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Retraite de Mikaël Kingsbury : le King tend le flambeau à Julien Viel

Mikaël Kingsbury a été la locomotive de l’équipe nationale de ski acrobatique depuis plus de 10 ans

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-29T10:00:00Z
2026-03-29T11:00:00Z

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SAINT-SAUVEUR | Après 15 ans sur l’équipe nationale et plus de 10 ans à en être la grosse locomotive, Mikaël Kingsbury a tendu le flambeau à la prochaine génération d’athlète.

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C’est le talentueux Julien Viel qui le portera.

« On montait dans le télésiège avant l’épreuve individuelle en ayant notre moment ensemble. Je lui ai dit qu’on en était rendu à nos dernières descentes ensemble, a raconté Kingsbury à propos d’un moment émotif, vendredi après-midi. Il a répondu qu’il aurait le « C » dorénavant. C’est bien ça.

« Julien, c’est tout un athlète, tout un gars. »

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

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L’entraîneur-chef de la formation nationale, Michel Hamelin, ne doute pas des capacités de Viel, 24 ans, qui compte cinq podiums sur le circuit de la Coupe du monde depuis trois ans.

Pas dans les bottes de Mikaël

Le skieur de Québec n’aura pas le mandat de remplir les gigantesques bottines de Kingsbury. C’en serait injuste. Hamelin va l’aider à rester lui-même.

« Jul doit continuer l’héritage de Mik. Il ne faut pas nécessairement qu’il marche dans ses traces, a expliqué l’instructeur qui a un quart de siècle d’expérience au niveau national. Il ne peut pas être comme lui, une machine de constance dans l’un des sports les plus difficiles pour y arriver. »

Photo d'archives, Didier Debusschère
Photo d'archives, Didier Debusschère

Questionné sur le passage des pouvoirs par un grand, Jean-Luc Brassard estime que Viel a fait d’énormes progrès depuis les dernières années. « Il prendra quelque temps pour voler de ses propres ailes », a indiqué celui qui a pris sa retraite en 2002 en laissant aussi un énorme vide dans l’équipe nationale.

« C’est ce qui arrive quand le meilleur, un Guy Lafleur, s’en va. C’est sûr que la marche est haute. Il y a plein d’autres bons joueurs, mais ça prend une nouvelle locomotive, a imagé le Boss des bosses. Quand je suis parti, l’équipe était très forte. Il y a toujours des vagues. C’est comme une dynastie au hockey. »

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Pour Viel, les départs de Kingsbury, Gabriel Dufresne et Elliot Vaillancourt créeront un immense trou dans sa vie quotidienne. « J’étais avec eux depuis quatre ans. Ils étaient mes idoles et mes mentors, a dit le sympathique skieur ce week-end. Je vais le combler avec les nouveaux. J’ai skié avec plusieurs d’entre eux quand j’étais plus jeune. J’espère pouvoir tisser des liens aussi forts. Je suis sûr que ça va se faire assez naturellement. »

Renouvellement

Au fil de la saison, Hamelin a préparé son équipe à l’éventuel départ de Kingsbury. Il n’en est pas à son premier barbecue.

« Chaque gros morceau qui part est différent. Alex Bilodeau, il était plus du type business. Mik était davantage du côté plaisir. Jean-Luc était un artiste. Ils laissent tous leurs traces. Maintenant, mon énergie ira sur d’autres athlètes. Plusieurs jeunes qui poussent sont très spéciaux. »

Photo Martin Alarie
Photo Martin Alarie

Le directeur du développement des athlètes à Freestyle Canada, David Mirota, donne le même son de cloche que l’instructeur. « Il y a eu la génération après Jean-Luc, comme celle après Jennifer Heil, Alex Bilodeau et les sœurs Dufour-Lapointe.

« On a bâti un système pour générer le talent, a-t-il ajouté. La prochaine génération a été prise en charge il y a trois ans. Le Québec, c’est la pépinière depuis très longtemps. »

Nouveau modèle

La retraite de Kingsbury sonne aussi la fin d’un modèle au sein de l’équipe nationale. Dicté par les résultats, le nombre d’athlètes devrait être réduit à quatre hommes et quatre femmes à compter de l’an prochain. L’alignement de développement sera plus volumineux.

Les deux médailles de Kingsbury et les tops 8 de Viel et de Maïa Schwinghammer en simple aux Jeux olympiques à Milan ont assuré le financement de la fédération canadienne de ski acrobatique des quatre prochaines années.

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