Sarah-Jeanne Labrosse souhaite-t-elle avoir un quatrième enfant?
Elle est de retour à la barre de l'émission «Révolution» dès le 12 avril, à TVA et sur TVA+.
Patrick Delisle-Crevier
Partager
Sarah-Jeanne est dans un tourbillon, ces jours-ci, elle qui enchaîne les projets comme Bellefleur, Bon cop, bad cop et Révolution. À tout ça s’est ajouté la naissance du petit Charlot, son troisième enfant, et les rénovations de la maison familiale devant les caméras de l’émission Passion poussière. Elle nous parle du retour tant espéré de l’émission Révolution, de son rôle de mère, de ses projets et de son bonheur dans cette vie de famille à laquelle elle aspirait depuis son plus jeune âge.
• À lire aussi : Félix-Antoine Duval sort de sa zone de confort avec un rôle confrontant
• À lire aussi : Après la surprise, Marianne St-Gelais et son amoureux préparent l’arrivée de leurs jumeaux
D’abord, comment ça va, Sarah-Jeanne ?
Je vais très bien. Ça va vite, mais je suis heureuse. Mes journées sont bien remplies ; mon cœur et ma vie aussi. C’est rempli d’amour, tout ça, bien que la conciliation famille et travail soit quand même une charge immense. Mais je suis prête à le faire, et ce, dans le bonheur. Trois jeunes enfants, c’est intense, mais ça va au mieux que ça pourrait aller et c’est super joyeux. Mon plus jeune a sept mois, alors c’est plus confortable. Cet automne, je trouvais que j’avais trop de travail pour l’âge du bébé et c’était trop intense. Mais je n’avais pas le choix, j’avais des engagements et des tournages, et ne pas être avec mon bébé aussi longtemps était difficile. Mais en ce moment, l’équilibre est plus présent et c’est plus doux.
Tu aspirais à cette vie de famille depuis longtemps. Est-ce que sortir de ce cocon est difficile pour toi ?
Oui, parce que je suis une « ennuyeuse », mais en même temps je suis très heureuse au travail. C’est dans mon tempérament de vouloir mordre intensément dans tout, je veux profiter de tout ça et, surtout, ne rien manquer de ce qui se passe avec mes enfants. Je trouve ça très sain d’avoir un équilibre, de m’épanouir dans mon travail et que mes enfants voient que je fais mon métier de rêve. Je suis fière de leur montrer que ce n’est pas pénible pour moi de m’en aller travailler. C’est certain qu’au niveau de l’énergie, c’est difficile, mais pas au niveau du désir d’aller travailler. Sauf que le fait de ne pas dormir et de devoir m’assurer que la job est bien faite dans toutes les sphères de ma vie, c’est un défi.
• À lire aussi : Sandra Plourde de « MasterChef Québec » aborde le décès de sa mère dans un message bouleversant
Est-ce que la vie de maman de plusieurs enfants ressemble à ce que tu imaginais ?
Je ne m’étais pas fait de scénario clair de ce que ça allait être. On était trois chez nous, j’ai vu ma mère aller et je savais que ça allait être intense, donc ce n’est pas une surprise pour moi. C’est plutôt la joie qui me prend dans le détour, cette affaire-là d’amour intense et de bonheur de l’instant présent — même quand ça pleure et que c’est plus difficile. L’émerveillement de l’enfance, je ne l’avais pas vu venir et j’adore ça. Pour les bouts plus difficiles, je savais à quoi m’attendre et je suis capable d’en prendre. J’ai une bonne énergie vitale et je suis à même de faire de grosses journées. On dirait aussi que chaque année de l’enfance devient mon âge préféré. Mon plus vieux, Lawrence, aura bientôt quatre ans, ma fille, Léo, a deux ans et Charlot a sept mois. C’est intense et extraordinaire à la fois. Marc-André est un papa extraordinaire et je suis fière de la famille que nous avons. Bon, le troisième n’était pas tant prévu, mais ç’a été une belle surprise.
Le troisième était un accident ?
