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«Ce que vous dites? Je m’en fiche!»— Slafkovsky

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-12-16T17:40:50Z

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Juraj Slafkovsky était d’une drôle d’humeur après l’entraînement du Canadien lundi. Il avait les crocs plutôt acérés.

Habituellement badin avec les médias, il donnait plus l’impression d’avoir des comptes à régler avec ceux-ci, si on se fie à la manière cassante, mais aussi divertissante, qu’il a eue de répondre à certaines questions.

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«Ce que vous dites? Je m’en fiche! a lancé le Slovaque assez rapidement quand on lui a demandé s’il prenait au sérieux ce qui s’écrivait sur lui. Je me concentre sur moi-même, mais parfois il y a des bribes qui se rendent jusqu’à mes oreilles. Mais j’en ris parce qu’on gagne un match, et vous êtes positifs. Et on perd ensuite, et tout est mauvais. C’est plutôt amusant.»

C’est généralement par l’entremise de publications provenant de sa Slovaquie natale qu’il finit par savoir ce qui s’écrit sur lui, jure-t-il.

«En Slovaquie, ils en font un plat quand on perd, et tout est traduit de l’anglais au slovaque. Les gens m’identifient sur des publications, et c’est comme ça que j’y suis exposé. Mais je ris, parce que quand on a deux bons matchs, tout est parfait, et quand j’ai deux mauvais matchs, tout est mauvais, alors je ne peux pas voir ça comme des critiques», a-t-il insisté avec un sourire narquois.

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Pas de pression

Slafkovsky présente une fiche de 2 buts et 13 passes en 27 matchs cette saison, alors qu’on s’attendait peut-être à ce qu’il présente le même visage que lors de la deuxième moitié de la dernière saison, au cours de laquelle il a récolté 37 points en 46 matchs entre le 1er janvier et la fin de la saison.

Un collègue s’est aventuré à lui demander si la prolongation de son contrat de huit saisons d’une valeur de 60,8 M$ pouvait lui imposer plus de pression. Il a à nouveau montré les dents.

«C’est vous qui inventez cette pression, mais ce ne sont que des choses dont vous parlez en ligne. Nous ne nous préoccupons pas tellement de combien d’argent chaque joueur gagne ici.»

«J’aimerais que les choses cliquent comme l’an passé, a-t-il mentionné en revenant sur son jeu depuis deux mois, mais pour une raison ou une autre, ça ne marche pas, même si j’ai l’impression de faire les choses de la même façon.»

Et quand il a été questionné sur le fait que l’équipe n’a jamais dépassé le plateau des 30 tirs dans un match cette saison?

«Honnêtement, je ne le savais même pas. Vous savez tout ça, vous portez attention à ces choses.»

Avec ses comparses

Slafkovsky s’est détendu quand il a été question de son retour au sein du premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield, samedi, à Winnipeg.

«J’étais pas mal content. J’ai eu de bons résultats avec eux alors j’espère pouvoir tourner la page sur le début de la saison et me relancer pour jouer du bon hockey.»

Martin St-Louis a choisi d’interchanger Slafkovsky et Alex Newhook sur les deux premières unités au cours du match contre les Penguins jeudi dernier, ce qui a porté ses fruits.

«Ç’a donné ce que j’espérais. Newy a amené du rythme et Slaf a aidé à la possession de rondelle avec Suzuki et Cole. Est-ce que c’était parfait? Non, mais j’ai trouvé que ces deux lignes étaient meilleures.

«Quand il joue selon son identité, c’est du rythme et de la pesanteur, a mentionné St-Louis au sujet de Slafkovsky. Quand il amène ça, les choses s’arrangent toujours. Il va voler des rondelles, il crée de l’espace pour ses coéquipiers et il est intimidant.»

Un signe selon l’entraîneur-chef que le Slovaque de 20 ans va bien?

«Il ne se prend pas trop au sérieux, il est capable de rire de lui. Il sait qu’il a des choses à apprendre et qu’il n’a pas toutes les réponses. C’est une chose que j’aime de lui.»

Voyez le point de presse de Slafkovsky dans la vidéo ci-dessus.

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