Pourquoi Vincent Noiseux, ex-danseur de Beyoncé et de Katy Perry, va changer la game à «Révolution»
«Révolution» sera en ondes à compter du 12 avril, le dimanche à 19h30, à TVA et sur TVA+.
Samuel Pradier
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Vincent Noiseux est un des danseurs québécois les plus connus à travers le monde. Il a dansé avec de nombreuses stars américaines (Beyoncé, Jennifer Lopez, Janet Jackson, Katy Perry...), participé à des tournées internationales et été juge sur de nombreux concours. Il a accepté de reprendre le fauteuil de maître à Révolution laissé par Jean-Marc Généreux, apportant ainsi un vent de fraîcheur dans l’émission.
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Vincent, comment vous êtes-vous retrouvés dans le fauteuil de maître à Révolution?
Mel et moi avons la même agente et c’est elle qui m’a dit que la production était à la recherche de quelqu’un pour reprendre le flambeau de Jean-Marc Généreux. Je l’ai appris alors que j’étais en voyage en Espagne. Ma première entrevue s’est donc déroulée en Zoom, lors de ma dernière journée de vacances. J’étais relax, j’étais heureux, la vie était belle.
Avez-vous suivi les précédentes saisons ?
Absolument, parce que Mel et Lydia, que je connais depuis longtemps et que j’affectionne particulièrement, étaient là. Il y avait un intérêt pour moi de les voir à l’œuvre. Beaucoup de danseurs que je connais, avec qui j’ai travaillé, qui ont participé à l’émission. Je me tenais quand même pas mal à l’affût lors des saisons précédentes.
Comment voyez-vous votre rôle de maître ?
C’est un grand bonheur de pouvoir revenir au Québec et d’être aux premières loges pour découvrir beaucoup de nouveaux talents. Il y a quand même un gros roulement au niveau des danseurs, c’est une industrie qui reste jeune. Je suis quand même épaté de ce que je vois. Je n’en reviens pas des capacités physiques de certains danseurs, de l’intelligence artistique et émotionnelle de ces artistes. C’est un gros mandat, ce n’est pas un mandat facile, mais je me sens extrêmement choyé. Il y a quand même un côté très technique, mais je pense qu’à Révolution, on essaie de pousser ça encore plus loin. La démarche va au-delà de la danse, et c’est pour ça que notre rôle est encore plus important.
Comment avez-vous apprivoisé le mécanisme des moments Révolution ?
Il y a vraiment quelque chose de magique avec ça. Le vivre en vrai, en temps réel, c’est très particulier. C’est un aspect hyper intéressant et excitant de l’émission, et c’est vraiment magique de voir ce moment apparaître. C’est aussi impressionnant de voir à quel point les danseurs font une belle recherche pour trouver ces moments-là. Après six saisons, ils n’ont pas le choix de se renouveler, d’essayer des nouveaux trucs, de se pousser... Je serais d’ailleurs tout à fait disposé à tenter l’expérience, mais en toute honnêteté, ce serait un très gros challenge.
Qu’attendez-vous de cette expérience ?
Ça me nourrit complètement. Quand j’enseigne, c’est un partage pour moi. Je suis rendu à un moment de ma vie et de ma carrière, où j’ai envie de partager, d’avoir un échange avec les danseurs. Mais ce n’est pas à sens unique. L’inspiration qu’on reçoit des danseurs est vraiment importante. On peut parfois avoir l’impression d’avoir tout vu ou d’en avoir vu beaucoup, mais ça prend des choses nouvelles pour nous ramener à la source des raisons pour lesquelles on aime danser. C’est ça, l’impact de Révolution sur moi : me ramener aux raisons pour lesquelles je suis en amour avec la danse.
Justement, vous revoyez-vous plus jeune à travers ces danseurs ?
Absolument. Il y en a même qui viennent nous voir à un âge où je n’aurais probablement jamais eu le courage de venir sur une scène comme ça. Ça me jette à terre.
Poursuivez-vous encore votre carrière de danseur ?
J’ai ralenti un peu le tempo pour une multitude de raisons. Je suis rendu à 40 ans. J’ai eu une blessure, il y a quelques années, qui m’a arrêté pendant un bout, mais j’ai travaillé extrêmement fort pour revenir à mon meilleur. Je danse aussi moins par choix, parce que je suis prêt à essayer d’autres trucs, à pousser d’autres aspects de ma carrière, comme l’enseignement, le mentorat... Je voyage beaucoup pour donner des classes, je fais de la chorégraphie.
Êtes-vous finalement revenu habiter au Québec ?
Ma résidence est encore à Los Angeles, ça fait 15 ans que je suis installé là-bas. Mon copain habite avec moi. Mais je dirais que je suis entre les deux, entre Los Angeles et Montréal. Ma famille est ici, mes meilleurs amis sont ici. Dès que j’ai une opportunité, de famille ou personnelle, mais aussi de travail, je vais vraiment où le cœur me dit d’aller. Une grosse partie de ma carrière était rendue à Los Angeles, mais j’ai aussi toujours beaucoup travaillé au Québec.

