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«Si ça ne revient pas, ma blonde, vas-tu toujours être avec moi?»: Richard Martineau parle ouvertement de dysfonction érectile après l’ablation de sa prostate cancéreuse

Le chroniqueur du Journal et animateur de QUB qui est diffusé au 99,5 FM porte le documentaire «Un crabe dans le pantalon», qui se penche sur le cancer de la prostate

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2025-11-12T15:00:00Z

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Richard Martineau a toujours eu une santé de fer. Le diagnostic de cancer de la prostate de stade un qu’il a obtenu l’an dernier lui est donc tombé dessus comme une tonne de briques.

Après l’ablation de la glande malade au CHUM avec l’aide d’un robot, le chroniqueur du Journal et animateur de QUB – que l’on peut entendre au 99,5 FM – a navigué entre l’espoir et l’angoisse à propos de sa vie sexuelle.

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Dans le documentaire Un crabe dans le pantalon, qui sera présenté à TVA et sur TVA+ le jeudi 13 novembre dès 20h, il ne cache pas qu’il craignait de ne plus être en mesure d’avoir des rapports sexuels complets, l’ablation de la prostate pouvant causer la dysfonction érectile à court ou à long terme.

Richard Martineau dans son studio de QUB.
Richard Martineau dans son studio de QUB. Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

Pour stimuler son organe reproducteur, il a eu recours à des pilules traitant les troubles érectiles et il s’est même fait des injections directement dans le pénis avec une «longue aiguille», précise-t-il en jurant que ça ne fait pas aussi mal que l’on pense.

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«Si ça ne revient pas, ma blonde, vas-tu toujours être avec moi? Il y a toutes ces questions-là qui me tournent dans la tête et je voulais aborder ça franchement dans le documentaire, que j’ai fait avec le réalisateur André St-Pierre, avec qui j’ai longtemps travaillé à l’émission Les francs-tireurs. Il y avait donc une confiance à tourner ça avec lui», a raconté le communicateur de 64 ans en entrevue avec l’Agence QMI.

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Il est même question d’incontinence urinaire et de couches pour adultes dans le documentaire, car se faire opérer pour un cancer de la prostate provoque aussi, souvent temporairement, une perte de contrôle de la vessie.

«Je me suis pissé dessus dans un resto. J’avais les jambes en dessous de la table et c’était tout trempe, a-t-il relaté en entrevue. Je suis retourné chez moi et j’ai pleuré pendant une demi-heure. Je capotais ben raide en me demandant si ça allait être ça ma vie, mais ça arrête après quatre, cinq mois.»

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

Même si Richard Martineau est reconnu pour ne pas avoir la langue de bois et aborder de front tous les sujets, dans ses chroniques comme à son émission de radio, reste que cette fois le documentaire est très personnel en partant de sa propre expérience. 

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Avait-il, dans ce contexte, des craintes ou même une pudeur à se révéler autant?

«Parfois, je me réveillais la nuit en me disant: “Je n’aurais pas dû parler aussi ouvertement de toutes ces affaires-là.” Les gens vont penser qu’à ça en me voyant et ils vont me dire: “Tu bandes-tu encore ou pas?” Mais comme ma femme me l’a dit: “Si tu le fais, tu le fais all in, sans cacher des affaires”», a mentionné M. Martineau, qui est persuadé que l’exercice fera œuvre utile en ce mois de sensibilisation aux cancers masculins.

Il invite les hommes à parler et à se faire tester, la prise en charge hâtive d’un patient dont la prostate est cancéreuse pouvant sauver des vies.

«Jamais autant de gars ne m’ont parlé de leur queue [rires]! J’étais récemment dans une première à la Place des Arts et un homme qui était assez loin de moi m’a crié: “Richard, moi aussi je l’ai eu et je bande encore!”»

La chance d’être bien accompagné
Sophie Durocher et Richard Martineau sur le tapis rouge de la première du spectacle «Les Belles-Sœurs symphonique» à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts en juillet dernier.
Sophie Durocher et Richard Martineau sur le tapis rouge de la première du spectacle «Les Belles-Sœurs symphonique» à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts en juillet dernier. Photo TOMA ICZKOVITS

Richard Martineau, qui croit en sa guérison et aborde l’avenir avec confiance, reconnaît qu’il a été «chanceux» comparativement à d’autres grâce au soutien de sa femme, la chroniqueuse du Journal et animatrice de l’émission Dans le blanc des yeux, Sophie Durocher.

«Sophie et moi, on est encore plus près qu’avant. Ça fait 23 ans qu’on est ensemble. Ça m’a changé tout ça, dans la mesure où je suis assez solitaire, je fais mes affaires dans mon coin, mais j’ai vraiment découvert un réseau. C’est moi maintenant qui réponds aux questions que des gars se posent.»

Il soutient d’ailleurs Procure, qui, via sa campagne Noeudvembre, permet de financer des projets de recherche ainsi que des services de soutien pour les hommes et leurs proches. Un encan est par ailleurs organisé jusqu’au 27 novembre sur le site de l’organisme.

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