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Témoignages: des histoires de premières fois qui prouvent que l'amour surprend toujours

Élise Fiola

2026-03-29T10:55:00Z

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Tomber amoureuse, désirer, oser, se tromper parfois. Les premières fois ne suivent jamais de scénario parfait, mais elles laissent presque toujours une empreinte. Elles marquent un avant et un après, souvent plus significatif qu’on ne se l’imagine sur le coup. Et la beauté, dans tout cela, c’est qu’il n’y a réellement pas d’âge pour vivre ses moments marquants. Témoignages.

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La première fois que...

... j’ai fait les premiers pas

Automne 2023. Je m’inscris sur l’application de rencontre Hinge dans le but de cocher ma dernière case sur ma bucket list post-rupture : aller en date avec un inconnu. Oui, oui, j’étais déjà allée en date, mais jamais avec quelqu’un que je ne connaissais pas du tout. Je dois le dire d’emblée : je hais les premières rencontres. Je stresse trop, je déteste tous mes vêtements et je finis par regretter de ne pas être restée écrasée sur mon divan devant la télé. C’est donc l’orgueil qui a fini par me pousser à créer un compte sur une appli de rencontres. Je swipe un peu, et je tombe sur le profil d’un jeune homme que je trouve cute. Je décide de répondre à une de ses amorces. Les jours passent, je me fais écrire par d’autres, je ne réponds pas, manque d’intérêt. Ce n’est peut-être pas une bonne idée, ça ne me tente pas d’aller en date finalement, je le savais, c’est niaiseux comme défi, je vais supprimer l’application demain. Ce soir-là, je reçois une notification avant de me coucher : « Mon café préféré est le Ferlucci, dans Villeray. Toi ?🥰» Et depuis le 24 novembre 2023, date de notre première rencontre, je me remercie souvent d’avoir fait les premiers pas.

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  • Arianne, 28 ans

... j’ai eu le coup de foudre

La première fois que j’ai eu le coup de foudre, c’était avec l’ami d’un garçon que je fréquentais à l’époque. Dès notre première conversation, j’ai senti une connexion, mais j’ai choisi de l’ignorer pour ne pas créer de tensions entre lui et mon copain. Quelques mois plus tard, ma fréquentation n’ayant mené à rien, le destin a remis cet ami sur mon chemin. Cette fois, j’ai décidé de tenter ma chance. Aujourd’hui, cela fait cinq ans que nous sommes en couple et nous nous apprêtons à acheter notre première maison. Ce qui rend notre histoire encore plus belle, c’est que nous sommes toujours en excellents termes avec l’ami qui nous a réunis. Je lui serai éternellement reconnaissante de nous avoir présentés l’un à l’autre. Ce coup de foudre, que j’avais essayé d’ignorer, est devenu la plus belle aventure de ma vie.

  • Justine, 25 ans

... j’ai daté après une relation sérieuse

La première fois où j’ai daté, après la fin de ma première relation à long terme, a été un virage inattendu. Désabusée, le cœur soulagé mais sans être guéri, je pensais que la prochaine fois où je m’ouvrirais à l’amour attendrait. Mais un regard échangé lors d’une soirée, tout juste une semaine après ma rupture, m’a donné le goût d’explorer. Dire que ça m’a étonnée serait un euphémisme. S’en est suivi un empêtrement de questions. Quelle était la nature de ces sentiments que je développais pour ce nouveau venu ? Était-ce aussi fort que ce que j’avais déjà ressenti ? Est-ce que ça posait le risque que je vive des blessures aussi vives que celles dont je me remettais ? Et surtout, comment faire le deuil d’une relation en entamant ce qui se dessinait comme une nouvelle idylle ? Ces préoccupations, elles m’ont suivie (moi et mon partenaire) pendant un moment. Mais elles ont fini par être mises de côté, tandis que je découvrais que plusieurs réalités pouvaient exister simultanément : celle dans laquelle je vivais les répercussions d’une rupture, et celle dans laquelle je m’investissais dans une relation qui m’apportait du bon. Ce lien s’est concrétisé en parallèle des leçons du passé, au fil des étapes qu’on attaquait une à la fois, à deux, devenant quelque chose d’inusité et de précieux.

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  • Sarah-Maude, 24 ans

... j’ai vécu l’amour à distance

On dit que les relations à distance sont de très bons défis pour le couple. Que lorsqu’on arrive à s’ennuyer loin l’un de l’autre et à être fous lorsque réunis, c’est bon signe. Notre histoire était ainsi, à mon copain et moi. Deux heures de route et des horaires atypiques nous séparaient, puisqu’on travaillait tous deux dans le domaine radiophonique. Quand on avait un après-midi de libre, l’un ou l’autre embarquait dans sa voiture pour qu’on se retrouve le temps d’un cinéma, d’un resto ou d’une simple soirée à la maison qui nous comblait jusqu’à la prochaine fois. Une soirée ensemble nous donnait l’impression que c’était nous contre le monde, juste un peu. On avait cette chance-là, celle de pouvoir se voir tout de même au moins une fois par semaine, même si ça impliquait de conduire parfois dans la nuit et de travailler tôt le lendemain (genre : 4 h 30 du matin !). Des petits yeux fatigués, plusieurs aventures et huit ans plus tard, sous le même toit, on se souvient de cette année où on y croyait dur comme fer.

