L’humoriste français Thomas Angelvy raconte son lien unique avec le public québécois
Thomas Angelvy sera en spectacle le 12 mars à Magog, le 13 à Québec et le 14 mars à Montréal. Rens: thomasangelvy.com
Samuel Pradier
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Après deux spectacles au Gésu en 2025, Thomas Angelvy revient pour quelques dates à Montréal, Québec et Magog. Avec plus de 1,2 million d’abonnés sur Instagram, il est rapidement devenu l’un des humoristes français les plus populaires. Nous lui avons parlé avant son départ de Paris.
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Thomas Angelvy garde un excellent souvenir de ses deux spectacles montréalais, l’été dernier. « Je crois que c’est la première fois où j’ai autant de bruit en arrivant sur scène. Le public français est plutôt calme, mais chez vous, j’ai senti l’ambiance nord-américaine du stand-up, de la culture de l’humour. Quand on arrive sur scène, on prend une vraie décharge émotionnelle, c’était vraiment agréable. »
Le spectacle qu’il vient présenter prochainement reste identique, avec une moitié de spectacle écrite et une autre partie plus improvisée de discussion avec le public. « Je fais d’abord du pur stand-up, durant lequel je raconte beaucoup d’anecdotes personnelles. Je parle de ma séparation, de mon ex, de ma mère, qui sont des sujets assez fédérateurs, pour que tout le monde s’identifie et se reconnaisse. Et puis, j’ai essayé d’ajouter des sujets un peu plus sociétaux, comme l’écologie. »
Des impros maîtrisées
Mais la véritable force de Thomas Angelvy, c’est l’improvisation avec le public. Et c’est aussi ce qui fait aussi son succès sur les réseaux sociaux. « J’ai la chance d’avoir un public exceptionnel qui est en adéquation avec mon humour et qui se sent dans une forme de confiance. Ça les conduit à tout me dire, et parfois même un peu trop. Mais c’est pour le plus grand plaisir et le bonheur des spectateurs. »
L’humoriste de 32 ans confie qu’il est réellement en improvisation, contrairement à d’autres qui font un peu la même chose, mais avec un canevas qu’ils appliquent à chaque représentation. « Je dirais que c’est vraiment de la pure improvisation 80 % du temps. Ça fait maintenant quatre ans que je fais ce spectacle et j’ai l’impression que mon cerveau a développé des tiroirs. Quand je me retrouve face à un cas de figure, je sais que, au besoin, je peux rouvrir un tiroir et rouvrir des vannes. Mais à chaque spectacle, je crée aussi des nouveaux tiroirs. »
Humilité
Venir présenter son spectacle au Québec demande une certaine forme d’humilité selon Thomas Angelvy, puisque le public nord-américain est beaucoup plus habitué au stand-up, et en a déjà beaucoup entendu. « On se demande toujours si le public va nous comprendre, si on va être assez drôle ou assez original pour eux, si on va apporter un point de vue intéressant. Je pense que le public québécois a l’intelligence de nous prendre tel qu’on est, avec notre environnement, notre culture, là où on a grandi... Il y a parfois des références que j’essaie de changer, mais ça peut devenir drôle. La dernière fois, le public s’était bien moqué de moi parce que je ne comprenais pas tout ce qu’on me disait. »

Ce n’est pas un hasard si Thomas Angelvy fait de l’humour. Ça vient d’un besoin profond de rendre les gens joyeux et de les faire sourire. « J’ai grandi seul avec ma mère, parce que j’ai perdu mon père très tôt. Quand je me suis aperçu que j’avais ce pouvoir de la rendre heureuse, je me suis dit que je ne devais pas lâcher ça. Ce sera mon leitmotiv jusqu’au bout. Elle est aujourd’hui évidemment très fière. J’ai récemment eu la chance de faire l’Olympia de Paris, et pour ma maman, c’était vraiment un moment très chargé en émotions. »