Patrice Bernier veut revoir Josef Martinez avec le CF Montréal


Mylène Richard
Partager
Auteur de six buts lors des cinq derniers matchs de la saison régulière du CF Montréal, Josef Martinez a aidé l’équipe à se qualifier pour les éliminatoires et Patrice Bernier souhaite qu’il reste avec le Bleu-Blanc-Noir.
• À lire aussi: Jacques Dussault va mieux même s’il est «sur le gros nerf» à cause d’un cancer
• À lire aussi: Le petit côté jaloux de Manon Rhéaume
• À lire aussi: «Ç’avait parti en catastrophe» pour Dominique Maltais
«Ce ne sont pas juste les buts qu’il marque, c’est aussi son profil, son CV. Il a gagné la coupe MLS. Montréal a la deuxième équipe la plus jeune de la ligue et Martinez a du vécu. Ces joueurs-là sont chiants, parfois, parce qu’ils sont très exigeants, mais tu en as besoin pour monter et permettre aux jeunes de comprendre ce qu’est l’élite», a assuré Bernier, à l’occasion de son intronisation au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en début de semaine.
Il est vrai que la relation entre Martinez et l’entraîneur Laurent Courtois n’a pas toujours été au beau fixe. Mais le septième meilleur buteur de l’histoire de la MLS avec 116 réussites en 184 rencontres a permis au CFM de combler un déficit de 2 à 0 face à Atlanta United, lors d’une défaite aux tirs du but dans un match de barrage.
«Je suis content qu’il ait bien fini, parce qu’il avait l’air plus heureux», a observé Bernier. [...] Il a eu 11 buts en 13 départs, imaginez s’il est en santé! C’est peut-être 3-4 buts de plus, et 5-6 points de plus pour le CF Montréal.»

Une aubaine
Le Vénézuélien de 31 ans a une année d’option à son contrat qui lui rapporterait 1 303 901$.
«Avec tout ce qu’il apporte pour ce qu’on le paie, c’est une aubaine. Tu ne trouveras pas personne qui coûte ce prix et qui est confirmé dans la ligue», a poursuivi l’ancien capitaine de l’Impact.
Bernier estime que le CF Montréal doit maintenant passer à une autre étape.
«Lors du bilan, on sentait que les joueurs se demandaient ce qu’ils peuvent faire l’année prochaine. Il y a du positivisme. L’objectif ne sera pas juste de faire les séries à la dernière minute. L’équipe peut mieux se positionner et être un club établi pour les éliminatoires», a soutenu le natif de Brossard.

Seulement le second
Aussi surprenant que ça puisse paraître, Bernier est seulement le deuxième joueur de soccer à être immortalisé par le Panthéon québécois, après John Limniatis en 2013.
Déjà maintes fois honoré, l’ex-milieu de terrain de la formation nationale est toujours aussi reconnaissant.
«Tout le monde se souvient de l’athlète professionnel, mais moi, je me souviens du jeune rêveur, des sacrifices de mes parents et de ma femme. C’est bien aussi pour mes enfants. À mon dernier match en 2017, ils avaient quatre ans, deux ans et trois mois», a indiqué l’homme de 45 ans, un ex-défenseur dans la LHJMQ.
«Le Canadien a gagné la Coupe Stanley en 1986 avec Mats Naslund, dont j’étais un grand fan, mais moi, c’est la Coupe du monde de soccer qui m’a marqué avec Diego Maradona qui mène l’Argentine à la victoire», a raconté avec nostalgie Bernier, heureux investisseur avec les Roses de Montréal, la nouvelle équipe professionnelle féminine de soccer.