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Geneviève Schmidt: «Le public n’a encore rien vu de ce que je suis capable de faire»

Alicia Bélanger-Bolduc

2026-04-09T10:00:00Z

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Geneviève Schmidt interprète un personnage haut en couleur dans la première intrigue de la nouvelle saison de MR BIG, nous montrant encore une fois à quel point elle est capable de jouer divers personnages. Rien ne semble arrêter l’actrice, qui multiplie les projets dans les dernières années.

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Tu interprètes tout un personnage dans la saison deux de MR BIG, question de bien débuter cette nouvelle saison.

Geneviève Gendron, avocate de formation, se retrouve finalement dans le milieu de la boxe. Elle est suspectée d’avoir tué son premier mari et le deuxième semble aussi en danger. Alexis Durand-Brault, le réalisateur et producteur de la série, m’a texté au début de l’été en me proposant le rôle. Je rêvais de jouer dans MR BIG, donc je n’ai pas hésité une seule seconde ! On a arrangé mon horaire pour que je puisse venir tourner avec eux. Je n’avais jamais travaillé avec Alexis, ni avec sa boîte de production, Also, et j’avais toujours voulu collaborer avec eux. Je sais qu’Alexis n’a pas de limites et qu’il fait de bonnes propositions. J’avais hâte de voir ce qu’on allait pouvoir créer et je ne crois pas que les gens seront déçus.

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Est-ce que tu dirais que cette collaboration a aidé à pousser ton personnage à l’extrême ?

Je propose toujours mes idées, mais cette fois-ci, elles ont aussi été très bien accueillies. On a réécrit, on a changé quelques aspects, dont le look de mon personnage. Alexis s’entoure de gens tellement créatifs qui ont la même vision que lui pour créer des choses vraiment exceptionnelles. On reconnaît, par le visuel, le projet MR BIG. Ce sont de gros personnages, mais il y a toujours une part de vérité dans ce que l’on joue et ce que l’on met à l’écran. Je suis très heureuse de voir le résultat.

Est-ce que c’est libérateur de jouer ce genre de personnage ?

Ce projet en soi est un gros terrain de jeu. Il n’y a pas un acteur qui ne voudrait pas se retrouver dans une telle situation. Puisque c’est un personnage épisodique, on le construit de A à Z. Toute l’équipe a été bienveillante et on ne se sent pas comme des numéros. C’est très gratifiant. Quand on est en confiance, on a tendance à en donner encore plus. J’ai tout aimé de mon expérience et de ce rôle. On m’avait avertie que ce serait encore meilleur en action et je suis très heureuse du résultat.

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Ça te sort également de ton rôle plus sérieux d’Isabelle Granger dans STAT. Sais-tu déjà ce qui attend ton personnage pour la prochaine saison ?

On ne sait jamais trop puisque tout dépend des textes de Marie-Andrée Labbé. Ils me font confiance, donc j’ai de belles partitions à jouer. Je me mets aussi toujours dans la peau du public. Pour nous, sur le plateau, c’est quand même un enjeu. On sait que les gens l’écoutent et en parlent le lendemain au bureau, donc on veut donner le maximum aussi. On recommence la cinquième saison en mai, mais je n’ai encore rien lu.

Siméon — Benjamin Gratton — n’a pas des scènes évidentes à interpréter. Comment a-t-il trouvé ces moments de tournage ?

Julie Perreault, la réalisatrice, et moi sommes toujours là pour lui. Il m’écrit sur les réseaux sociaux quand il y a des matchs de hockey. Je ne le rassure pas puisqu’il n’en a pas besoin, mais il sait qu’il peut nous faire confiance. Il est très bon dans son rôle. Après quatre ans avec nous, il sait que quand le « Action ! » est lancé, il faut être prêt. Il m’impressionne.

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Tu feras également partie du film François.e ainsi que de la série Les crues. Comment ont été ces expériences ?

François.e est un film que j’ai eu la chance de faire avec Louis Morissette, qui interprète le personnage principal. Je joue l’agente de François, qui est un scénariste. J’ai eu beaucoup de plaisir sur le plateau, entre autres grâce au réalisateur, Jean-François Asselin. C’est une bonne comédie. Je n’ai été là qu’environ cinq jours de tournage, mais j’ai aimé mon expérience.

Pour ce qui est des Crues, c’était un moment assez occupé pour moi. J’étais aussi sur STAT et MR BIG, mais entre-temps, je devais aller tourner à l’Île d’Orléans pour ce projet. Pendant mon trajet Montréal-Québec, j’apprenais mes textes avec le dictaphone. C’était intense, mais tout s’est bien placé. En tournant avec Marie-Lyne (Joncas), je ne crois pas qu’il y ait une scène où j’ai été capable de ne pas rire. Eve Côté et Marie-Lyne sont des filles intelligentes, minutieuses, et elles ont écrit un super texte. Marie-Lyne est une amie et je l’admirais pendant le tournage. Je crois que ce sera très bon.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Comment vont les amours ? Tu as même rencontré ton conjoint sur le plateau de MR BIG.

Pierre était preneur de son sur la série, en effet. On ne se connaissait pas du tout, je n’avais jamais travaillé avec lui. Alexis le connaissait assez bien et c’est lui qui a joué l’entremetteur. Après ma première journée de tournage, Alexis m’a texté en me disant qu’il pensait avoir trouvé un gars pour moi. Ça a été déstabilisant pour moi puisque je ne suis pas dans la séduction quand je suis au travail. Surtout dans mon personnage de Geneviève Gendron ! (rires) J’ai vraiment rencontré un homme extraordinaire. Comme quoi rien n’arrive pour rien.

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Il a également une fille. Comment va la vie à trois ?

Tout va bien. Si je m’exprime publiquement sur notre histoire, c’est que je suis heureuse et je n’y vois pas de problème.

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Tu sembles aimer faire du ski. Avec un horaire si chargé, est-ce une manière de prendre du temps pour toi ?

Ce n’est pas nécessairement une grande passion, mais j’ai des skis dans les pieds depuis que j’ai deux ans. Quand mon père a été malade, j’ai arrêté pendant huit ans pour m’occuper de lui. Depuis, je reprends peu à peu. Je suis déjà allée en faire en Autriche et c’était magnifique, mais cette année, je n’ai pas vraiment eu l’occasion. C’est dur de trouver ce que je fais pour me détendre puisque je n’ai pas eu un mois de congé depuis cinq ans. Je choisis de travailler beaucoup et c’est ce qui me rend heureuse. Pour moi, c’est la meilleure job au monde. Quand je rentre à la maison, il y a la satisfaction d’avoir accompli quelque chose avec mon travail.

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Comment décrirais-tu tes dernières années ?

J’ai fait l’école de théâtre très tard, j’ai fini à 30 ans. J’ai voulu abandonner à quelques reprises, mais Denise Guilbault, la directrice de l’École nationale de théâtre du Canada, m’a convaincue de finir mes quatre années avant de prendre une décision. Le fait qu’elle ait cru en moi plus que j’en étais capable, je le réalise encore plus dans les dernières années. Honnêtement, je trouve que le public n’a encore rien vu de ce que je suis capable de faire. Je montre des aspects de mon jeu, mais on se découvre parmi nos rôles, nos choix de vie. J’en apprends encore sur moi-même.

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