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Quand les hockeyeuses s’entraînaient au milieu de la nuit

Ginette Hatin, deuxième à partir de la gauche, a joué pendant 10 ans avec une équipe féminine étoile du Québec au début des années 1970.
Ginette Hatin, deuxième à partir de la gauche, a joué pendant 10 ans avec une équipe féminine étoile du Québec au début des années 1970. Photo fournie par GINETTE HATIN
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2025-10-25T19:00:00Z

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L’une des grandes fiertés de Ginette Hatin, c’est d’avoir pavé la voie jusqu’à la Ligue professionnelle de hockey féminin.

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«On ne jouait pas comme Marie-Philip Poulin, mais on a fait notre chemin. Il y a un peu de nous autres là-dedans», note la pionnière de 81 ans.

«J’ai l’impression qu’on a enduré toutes sortes de choses, mais on jouait pareil. On voulait faire la place pour celles qui suivaient», poursuit celle qui s’adonne toujours au golf et marche jusqu’à 4 km quotidiennement malgré son diabète.

La guitariste amateure a assisté à quelques matchs de Poulin et de la Victoire de Montréal. Si des amies militent pour qu’elle procède à une mise en jeu protocolaire, Mme Hatin, elle, aimerait jaser avec les joueuses et leur raconter ce que sa génération a vécu.

C’est sur une des patinoires du Centre sportif Gaétan-Boucher, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, que Ginette Hatin continue de jouer au hockey à 81 ans.
C’est sur une des patinoires du Centre sportif Gaétan-Boucher, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, que Ginette Hatin continue de jouer au hockey à 81 ans. Photo PIERRE-PAUL POULIN

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«Pour hommes seulement»

Mme Hatin a fait partie d’un groupe de femmes qui a demandé au gouvernement de changer les règlements de l’Association canadienne de hockey amateur en 1977. La fédération était «pour hommes seulement». Avec le soutien de la ministre d’État à la Santé et au Sport amateur Iona Campagnolo, la mention a été changée l’année suivante: «Pour hommes et femmes».

À partir de ce moment, le hockey féminin a pris son envol, croit Mme Hatin.

«On a été capables d’aller pratiquer à 1h du matin au lieu de 3h», laisse-t-elle tomber en guise de grande amélioration.

C’est qu’à l’époque, les patinoires étaient réservées aux hommes. Les seules heures de glace disponibles étaient durant la nuit. Il fallait être motivées et persévérantes.

«Il y a même une fille qui partait de L’Annonciation [à deux heures de route]. Quand on pratiquait à 3h, elle retournait prendre sa douche à la maison et elle allait travailler», mentionne-t-elle.

Pendant l’entrevue, Ginette Hatin a partagé plusieurs souvenirs, dont des photos en noir et blanc.
Pendant l’entrevue, Ginette Hatin a partagé plusieurs souvenirs, dont des photos en noir et blanc. Photo PIERRE-PAUL POULIN

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