si bien que M. Boulianne a parcouru plus de 46 000 km, un peu plus que l’équivalent du tour de la Terre.

«Pas une option» de rater Québec

Photo BEN PELOSSE
Photo BEN PELOSSE

D’ailleurs, c’est dans le cadre de l’édition virtuelle de 2020 du Marathon de Québec qu’il a officiellement complété son tour du monde, à son 40 000e kilomètre.

Pour lui, chaque année à Québec amène son lot d’aventures, qu’elles soient débridées ou douloureuses.

«Ça a toujours été un happening d’amis. Une année, j’ai eu un enterrement de vie de garçon le week-end de Québec et un de mes amis a couru tout le marathon avec une robe de mariée, un bouquet, un jock strap et des jarretières. On pissait dans nos culottes!» s’esclaffe-t-il.

«J’ai déjà fait le marathon avec une blessure à une jambe. Il ne fallait pas que mon muscle bouge. Je m’étais fait un bandage et après j’ai mis du tape enroulé comme sur une palette de hockey. Ce n’était pas l’idéal, mais rater Québec, ce n’est pas une option», précise-t-il.

Dimanche, Alain Boulianne vivra son 56e marathon à vie. Vingt-cinq d’entre toutes ces épreuves auront eu lieu dans son deuxième chez-lui, à Québec.

«C’est une fierté pour moi d’avoir participé à toutes les éditions parce que c’est de l’assiduité. C’est plus dur s’entraîner que faire le marathon», constate-t-il.

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