«Quand je trouve cette sensation dans mon jeu, je suis sur la bonne track» – Marilyse Bourke est comblée d’incarner une riche galerie de femmes


Guillaume Picard
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Marilyse Bourke collectionne les beaux rôles. En plus de jouer la procureure de la Couronne Sonia Cadet dans Indéfendable, elle tourne dans Prescott, le nouveau «suspense tordu» d’illico+, ces jours-ci.
L’expression vient d’elle. Nous l’avons croisée récemment sur le plateau dirigé par Julien Hurteau.
La comédienne découverte dans Watatatow, il y a trois décennies déjà, se pince à l’idée d’avoir l’occasion de camper une galerie de femmes variées d’un projet à l’autre, Prescott ne faisant pas exception à la règle.

«On me fait confiance, ce qui fait que je ne suis pas confinée juste dans un type de rôles», a-t-elle dit à l’Agence QMI, reconnaissant que Pixcom, qui est notamment dirigée par Charles Lafortune, son camarade de jeu de l’époque de Watatatow, lui permettait de faire montre de son talent dans plusieurs productions.
«Ce sont tous des personnages forts que j’ai faits avec Pixcom. Que ce soit dans Indéfendable, Nuit blanche, Alertes et maintenant Prescott. Je suis chanceuse, car j’ai une latitude pour créer quelque chose d’unique d’une fois à l’autre, ce qui est mon gros fun.»
Ajoutons à ce lot de personnages marquants la série coup-de-poing Après le déluge, dans laquelle elle incarne une mère violente avec sa fille, avec des scènes percutantes l’amenant totalement ailleurs comme comédienne. Dans Alertes, elle a aussi récemment campé une femme de criminel aux côtés de Patrick Labbé.

Marilyse Bourke cherche chaque fois l’étincelle qui nourrira son jeu.
«Il faut que je trouve une sensation que je n’ai jamais sentie ailleurs. Ça peut être petit, ça peut être gros, mais ça me prend ça. Ça peut être au niveau de la voix, ça peut être une sensation intérieure, ça peut être un mouvement. Souvent, ça déclenche autre chose. Quand je trouve cette sensation dans mon jeu, je suis sur la bonne track.»
Dans Prescott, Marilyse Bourke campe l’enquêtrice Claire Sullivan, qui a fort à faire pour démêler le vrai du faux dans une petite ville où tout le monde se connaît et s’épie. Prescott étant située en bordure de la frontière canado-américaine dans l’intrigue écrite par la comédienne Anie Pascale, le territoire est propice à des échanges illicites, sans compter qu’on y trouve un pénitencier, en plus d’une cimenterie appartenant à une famille qui en mène large.

Pour amener une couleur propre à Claire Sullivan, Marilyse Bourke s’est attardée à son débit.
«Je suis quelqu’un qui parle très vite dans la vie. C’est super payant pour certains personnages, comme dans Indéfendable. J’ai beaucoup amené ça à Me Cadet, qui peut être cinglante. Dans Prescott, Claire Sullivan a la voix beaucoup plus basse, elle prend son temps, elle hésite tout en surveillant pendant ce temps-là. Donc les mots ont un goût différent dans la bouche. Mon jeu est un mélange de choix que je fais et d’instinct. Quand tu choisis d’aller dans une direction, il y a plein de choses qui se déclenchent en toi.»
Dans la vie personnelle de Me Cadet dans Indéfendable

Dans la quatrième saison d’Indéfendable, qui bat son plein, on explorera pour la première fois la vie personnelle de Me Cadet, présente depuis l’an 1.
«On va connaître mon chum et ma fille. J’ai beaucoup de plaisir à faire Indéfendable, mais on ne connaissait pas jusque-là la vie privée de Me Cadet. On va la voir dans sa maison et il va arriver quelque chose à sa fille. Me Cadet va devoir aller en cour», a révélé la comédienne.
Marilyse Bourke est heureuse de cumuler les projets. On achève aussi, ces jours-ci, le tournage de la comédie romantique Annie et Joey, de Séries Plus.
«C’est très ludique, on met une lumière positive sur la neurodivergence.
«Ça aussi c’est complètement différent comme rôle, je suis tout en douceur, je suis trop chanceuse!»
- Produite par Pixcom, en collaboration avec Québecor Contenu, la saga criminelle Prescott sera lancée sur illico+ en 2026.