  • Rosalie, 33 ans

... j’ai connu une romance de voyage

La première fois que j’ai vécu – que je me suis laissée vivre – une romance de voyage, j’étais en voyage solo, à explorer la beauté des îles grecques. Il s’agit d’une histoire avec une panoplie de fils invisibles, qui m’ont guidée jusqu’à un (très charmant) serveur sur l’île de Milos, en Grèce. Nos chemins se sont croisés alors que je lisais un livre, attablée dans un restaurant en bord de mer, au coucher de soleil. Il m’a servi mon verre de vin, et nos regards se sont attardés pendant quelques secondes. Ça ne lui a pas pris de temps pour briser la glace. La conversation était fluide, naturelle. Quelques verres de vin plus tard (qu’il m’a gentiment offerts), on se donnait rendez-vous le lendemain sur une plage privée, près de Sarakíniko. Il avait tout prévu : du lieu aux délicieuses pâtes à emporter de son restaurant. C’était idyllique. Irréel. Digne d’un film. Je n’arrivais pas croire que ça m’arrivait à moi, à plus de 8000 km de la maison ! On a partagé un baiser (ou plutôt, des baisers) qui s’est éternisé pendant de longues minutes, avec le vent de la mer Égée qui caressait ma peau. D’autres doux moments s’en sont ensuivis. Entre les balades derrière sa moto, les promenades ensemble pour découvrir l’île et l’au revoir depuis mon traversier, je suis repartie, le cœur gros, mais reconnaissant. Ces 24 heures intenses m’auront marquée à tout jamais. Comme quoi, lorsqu’on se laisse une chance, de belles choses peuvent nous arriver.

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  • Sandrine, 28 ans

... je suis tombée amoureuse d’un homme en couple

Loyauté, c’est mon nom de famille. Ça m’a toujours définie. C’est l’arme de mes amitiés solides, le moteur de mes relations. C’est la boussole qui m’oriente, ce qui guide mes décisions lorsque l’on m’a trahie. Je choisirai toujours l’intégrité. Et puis, un jour, je suis tombée amoureuse d’un homme en couple. Une rencontre inopinée. Des sentiments viscéraux, presque virulents. La première fois que j’ai cédé, la fièvre de notre passion brûlait encore quand la honte s’est invitée. La première fois que j’ai tenu le rôle de la vilaine dans une histoire d’infidélité, j’ai compris qu’on ne choisit pas toujours pour qui notre cœur bat, mais que l’on choisit d’honorer les valeurs que l’on porte en soi. J’ai appris à pardonner un peu plus les erreurs des autres. J’ai appris à aimer un peu plus les couleurs qui nuancent nos failles, notre fragilité et notre force entremêlées. Notre sororité aussi. Je me suis fait une promesse à moi-même, que j’ai souvent espérée d’autrui : m’aimer assez pour m’être fidèle.

  • Roxanne, 45 ans

... j’ai laissé le désir prendre le dessus

Cela faisait plusieurs années que je connaissais l’état de jachère sans que cela m’inquiète vraiment. Puis est venu ce moment où, sans trop savoir pourquoi, j’ai ressenti l’envie de combler un manque. À la recherche d’un prétendant, je me suis inscrite sur Tinder en espérant trouver d’abord une connexion qui, peut-être, allait se développer en quelque chose de plus significatif. Je swipais machinalement sans trop me faire d’attentes, jusqu’à ce que je tombe sur lui : il ne ressemblait en rien à ce que je m’imaginais, mais il avait ce sourire capable de faire vaciller les certitudes. Alors je lui ai donné sa chance en me disant : « qui ne tente rien n’a rien. » On est allés à un, deux, trois, quatre rendez-vous et ainsi de suite, pour tranquillement réaliser que nous n’étions probablement pas la bonne personne l’une pour l’autre. Mais au fil de ces rencontres, on a développé quelque chose, comme un sentiment de sécurité, une drôle d’amitié teintée d’attirance et de beaucoup d’affection. À travers les rendez-vous, souvent nocturnes ou inattendus, on s’est donné l’espace pour expérimenter, se surprendre. On jouait au jeu de la séduction comme on ne l’avait jamais fait auparavant. Portés par l’excitation et l’envie de se découvrir, on variait les lieux, les approches, les messages envoûteurs, les positions — jusqu’à en briser la base de lit. Aujourd’hui, je repense à ces moments partagés comme de bons souvenirs : ceux d’une époque où j’ai appris que tout ne doit pas forcément mener quelque part pour avoir du sens.

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  • Audrey, 37 ans

... j’ai atteint le septième ciel

J’ai rencontré cet homme avec qui la chimie sexuelle a opéré tout de suite. Je n’avais jamais rien vécu de tel. Lui non plus. C’est comme si nos corps avaient été moulés l’un pour l’autre. Ses attentions, son écoute, ses caresses tendres... Sa façon d’être m’enflammait au lit. À un tel point que chaque fois que nous faisions l’amour, j’atteignais l’extase et, plus récemment, l’orgasme multiple ! Le summum du plaisir. Moi qui croyais que cette sensation plurielle relevait du mythe... Comme quoi la symbiose entre deux individus se répercute jusque sous la couette. Une chimie qui se déploie sur tous les plans... Aujourd’hui, nous sommes fiancés.

  • Nadia, 52 ans

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