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«Les carottes sont cuites» pour la LNH en Arizona, croit l’ancien des Coyotes Éric Bélanger

Éric Bélanger, alors qu'il portait les couleurs des Coyotes de Phoenix en 2010.
Éric Bélanger, alors qu'il portait les couleurs des Coyotes de Phoenix en 2010. Photo d'archives, AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2023-05-17T16:25:48Z

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L’ancien attaquant Éric Bélanger a évolué pour les Coyotes pendant une saison en 2010-2011 et a adoré ce marché mal-aimé. Avec le projet d’aréna à Tempe qui est mort dans l’œuf mardi soir, il croit cependant que son ancienne équipe n’aura d’autre choix que de quitter l’Arizona.

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«Je ne peux pas croire qu’ils vont continuer de jouer dans un aréna de 5000 places [le Mullett Arena, option supposément temporaire avant de passer à Tempe]. Je ne pense pas non plus qu’ils vont retourner à Glendale. Ce que je pense, c’est que les carottes sont cuites», a-t-il lancé sans détour au Journal lors d’un entretien téléphonique.

Depuis sa retraite en 2014 après 820 parties dans la LNH, Bélanger est demeuré impliqué dans le hockey et dirige depuis novembre dernier les Voltigeurs de Drummondville, dans la LHJMQ. Il a continué de suivre l’éternelle saga des Coyotes. Son enthousiasme quant à la survie du hockey dans le désert en a pris un coup. 

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«Je ne vois pas les autres options qu’ils peuvent avoir, à part peut-être de retourner au centre-ville de Phoenix, mais il faut s’entendre avec l’équipe de basketball [les Suns]. C’est un marché que Gary Bettman ne veut absolument pas perdre. D’un autre côté, il faut parfois se rendre à l’évidence et se dire qu’on est rendu au bout», a constaté l’homme de hockey.

Éric Bélanger au tournoi de golf de Simon Gagné, en 2016.
Éric Bélanger au tournoi de golf de Simon Gagné, en 2016. PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

Vers un déménagement

Depuis sa retraite en 2014 après 820 parties dans la LNH, Bélanger est demeuré impliqué dans le hockey et dirige depuis novembre dernier les Voltigeurs de Drummondville, dans la LHJMQ. Il a continué de suivre l’éternelle saga des Coyotes. Son enthousiasme quant à la survie du hockey dans le désert en a pris un coup. 

«La question des propriétaires a longtemps été un problème. Ils semblent enfin avoir de bons propriétaires qui voulaient garder l’équipe là-bas, mais avec la question de l’amphithéâtre qui ne fonctionne plus, je ne sais pas ce qui va se passer. On l’a vu avec Atlanta, comment ça a bougé vite pour déménager à Winnipeg. Est-ce que ça va être la même chose? Je pense vraiment que sans ce nouvel aréna, ce sera difficile de garder l’équipe.

«Ça va rouler dans les prochaines semaines, avec le repêchage qui s’en vient, et ce n’est pas le scénario idéal pour la LNH. Pour moi, c’est une surprise. Ça fait longtemps qu’ils parlaient de Tempe pour un nouvel aréna. C’était déjà le cas quand je jouais là. Les gens n’en voulaient pas, on dirait. Le monde ne voulait pas déranger leur quotidien, il faut croire.»

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Roussel ne jette pas l'éponge

Antoine Roussel a pour sa part disputé la saison 2021-22 avec les Coyotes. Il était avec l'équipe lorsque le projet d'amphithéâtre a été présenté et se dit surpris de son refus, mais ne croit pas que les jours des Coyotes en Arizona sont comptés.

«Je ne suis pas encore prêt à dire que c’est totalement la fin. Je pense que la LNH va encore chercher une solution. On entend déjà des possibilités ici et là. Je ne peux pas croire que la LNH ne faisait qu’attendre le résultat du vote. Ils doivent avoir une porte de sortie», a-t-il supposé. 

«Je pensais sincèrement que ça allait passer et que ça allait fonctionner. Je suis déçu pour les partisans de l’Arizona», a-t-il ajouté.

Même si le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a assuré que l'équipe continuerait au Mullett Arena la saison prochaine, ROussel se dit sceptique quant à cette proposition.

«L’organisation a perdu beaucoup d’argent dans le projet de déménagement temporaire au petit aréna et le succès est très mitigé. C’est loin d’être plein à tous les matchs. Les propriétaires disaient quand même qu’ils allaient faire des revenus, mais je serais curieux de voir les livres de la LNH. Ça ne doit pas être beau!»

L'ex-attaquant dit toutefois comprendre l'entêtement de la ligue à demeurer sur place et croit que les joueurs et leurs familles apprécient ce marché pour ce qu'il est.

«La LNH veut continuer de développer des marchés où il y a du monde. La ligue se dit que de remplir un aréna dans un endroit où il y a des millions de personnes, c’est plus facile à faire. Le raisonnement est là, même si le marché n’est pas vendu à la base au hockey et ça, c'est problématique. 

«Il reste que pour une famille, c’est l’anonymat en Arizona et c’est apprécié. C’est définitif que bien des joueurs recherchent ça. Il fait beau, c’est magnifique, tu es collé sur le désert, la Californie est à côté. Juste la route pour aller déposer mes enfants à l’école, c’est complètement débile comme c’était beau. La vie est agréable là-bas, c’est impossible de ne pas aimer ça.»

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