Tous les résultats
Publicité

Retraite de Mikaël Kingsbury : «Les gens vont se souvenir de lui à l’image de Jean Béliveau» - Jean-Luc Brassard

Le médaillé olympique de 1994 et 20 fois champion sur le circuit de la Coupe du monde estime que Mikaël Kingsbury sera toujours reconnu comme l’est la légende no 4 du Canadien

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-29T10:00:00Z
2026-03-29T11:35:00Z

Partager

SAINT-SAUVEUR | La retraite d’un important morceau peut secouer une équipe. C’est d’autant plus vrai quand il s’agit du plus grand athlète de tous les temps dans son sport. Évoluant au sein de l’équipe nationale depuis plus de 15 ans, Mikaël Kingsbury y laissera un trou béant.

• À lire aussi : Retraite de Mikaël Kingsbury : le King tourne une grandiose page d’histoire
• À lire aussi : Retraite de Mikaël Kingsbury : le King tend le flambeau à Julien Viel

De coéquipiers et entraîneurs de longue date à Jean-Luc Brassard, voici comment le « Roi des bosses » a marqué les gens sur son passage.

Jean-Luc Brassard – Ancien skieur acrobatique, médaillé d’or olympique et vainqueur de 20 épreuves sur le circuit de la Coupe du monde

Martin Chevalier / JdeM
Martin Chevalier / JdeM

« Mikaël, c’est un Sidney Crosby. Il avait tous les talents. Il les mettait ensemble et il faisait un feu d’artifice, a imagé Brassard en entrevue avec Le Journal depuis l’Europe. Peu importe son nombre de victoires, les gens vont se souvenir de lui, à l’image de Jean Béliveau. Tout le monde se souvient de M. Béliveau, mais peu se souviennent de son 460e but.

Publicité

« Mikaël a amené son sport complètement ailleurs. »

Michel Hamelin – Entraîneur-chef de l’équipe nationale

Bernard Brault
Bernard Brault

« Je vais toujours me souvenir de sa détermination. On ne peut pas forcer quelqu’un à avoir du plaisir. Mais c’est possible d’avoir du plaisir en étant précis pour devenir le meilleur. Mik, il a réussi à atteindre l’équilibre entre le plaisir et cette fidélité au protocole du succès qui n’est pas toujours si plaisant. »

Elliot Vaillancourt – Coéquipier

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

« Mik a définitivement marqué l’histoire et l’imaginaire. Je l’ai suivi un bon moment et j’ai eu la chance de le côtoyer. Quand je vois tous ceux qui l’idolâtrent, moi je peux dire que j’ai déjà fait le party avec ce gars-là, que j’ai voyagé dans le monde avec lui ou que je me suis déjà emmerdé avec ce gars-là. J’ai fait le tour complet du spectre avec lui. J’ai fait partie de cette équipe avec lui, ç’a été ma vie.

« C’est tout un modèle. Je lui souhaite vraiment le meilleur pour la suite en espérant qu’il se trouve un endroit où il va s’amuser et se démarquer autant qu’il l’a fait en ski. »

Cole Carey - Membre de l’équipe NexGen et dernier rival de Kingsbury

« Je ne voulais pas lui donner la victoire. Je voulais qu’il la gagne. C’était le duel le plus plaisant que j’ai jamais vécu. J’affrontais le plus grand skieur acrobatique de tous les temps, chez lui, à sa dernière descente. C’est tout un honneur et j’en suis fier. Cette défaite a des goûts de victoire pour moi. J’ai partagé le podium avec lui et Jean-Christophe Bougie. Je ne pourrais demander mieux. »

Claude Desjardins – Président du club de ski acrobatique Saint-Sauveur de 2003 à 2010

« Le plus impressionnant avec Mikaël, c’était sa constance dès son jeune âge. À le regarder aller, ç’avait l’air facile ! C’était toujours la même chose. Il ne se faisait pas brasser et ne bougeait pas. C’était franchement impressionnant.

« Le ski, c’est beau. Mikaël est une sommité, comme un docteur qui atteint un niveau unique. Et en plus, c’est un maudit bon gars. »

Publicité
Publicité