Oui, un bel accident ! Ce n’était pas prévu du tout et nous avons eu là une sacrée belle surprise ! Nous avons accueilli cet enfant avec plaisir, surtout que c’est un bébé extraordinaire. Je n’ai jamais vu ça, j’ai eu trois enfants rapprochés et celui-là est un bébé parfait. Il est souriant, calme et il te remplit de bonheur chaque fois que tu croises son regard. C’est la palme des bébés, ce petit Charlot.
• À lire aussi : Benjamin Gratton publie un message touchant pour remercier les fans de « STAT »
Et si un autre bébé surprise se pointait ?
(Rires) Disons que j’en ai plein les bras et que c’est impossible pour moi de me projeter en ce moment. Même que je suis incapable de m’imaginer en avoir un autre et on va essayer fort pour que ça n’arrive pas. Avec la fille de Marc-André, nous avons quatre enfants à la maison. Pour que tout ça soit heureux et que nous puissions honorer les enfants que nous avons, je préfère ne pas en avoir un autre.

Dans ce tourbillon, es-tu es la maman que tu espérais devenir ?
Non. Ma plus grande surprise et que je suis beaucoup plus structurée que je pensais l’être. Je suis beaucoup plus organisée et je n’oublie pas grand-chose, alors que, normalement, je sors de chez moi en oubliant mon cellulaire ! Mais avec les enfants, c’est une autre histoire. Je m’impressionne.
• À lire aussi : Un important dégât d’eau détruit le sous-sol de la maison de Marc-Antoine Dequoy et de sa conjointe
Et Marc-André, est-il le papa que tu imaginais ?
Oui, mais quand je l’ai rencontré, il était déjà papa d’une fille, alors je savais qu’il était un père dévoué et impliqué. Je connaissais déjà ses valeurs parentales et il ne cesse d’être un meilleur père. La parentalité fait de nous des êtres en évolution constante. Comme on est rendu six dans la famille, on a maintenant une van, et je trouve ça sexy et cool de voir Marc-André la conduire. Et comme notre plus vieux joue maintenant au hockey, la van est bien pratique pour le sac de hockey et les voyages en famille à l’aréna !
• À lire aussi : De grands changements à « Bonsoir bonsoir ! »
Sarah-Jeanne, Révolution revient à l’antenne pour une septième saison après une pause. Comment as-tu accueilli cette nouvelle ?
J’ai accueilli tout ça avec beaucoup d’enthousiasme. Je trouve qu’on est dans une ère d’intensité et d’intolérance, en ce moment. Le climat politique est terrorisant, alors voir du mouvement, de la danse, de la lumière et du monde qui se dépasse, se supporte et se soutient, ça fait du bien. Je suis heureuse parce qu’en ce moment, il faut des émissions comme ça dans nos télés. Donc c’est un bonheur de voir Révolution retrouver sa place dans la grille horaire.
Que peut-on dire de cette nouvelle saison ?
On peut dire qu’il n’y a presque pas de retours, et c’est formidable parce que c’est une nouvelle génération de talents qui se pointe : ce sont presque tous des nouveaux visages et ils savent dans quoi ils s’embarquent, alors ça ne prend pas de temps avant que ça lève. Nous aurons aussi des finales incroyables... Le talent est complètement fou ! Et Vincent Noiseux est incroyable comme nouveau juge ; il connaît son affaire et on sent qu’il est vraiment bienveillant. En même temps, il donne des conseils très justes qui permettent aux danseurs de s’améliorer. J’aime beaucoup sa présence et les danseurs sont heureux de danser devant lui.
• À lire aussi : « Indéfendable »: un retour mouvementé pour Claude
Tu arbores un tout nouveau look avec tes cheveux blond platine. Est-ce pour un rôle ?
Non, pas du tout, c’est moi qui a eu envie de changer de tête. En même temps, j’avais une audition dernièrement, et je trouvais que c’était pertinent pour le rôle. Je ne sais pas si je vais avoir le rôle, mais j’aime ce nouveau look. Je me sens plus lumineuse et j’ai l’impression que je peux jouer avec ce look qui peut être chic ou grunge, selon mes envies. Ça faisait longtemps que je voulais être blonde platine et je pense que ça fait partie du jeu d’être comédienne que de proposer des changements. C’est très drôle, parce que quand mon fils m’a vue, il m’a dit : « Maman tu as changé ta face ! »
On te verra aussi prochainement dans la série Bon cop, bad cop, qui débarquera en mai sur Crave. C’est une belle surprise de reprendre un rôle des années plus tard ?
