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Fiasco SAAQclic: des questions subsistent, reconnaît Legault

Photo portrait de Patrick Bellerose

Patrick Bellerose

2025-02-28T15:04:39Z
2025-02-28T17:32:47Z

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Après le sacrifice d’Éric Caire, François Legault annonce son intention de faire la lumière sur le scandale SAAQclic et nomme Gilles Bélanger au poste de nouveau pilote des projets informatiques.

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• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Le premier ministre reconnaît désormais que des zones d’ombre subsistent dans le virage numérique de la SAAQ, plombé par des dépassements de coûts de 500M$ et de nombreux ratés.

«Il y a des questions qui continuent de se poser, de toutes sortes. Moi, je veux être très clair avec les Québécois, ça va être zéro tolérance. Je veux savoir tout ce qui est arrivé dans ce dossier-là», a-t-il déclaré vendredi, peu après l’assermentation de son nouveau ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger.

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«Donc on va aller au fond des choses. On va prendre les moyens qui sont nécessaires», a-t-il ajouté.

La veille, François Legault évoquait déjà la possibilité de déclencher une nouvelle enquête, pour faire suite au rapport dévastateur de la vérificatrice générale (VG).

La Commission de l’administration publique pourrait notamment se pencher sur le dossier.

Supplice de la goutte d’eau

La position des troupes caquistes a évolué depuis le dépôt du rapport de la VG, la semaine dernière. Tout d’abord, les ministres impliqués ont dit avoir été «bernés» par un petit groupe de dirigeants au sein de la SAAQ.

Par la suite, l’Autorité des marchés publics a ouvert une enquête à la demande de Québec et l’Unité permanente anticorruption a été invitée à faire de même.

En chambre, François Legault demandait alors aux partis d’opposition de faire confiance au rapport de la VG. «Elle a eu accès à toute l’information, incluant les procès-verbaux non caviardés. Elle est arrivée à la conclusion que le gouvernement n’avait pas reçu les bonnes informations», concluait-il.

Nouveau boss de l’informatique

Mais la pression a été trop forte pour Éric Caire, qui a dû remettre sa démission, hier en fin de journée.

Moins de 24 heures plus tard, le député d’Orford Gilles Bélanger était assermenté à titre de ministre de la Cybersécurité et du Numérique.

Les deux semaines de relâche parlementaire lui permettront de prendre connaissance des dossiers chauds de son nouveau ministère.

Élu depuis 2018, M. Bélanger s’est notamment fait connaître pour avoir piloté avec succès le déploiement de l’internet haute vitesse en région.

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Avant de faire le saut en politique, Gilles Bélanger a connu une carrière prolifique dans le monde des affaires, entre autres à titre d’associé directeur général (global managing partner) chez Arthur Anderson Consulting, une des cinq plus importantes firmes de comptabilité dans le monde, jusqu’au moment de sa faillite en lien avec le scandale Enron.

Commission d’enquête

Mais ce jeu de chaises musicales n’apaise pas les critiques des partis d’opposition, qui continuent de réclamer une commission d’enquête indépendante, rejetée par François Legault.

Vendredi, le chef du Parti Québécois a franchi un pas de plus, en déclarant que les dépassements de coûts de 500 millions $ s’apparentent aux malversations qui ont mené à la commission Charbonneau.

«Vraisemblablement [...], nous sommes devant un cas de surfacturation. Un cas où une entreprise, un peu à l’image des extra dans le temps de la commission Charbonneau, a surfacturé l’État québécois», a déclaré Paul St-Pierre Plamondon en point de presse.

«Et pour des raisons qu’on ignore toujours, devant cet état des lieux, la CAQ a décidé d’enfouir l’information et a passé même la dernière semaine à continuer de nier une quelconque connaissance, une quelconque responsabilité», a-t-il ajouté.

Qui est Gilles Bélanger?

  • Ingénieur de formation, il a aussi étudié en mathématique et en informatique
  • Propriétaire de plusieurs entreprises, dont BGM Group, spécialisé en logistique
  • Associé directeur général (global managing partner) chez Arthur Anderson Consulting jusqu’en 2003
  • En décembre 2020, François Legault lui donne le mandat d’amener l’internet haute vitesse partout au Québec
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