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Retraite de Mikaël Kingsbury: le «King des bosses» ajoute une 14e couronne canadienne à sa collection

Le skieur acrobatique de 33 ans a remporté le championnat canadien au Sommet Saint-Sauveur, vendredi après-midi

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-27T22:39:14Z

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SAINT-SAUVEUR | Chez lui, sur sa montagne, le « Roi des bosses » a une fois de plus brillé en remportant sa dernière épreuve individuelle en carrière, vendredi. Mikaël Kingsbury a mis la patte sur un 14e titre canadien en ski acrobatique.

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Solide à chacune de ses descentes, le champion olympique a dominé ses coéquipiers par une splendide journée ensoleillée dans les Laurentides. Gabriel Dufresne et Julien Viel l’ont suivi, dans l’ordre, sur le podium.

Au sommet de la piste avant sa descente, sous les chauds applaudissements de la foule qui l’attendait au pied de la pente qu’il a dévalée toute sa vie, il a levé sa pôle et pris un petit moment avant de s’élancer.

« J’ai regardé le chalet, la foule, le village au loin et j’ai essayé de profiter du moment. Mes chums étaient partis devant moi. Je voulais skier plus vite, a relaté Kingsbury avec un sourire en coin. Je ne voulais pas qu’ils puissent me dire qu’à ma dernière descente, ils avaient fait un meilleur temps que moi. J’ai mis plus de gaz. »

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Le chrono s.v.p.!

Quelques secondes après avoir franchi la ligne d’arrivée, il a fait signe aux officiels de dévoiler son chrono. Devant la lenteur de la démarche, il a regardé sa descente sur la tablette de ses entraîneurs et saisi son téléphone quelques minutes plus tard pour consulter le classement. Il a levé le bras en signe de victoire.

Une fois la conquête officialisée par plus de quatre points, il s’est avancé dans l’aire d’arrivée avec Dufresne et Viel.

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU

« On est trois Canadiens sur le podium. On s’est poussé tous les jours, que ce soit dans le gym, en randonnée, dans les camps de ski ou en course. On est des coéquipiers avant tout. On s’est beaucoup poussé dans les dernières années », a raconté Kingsbury, qui est sur la formation nationale depuis 16 ans et que ses entraîneurs ont décrit comme un gars d’équipe.

« C’est plaisant de vivre un moment comme celui-là avec eux. »

Moments émotifs

Kingsbury ne voulait pas tomber dans la nostalgie ce week-end au Sommet Saint-Sauveur où il fait son chant du cygne. Il souhaite que cette fin de carrière soit marquée par une compétition où le plaisir règne.

N’empêche, certains coéquipiers se sont montrés émotifs quant à cette dernière course, dont Dufresne et Viel.

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« Vers la fin de la super finale, il restait Mik, Elliot [Vaillancourt], Gabriel et moi en haut de la piste. J’ai eu un petit moment émotif, a raconté Viel. Je suis content d’avoir fait ça. J’étais avec eux depuis quatre ans. Ils ont commencé par être mes idoles. »

Avant ce moment touchant, Kingsbury était monté dans le télésiège avec son jeune coéquipier, à qui il passera le flambeau ce week-end. Les deux skieurs se sont parlé dans une remontée en télésiège. Viel avait alors réalisé qu’il disputait sûrement sa dernière course avec son coéquipier et ami, le plus grand skieur acrobatique de tous les temps. Bien que le skieur de Québec voudrait participer au duel samedi après-midi, rien n’était d’autant certain par mesure préventive.

« Gabriel a aussi été mon plus long coéquipier sur l’équipe nationale. On s’est tous serrés dans nos bras avant la compétition. C’était ensuite agréable, car on s’est suivi dans le classement quasi tout au long de l’après-midi, comme on se l’était dit », a indiqué Kingsbury.

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU

Après l’officialisation de sa victoire, l’homme aux 100 victoires sur le circuit de la Coupe du monde a multiplié les poignées de main, les autographes et les selfies avec les spectateurs. Il n’a pas manqué de faire le tour complet de l’aire d’arrivée pour taper dans les mains de tous ceux qui étaient cordés le long du filet.

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