Sarah-Jeanne Labrosse
Une nouvelle saison électrisante
Malgré trois enfants en bas âge à la maison, Sarah-Jeanne Labrosse n’a pas hésité à embarquer dans une nouvelle saison de Révolution. « Cette émission est un genre de condensé d’humains extraordinaires, et la chose que j’aime le plus au monde, c’est de rencontrer des gens qui ont des valeurs que j’admire, comme le dépassement, la sensibilité, le côté artistique... Je ne peux pas me tanner de faire ça. J’essaie d’être toujours dans le moment présent avec eux, pour vivre leurs émotions. Ces humains me changent et me transportent, et j’essaie de traverser ça avec eux. » Cette septième saison apportera son lot de nouveautés, notamment au niveau des candidats. « Les jeunes danseurs sont encore plus impressionnants cette année. Il y en a qui se présentent alors qu’ils ne dansaient même pas quand Révolution a commencé. Ils ont regardé l’émission, ils ont dit à leurs parents qu’ils avaient le goût de danser, ils sont devenus danseurs professionnels, et ils ont vraiment le niveau qu’il faut pour faire partie de l’aventure. » Alors que les tournages sont déjà pas mal avancés, elle constate que les candidats ont fait leurs devoirs. « On voit que les danseurs ont regardé les autres saisons, il y a plein de choses qu’on n’a jamais vues en termes de Révolution. Ils ont vraiment quelque chose de nouveau à proposer. »

Lydia Bouchard
Entre vérité, rigueur et émotion
Lydia Bouchard est ravie de retrouver son ami Vincent Noiseux, qu’elle connaît depuis près de 18 ans, dans le fauteuil de maître. « C’est un être humain fantastique. Il est unique et c’est un ordinateur. Sa tête, son analyse, sa discipline, c’est quelqu’un de très rigoureux et méticuleux, qui est doté d’une extrême bonté. Je pense qu’il va apporter tout ça, toute sa personnalité. C’est magnifique de pouvoir faire ça avec lui. » Lydia est la seule maître originale qui reste dans l’émission, et cette expérience l’a beaucoup transformée. « Je pense être une meilleure artiste grâce à tout ce que j’ai vu à Révolution. Je ne peux pas “dévivre” ça, dans le sens où j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup. En même temps, je pense être conséquente. Mon cœur et mon instinct vont toujours y aller pour la vérité et l’honnêteté de l’artiste. Il y a vraiment des gens magnifiques cette saison-ci, puis ça continue à m’émouvoir profondément. Je me sens nouvelle à l’expérience à chaque fois. » Au contact de tous ces danseurs, Lydia confie avoir encore envie de danser tous les jours de sa vie. « Je ne danse plus depuis que je fais Révolution, mais j’aimerais beaucoup ça. Je pense que cette expérience va avoir affecté ma façon de danser. Je ne peux plus danser comme avant. »

Mel Charlot
Plus sûre d’elle que jamais
Dès le début des tournages, Mel Charlot a été impressionné par les candidats de cette saison. « Ils se préparent pour les auditions comme si c’était la finale. Pour certain, on se demande où ils vont pouvoir aller après. C’est dangereux, parce qu’ils mettent la barre vraiment haute pour les étapes suivantes, et ils n’auront pas le choix d’aller encore plus haut. On va vraiment découvrir de nouveaux talents. Il y a des jeunes de 18 ans qui sont incroyables. » Occuper le fauteuil de maître depuis trois ans a transformé Mel Charlot. « Ça a confirmé quelque chose que j’ai toujours su, mais que j’avais peur d’assumer et d’accepter : je suis une bonne mentore. Je l’ai toujours été depuis un jeune âge, mais c’était toujours bizarre pour moi, parce que pour être mentor, t’as besoin de réussir, d’expériences, de vivre... J’ai longtemps eu le syndrome de l’imposteur, mais je l’ai beaucoup moins maintenant. »