Pourquoi vos allergies au pollen semblent pires en 2026... et ce n’est pas juste dans votre tête

Zoé Parrot-Leca
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Yeux qui piquent, nez congestionné, éternuements sans fin, fatigue constante... Si vous avez l’impression que vos allergies saisonnières frappent plus fort cette année, vous êtes loin d’être seul. Et surtout : ce n’est pas une impression.
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Au Québec, plusieurs experts observent une saison des allergies particulièrement intense en 2026. En cause ? Un mélange explosif de températures plus douces, de printemps imprévisibles et de changements climatiques qui modifient complètement le comportement des plantes et des pollens.
Une saison qui commence plus tôt... et finit plus tard
Traditionnellement, les allergies printanières débutaient tranquillement vers la fin avril. Mais aujourd’hui, les saisons polliniques commencent de plus en plus tôt et durent beaucoup plus longtemps.
Selon plusieurs experts canadiens, les hivers plus doux et les redoux rapides favorisent une floraison précoce des arbres comme le bouleau, l’érable et l’aulne. Résultat : le pollen est libéré plus tôt dans l’air... et en plus grande quantité.
Au Québec, la situation serait particulièrement marquée cette année. MétéoMédia expliquait récemment qu’un printemps tardif suivi d’une hausse rapide des températures pouvait provoquer une floraison simultanée de plusieurs espèces d’arbres et de plantes, créant une véritable « explosion » de pollen.
Les changements climatiques aggravent vraiment les allergies
Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à établir un lien direct entre réchauffement climatique et aggravation des allergies saisonnières.
Pourquoi ? Parce que les plantes adorent le CO2. Avec des concentrations plus élevées dans l’atmosphère et des saisons chaudes plus longues, elles produisent davantage de pollen. Et ce pollen devient parfois plus allergène qu’avant.
Au Canada, des données citées par Global News indiquent même que la quantité de pollen aurait doublé au cours des 25 dernières années.
Le Québec n’échappe pas à cette tendance. Québec Science rapportait déjà que les saisons polliniques se sont allongées d’environ 20 jours et que les concentrations de pollen ont augmenté d’environ 20 % au cours des dernières années.
Même les personnes qui n’étaient pas allergiques commencent à réagir
C’est l’un des phénomènes les plus surprenants observés récemment : des gens qui n’avaient jamais souffert d’allergies commencent soudainement à développer des symptômes.
Sur les réseaux sociaux et les forums québécois, plusieurs internautes racontent vivre leur « pire saison » à vie, certains disant même avoir dû commencer les antihistaminiques pour la première fois.
Les allergologues expliquent que l’exposition prolongée au pollen peut augmenter la sensibilité du système immunitaire avec le temps. En clair : plus on est exposé longtemps et intensément, plus le corps peut finir par réagir.
Pourquoi certaines journées sont carrément invivables
Vous avez peut-être remarqué que certaines journées semblent beaucoup plus difficiles que d’autres. Ce n’est pas un hasard.
Les périodes chaudes, sèches et venteuses favorisent la circulation du pollen dans l’air. À l’inverse, après une forte pluie, les symptômes peuvent temporairement diminuer... jusqu’au retour du soleil.
La pollution atmosphérique et même la fumée des feux de forêt peuvent aussi empirer les symptômes en irritant davantage les voies respiratoires.
Comment survivre à la saison des allergies en 2026
Selon Martine Caron, infirmière-clinicienne, en cas d’allergies, il faut se tourner vers un pharmacien pour se faire conseiller un antihistaminique, en vente libre, qui vous aidera à contrôler les symptômes nasaux et oculaires.
Pour diminuer la congestion nasale, il est conseillé d’utiliser un dispositif de rinçage nasal afin de nettoyer vos sinus des débris et du mucus accumulé. Si la congestion nasale est importante, un corticostéroïde en vaporisation nasale sera d’une grande utilité.
Pour les démangeaisons oculaires, de simples larmes artificielles peuvent vous soulager. Si ce n’est pas suffisant, d’autres gouttes oculaires existent, sous prescription.
Dans les cas sévères d’allergies, lorsque les symptômes deviennent si envahissants qu’ils empêchent la personne de fonctionner normalement, une thérapie de désensibilisation pourra être proposée par un médecin.