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3 initiatives mode qui font du neuf avec du vieux (et nous permettent d'économiser!)

Amélie Hubert-Rouleau et Flore Tellier

2026-04-18T10:55:00Z

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Et si le neuf n’était plus nécessaire ? De plus en plus de projets québécois réinventent des objets qui semblaient autrement destinés au recyclage ou à la poubelle. Voici quelques-unes de ces initiatives innovantes qui transforment notre façon de consommer et prouvent qu’il est possible d’allier économie circulaire, impact social... et style !

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1. Seconde Vue

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Vous avez conservé les montures vintage de votre mère et vous ne savez pas trop quoi en faire ? Inspirée par une initiative de Naomie, l’une de ses employées, la clinique d’optométrie Uvée propose de donner une nouvelle vie à vos lunettes, grâce à son programme Seconde Vue.

On peut ainsi donner au suivant à un futur utilisateur les montures complètes, qui sont fonctionnelles et sécuritaires. Après les avoir apportées à l’une de ses deux succursales situées dans le Petit Laurier et Villeray (à Montréal), l’équipe d’Uvée les trie et les évalue selon leur état. Les montures considérées comme inutilisables telles quelles sont nettoyées, ajustées au besoin et remises à neuf. On évite ainsi de créer de nouveaux déchets optiques    ; les montures de lunettes sont d’ailleurs particulièrement difficiles à recycler, à cause de l’amalgame de matériaux qu’elles contiennent. Selon les chiffres recensés par la Fondation David Suzuki, plus de 4 millions de montures de lunettes sont jetées annuellement en Amérique du Nord ! Un chiffre énorme auquel Uvée s’attaque avec son projet novateur. Cette initiative fait partie d’une approche plus large de responsabilité sociale d’entreprise (RSE) adoptée par Uvée et son équipe en 2023, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Une fois reconditionnés, les modèles usagés sont offerts entre 60 $ et 90 $    ; un prix avantageux, pour ceux et celles qui ont un budget plus serré. Depuis le lancement de Seconde Vue en 2025, plus de 208 montures ont été remises à neuf et 110 d’entre elles ont trouvé un nouveau propriétaire. Une vraie « friperie à lunettes », bonne pour l’environnement et le portefeuille !

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1668 avenue Laurier Est et 681 rue Jarry Est, à Montréal. uvee.ca

2. Trolet 

On dit oui sans hésiter au magasinage seconde main pour une robe d’été, une jupe en denim ou un foulard en soie, mais quand vient le temps d’acheter des chaussures usagées, même les plus ferventes adeptes du slow fashion peuvent hésiter. Pourtant, on continue de donner nos chaussures usées aux organismes et friperies... Résultat ? Seulement 4 % des souliers jetés au Canada trouvent une seconde vie.

On peut faire mieux : c’est justement ce constat qui a mené à la création de Trolet, une entreprise québécoise fondée par trois jeunes entrepreneurs. Leur solution ? Un processus de remise à neuf complet, qui marie savoir-faire en cordonnerie et nettoyage professionnel, pour transformer des chaussures usées en pièces désirables, prêtes à repartir pour un second chapitre. Le principe : dénicher des modèles encore solides mais négligés, pour ensuite les désinfecter, les restaurer avec minutie, puis les proposer à prix doux. Résultat ? Des chaussures déjà « cassées » (bye-bye, ampoules !), uniques, et surtout qui échappent à la poubelle. De quoi allier style, conscience écologique et bon rapport qualité-prix, sans les inconvénients habituellement associés à l’achat de chaussures d’occasion. L’équipe a par ailleurs ouvert un atelier-boutique dans le quartier Chabanel, à Montréal, pour remettre à neuf jusqu’à 3000 paires de chaussures par mois. En plus de vendre des chaussures reconditionnées, elle y offre aussi des services de cordonnerie, comme le remplacement de talons, l’entretien complet du cuir ou du daim, le nettoyage de sneakers, etc.
111 rue Chabanel Ouest, à Montréal. trolet.ca

3. Fées Marraines

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Fondé il y a plus de 10 ans par Linda Blouin, une enseignante à la retraite, l’organisme Fées Marraines travaille à offrir un bal des finissants mémorable aux jeunes du secondaire, quelles que soient leurs conditions financières.

Chaque année, l’organisme organise les Journées Boutique Robes, où les ados peuvent choisir gratuitement une tenue (robe, ensemble deux-pièces ou combipantalon), ainsi que des chaussures et divers accessoires. Depuis 2021, les garçons ont aussi accès à des Journées Boutique Habits, leur permettant de trouver un complet pour leur bal. Cette année, les deux activités ont eu lieu en mars et en avril : près de 500 adolescentes ont pu choisir une robe (un record !) et 280 jeunes hommes sont repartis avec un habit. De plus, 54 jeunes du Grand Nord, de l’École Arsaniq, ont reçu des vêtements et accessoires selon leur goût, grâce à un envoi acheminé par avion. Ce qui avait commencé de façon très humble, avec seulement 17 robes distribuées, s’est transformé en un important élan de solidarité. Grâce à l’organisme et à l’appui de 162 écoles partenaires et de plus de 2500 bénévoles, plus de 3870 jeunes ont pu être vêtus pour leur bal. Fées Marraines soutient aussi les aspirations scolaires des adolescents en leur fournissant des bourses d’études    ; 228 bourses totalisant 180 000 $ ont été attribuées jusqu’ici. En plus de faire des dons en argent à l’organisme, on peut contribuer à leur initiative d’économie circulaire en donnant robes, chaussures et accessoires. Il suffit de les placer dans une housse ou un sac identifié au nom des Fées Marraines et de les remettre à un employé du centre de dons de Renaissance, situé au 5500 Henri-Bourassa Est, à Montréal.
feesmarraines.ca

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