Oui, vraiment ! Je suis bien consciente que ça n’arrive pas souvent de pouvoir reprendre un rôle 20 ans plus tard. Ç’a été à la fois le fun et stressant, dans le sens où je voulais tellement que Patrick Huard soit content et heureux ! Je voulais répondre à ses attentes. J’ai tourné avec lui quand j’avais 14 ans et ç’a été riche, pour moi, de retrouver Patrick Huard. J’ai aussi tourné enceinte de plusieurs mois, au point où j’ai eu peur d’accoucher sur le plateau. J’ai finalement accouché deux semaines après la fin du tournage ! L’équipe a été incroyable pour m’accommoder, à commencer par Patrick, qui a ajouté que mon personnage était enceinte pour rendre la chose possible. J’avais aussi une doublure sur le plateau, si jamais il y avait une scène trop physique ou que j’étais trop fatiguée. Ce qui a été difficile, c’était de tourner entre autres en Gaspésie et à Québec, loin de mes enfants. Mais leur super papa était là et il a assuré. Mais je me sens quand même coupable de ne pas être là, je dois travailler sur ça. Surtout que mes enfants, eux, n’en font pas toute une histoire ! Il y a eu ensuite le tournage de la nouvelle saison de Bellefleur et ceux de Révolution.
• À lire aussi : Après plusieurs épreuves difficiles, on prend des nouvelles de Mélissa Bédard
Et à travers tout ça, tu as aussi trouvé le temps de tourner une autre saison de Passion poussière !
Oui, ç’a été une folie, parce que nous avions des réparations de terrasse et de toit à faire. Comme c’était très coûteux, on a décidé d’en profiter pour transformer la terrasse en chambre et je pense que ce sera la saison de Passion poussière la plus loufoque, avec le chantier dans notre chambre, l’accouchement, le post-partum, la fatigue, les tournages... C’était nono de faire ça, alors disons que c’est très divertissant. C’était de la folie pure, mais nous avons survécu.
Tu es plutôt discrète, dans la vie, et Marc-André encore plus. Pourquoi avoir décidé d’ouvrir la porte de ta maison aux caméras ?
C’est une bonne question, je pense que c’est parce que j’aime partager cette affaire-là de notre vie, ce chaos et cette soif de beauté. J’ai comme un malin plaisir à rénover ma maison, à rendre ça divertissant pour les autres tout en leur donnant des idées. C’est une passion pour moi, mais les rénovations sont maintenant terminées et il n’y en aura pas d’autres. J’ai fait le tour des projets, à part peut-être une murale cet été, dans la cour.
• À lire aussi : Geneviève Schmidt : « Le public n’a encore rien vu de ce que je suis capable de faire »
En terminant, Sarah-Jeanne, quels sont tes projets pour les prochains mois ?
C’est assez calme et j’aime ça de même. Demain, je vais en France toute seule pour y présenter la série Bon cop, bad cop au Festival Séries Mania, puis je reviens à Montréal. Je n’ai pas de tournage de prévu, donc j’aurai un printemps calme et en famille. Je veux me déposer et mordre dans ma vie. Ce sera une belle période d’accalmie et je me vois très bien là-dedans. Si un tournage s’ajoute, ce sera tout aussi merveilleux. Je suis prête à tout.
• À lire aussi : « Bon cop, bad cop »: La première bande-annonce de la série est enfin dévoilée
Procurez-vous le livre de Sarah-Jeanne Labrosse ci-dessous :
• À lire aussi : Une nouvelle photo de Katy Perry et Justin Trudeau enflamme les réseaux sociaux
• À lire aussi : En entrevue, Benjamin Gratton commente avec émotion la mort de Siméon dans « STAT »