LHJMQ: superbe expérience pour l’entraîneur-adjoint du CH qui suit le parcours de son fils dans les séries


Richard Boutin
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HALIFAX | L’absence du Canadien de Montréal du portrait des séries éliminatoires a eu au moins un aspect positif pour l’entraîneur-adjoint Stéphane Robidas qui peut suivre à la trace le parcours de son fiston Justin.
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S’il a raté quelques parties de la première série contre les Islanders de l’Île-du-Prince-Édouard parce que la saison du Canadien n’était pas encore terminée, Robidas est depuis fidèle au poste. Il a assisté aux parties à Rimouski et à Gatineau en plus de celles à Québec et il est présent cette semaine à Halifax pour encourager son fils qui est l’un des rouages importants dans le parcours des Diables rouges.
«La dernière fois que je l’avais vu en action pour une longue période c’était en 2019 lors de la Coupe Jimmy Ferrari et la Coupe Telus, a raconté l’ancien arrière qui a disputé 937 parties dans la LNH, dont 704 avec les Stars de Dallas et 122 avec le Canadien. Je l’avais vu en 2021 dans la bulle du Centre Vidéotron lors de la finale contre Victoriaville, mais ce n’était pas la même chose. Il y avait un maximum de 2500 personnes dans les gradins.»
Ambiance électrique
Robidas est impressionné par l’ambiance qui règne depuis le début de cette finale entre les deux plus gros marchés du circuit. «C’est fou l’ambiance que l’on retrouve, a-t-il affirmé. J’arrive à l’aréna plus tôt que lorsque je jouais. J’arrive entre 16h30 et 17h pour les parties à 19h afin de relaxer et de vivre l’expérience à son maximum. Les joueurs sont vraiment chanceux de vivre une telle expérience, et je le rappelle à Justin.»
Robidas se souvient de ses années junior de 1993 à 1997 avec les Cataractes de Shawinigan. «Halifax venait d’arriver et c’était le plus gros aréna de la ligue. On affrontait Jean-Sébastien Giguère et Alex Tanguay qui sont tous les deux au Temple de la renommée de la LHJMQ.»
Sélectionné en 2020, Robidas fera officiellement son entrée au Temple en juin prochain à l’occasion du repêchage qui se déroulera chez lui à Sherbrooke. La cérémonie avait été repoussée en raison de la pandémie.
Avec ses yeux de papa
Entraîneur, ancien directeur du développement des joueurs, partisan de hockey, Robidas regarde les parties des Remparts avec ses yeux de père. «C’est complètement différent d’une perspective à l’autre, a-t-il souligné. Comme père, je vis des émotions complètement différentes en raison de l’attachement. Je suis peu démonstratif, mais ça se passe à l’intérieur. C’est dans ma nature. Je regarde attentivement chaque présence de Justin.»
Mardi alors que Robidas a inscrit le premier but de son équipe en sautant sur son retour de lancer, le paternel a été le seul qui ne s’est pas levé dans la section réservée aux partisans des Remparts. «Je me suis levé en prolongation quand les Remparts ont marqué», a précisé avec le sourire le choix de 7e ronde du Canadien (164e au total) en 1995.
Robidas ne joue pas au coach avec son fils. «Je le laisse dans sa bulle, et il y a un groupe d’entraîneurs qui fait un bon travail. C’est l’équipe de Patrick (Roy), et je suis capable de faire la part des choses. Après les parties, je l’encourage et je lui dis de profiter de cette opportunité qui arrive peu souvent dans une vie. Il doit s’amuser. Justin est très indépendant et ne veut pas obtenir de faveurs parce qu’il est le fils d’un ancien joueur de la LNH. Il veut faire son nom et sa marque.»
Les Stars dans le carré d’as
Robidas a une autre raison de se réjouir. Les Stars de Dallas, avec qui il a connu les meilleurs moments de sa carrière, ont atteint le carré d’as. «J’ai connu mes meilleures saisons avec Dallas, c’est là que mon fils est né, et j’ai conservé un attachement particulier. Quand j’ai été échangé à Anaheim en 2011, Justin ne comprenait pas ce qui se passait. Du jour au lendemain, tout était fini. Il perdait son équipe de hockey et ses amis.»
Avec les Stars, Robidas a évolué en compagnie du capitaine Jamie Benn et de Tyler Seguin. Il connaît aussi les adjoints Alain Nasreddine, avec qui il a joué dans la Ligue américaine à Québec, et Steve Spott, qui était en poste à Toronto quand il a porté les couleurs des Maple Leafs.