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Primeau n’est sûr de rien

Il a obtenu son dernier départ le 1er décembre

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-12-16T19:16:25Z

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Normalement, quand une semaine comporte deux matchs en deux jours, le gardien substitut s’attend à jouer une des deux parties. Rien n’est moins sûr pour Cayden Primeau.

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L’adjoint à Samuel Montembeault regarde le calendrier de l’avent et espère sans doute trouver un départ derrière la porte du 20 décembre, premier de deux matchs contre les Red Wings qui sera disputé à Detroit. Comme on se reverra à Montréal le lendemain, c’est Montembeault qui devrait être d’office.

Alors, on a demandé à Martin St-Louis s’il avait l’intention de faire appel à Primeau. Il a été très bref.

«Ça se peut, mon idée n’est pas encore faite.»

Dire qu’à quelques heures du second match de la saison, un deuxième match en deux soirs, il avait laissé entendre que c’était une évidence que la charge de travail était partagée dans une telle situation.

Son match

Primeau ronge son frein, lui qui a joué un peu plus de 11 minutes au cours desquelles il a accordé trois buts sur sept tirs dans la débâcle de 9 à 2 contre les Penguins, jeudi dernier.

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Son dernier départ remonte au 1er décembre, une défaite de 6 à 3 contre les Bruins à Boston dans laquelle il a cédé à cinq reprises sur 29 lancers.

Il serait normalement en droit de s’attendre à avoir un des deux départs contre les Wings, mais il demeure circonspect.

«Je crois que l’an passé c’est comme ça que j’aurais pensé parce qu’on était trois gardiens, mais cette saison ce n’est pas le cas même si tout peut arriver à tout moment.»

Constance

Il n’est pas évident de trouver une certaine forme de constance quand on n'a amorcé que 7 des 30 matchs de l’équipe depuis le début de la saison.

«C’est plus facile d’avoir du rythme quand tu joues, a convenu l’Américain de 25 ans, mais tu essaies de rester solide à l’entraînement, même si rien ne remplace vraiment un match.

«Je ne crois pas qu’il faut avoir du rythme pour bien jouer, a-t-il nuancé, mais ça en prend pour atteindre le prochain échelon.»

Primeau n’a obtenu que 45 départs dans la LNH depuis son premier match en décembre 2019, mais il rappelle qu’il est arrivé dans un contexte particulier.

«Personne ne pouvait prédire que quelque chose comme la COVID-19 allait survenir. Quand j’étais à Laval, il y a eu des blessures et j’ai été rappelé [sans trop jouer] et j’ai été retourné.

«C’est très difficile de s’établir comme gardien numéro un dans la LNH, c’est quelque chose qui vient avec la maturité et l’expérience. Je ne crois pas qu’il y a un âge précis pour dire qu’un gardien peut jouer dans cette ligue.»

Gérer le mental

Quand un joueur ne joue pas, son principal ennemi peut vite devenir sa tête. Il faut éviter de trop penser, surtout quand on est le second gardien et que son tour ne revient pas aussi souvent.

«On a de bonnes ressources avec l’équipe et j’ai les miennes, assure Primeau. Mais parfois c’est difficile de tracer une ligne dans le sable entre le hockey et le reste.

«Il faut essayer de compartimenter et essayer de laisser les choses au travail, parce que c’est un emploi en fin de compte, même si c’est très amusant et que nous sommes chanceux de pouvoir jouer à un jeu qu’on aime pour gagner notre vie.»

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