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Raiders: Pete Carroll n’aura fait que passer

Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-01-05T17:34:39Z

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Les Raiders annonçaient en grande pompe l’embauche de Pete Carroll le 25 janvier dernier. Moins d’un an plus tard, le mariage est rompu.

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C’est triste, comme fin de carrière, pour l’entraîneur-chef de 74 ans, qui a paru dépassé par les événements cette saison.

On parle de Carroll, qui a remporté un Super Bowl avec les Seahawks et qui a mené l’équipe vers 10 présences en éliminatoires.

De le voir atteindre les bas-fonds avec les Raiders, on réalise que c’était l’année de trop, comme d’autres légendes avant lui. Personne n’aime revoir Emmitt Smith dans l’uniforme des Cardinals. Personne n’aime se rappeler que Joe Namath a fini avec les Rams. Personne ne garde un bon souvenir du grand Jerry Rice avec les Seahawks à 42 ans.

Pete Carroll avec les Raiders, c’était raté dès le départ. Ce n’est pas comme si, à son âge vénérable, Carroll disposait du temps voulu pour redresser un navire qui coule depuis des années et des années et des années.

Les Raiders n’étaient pas à deux ou trois joueurs près de renouer avec le seuil de la respectabilité.

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En fait, Carroll ne pouvait demeurer en poste au terme d’une telle saison, personne ne dira le contraire, mais il n’est quand même pas à l’origine de la gangrène qui mange les Raiders.

Problème récurrent

Depuis 1997, Carroll est devenu le cinquième entraîneur-chef viré par les Raiders après une seule saison. Une fois, c’est déjà une grossière erreur. Deux fois, c’est une calamité. Mais cinq fois?

Depuis que Mark Davis a pris la relève de son célèbre et regretté père, Al Davis, comme propriétaire majoritaire, un seul des entraîneurs qu’il a embauchés a terminé son séjour à la barre avec une fiche positive, soit Jack Del Rio (25-23). Sinon, qu’il s’agisse de Carroll (3-14), Antonio Pierce (4-13), Josh McDaniels (9-16), Jon Gruden (22-31) ou Dennis Allen (8-28), tout le monde a échoué. Le problème n’est clairement pas toujours l’entraîneur!

Depuis la dernière saison lors de laquelle les Raiders ont atteint le Super Bowl, en 2002, cette organisation s’est empêtrée dans une médiocrité tout simplement apocalyptique.

Le pourcentage de victoires (,351) est le deuxième pire de la NFL sur cette longue période de 23 ans. Avec deux présences en éliminatoires, les Raiders arrivent aussi au 31e rang. Avec un différentiel de -6 points par match en moyenne, ils logent au tout dernier rang.

Là où les Raiders «dominent» outrageusement, c’est au chapitre des embauches d’entraîneurs-chefs, avec 14, depuis 2002. Pensez-y...

Brady à la rescousse

On murmure un peu partout que Tom Brady, propriétaire minoritaire de l’équipe, sera de plus en plus impliqué dans les décisions en haut lieu de l’organisation, comme pour ce qui est de l’embauche du prochain entraîneur-chef, du repêchage, du marché des joueurs autonomes et autres.

S’il y a une personne qui peut sauver les Raiders, c’est bien Brady. Mais à l’inverse, s’il y a une organisation qui peut ternir la réputation de Brady, c’est bien les Raiders.

Gannon perd son emploi

En plus de Carroll à Las Vegas et de Kevin Stefanski à Cleveland, un troisième entraîneur-chef a perdu son emploi lors du traditionnel lundi noir qui suit le dernier dimanche d’activités dans la NFL.

Il s’agit de Jonathan Gannon, avec les Cardinals de l’Arizona. Il prend la porte après trois saisons et une fiche de 15-36. Son équipe compétitionnait en début de calendrier, mais quatre des cinq derniers revers ont été encaissés par 17 points ou plus.

Il y aura de profonds changements chez les Cardinals cette saison puisque le quart-arrière Kyler Murray, qui a été leur premier choix en 2019, sera visiblement échangé.

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