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Pas de rapatriement pour les Canadiens pris au Moyen-Orient : il y a «un gros problème de communication» entre Ottawa et les ressortissants

TVA Nouvelles

2026-03-04T01:25:57Z
2026-03-04T01:51:14Z

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Alors que Mark Carney a confirmé mardi que le Canada ne procéderait pas au rapatriement des Canadiens coincés au Moyen-Orient en raison d’une situation trop explosive, des critiques s’élèvent. La chroniqueuse Emmanuelle Latraverse évoque un « gros problème de communication » entre Ottawa et les ressortissants.

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Des Canadiens coincés au Moyen-Orient disent se sentir abandonnés par Ottawa depuis le début des frappes en Iran. Impuissants, plusieurs affirment ne pas savoir vers quelles ressources se tourner.

« Mais il y en a de l’information, a déclaré Emmanuelle Latraverse lors de la « Joute des analystes » aux ondes de LCN. Je pense que le gros problème c’en est un de communication. »

Selon elle, le site d’Affaires mondiales Canada publie bel et bien des mises à jour destinées aux ressortissants canadiens au Moyen-Orient, mais celles-ci ne seraient pas actualisées suffisamment fréquemment.

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« Moi, je ne comprends pas qu’on n’ait pas mis des fonctionnaires ou quelqu’un qui pourra tous les matins faire le point, expliquer aux gens », a-t-elle indiqué.

Elle rappelle qu’au plus fort de la pandémie de COVID-19, alors que des Canadiens étaient coincés à l’étranger, le ministre des Affaires étrangères de l’époque multipliait les points de presse pour informer la population.

« Je pense à François-Philippe Champagne. Il était en point de presse tous les jours, il nous expliquait c’était quoi le plan, c’était quoi les problèmes auxquels il était confronté, les gens comprenaient les efforts que fait le gouvernement », a-t-elle soulevé.

De son côté, Yasmine Abdelfadel estime qu’il est inacceptable de manquer d’information dans un contexte de guerre.

« Ce qui n’est pas acceptable, c’est que les ambassades ne rentrent pas en contact avec les ressortissants pour leur donner de l’information sur ce qui est faisable, pas faisable, même les initiatives que les ressortissants peuvent prendre par eux-mêmes sans l’aide du gouvernement du Canada », a-t-elle expliqué.

Elle ajoute toutefois que les Québécois présents dans la région doivent aussi faire preuve d’initiative.

« Il ne faut pas s’attendre à ce que le gouvernement du Canada puisse aller chercher 97 000 Québécois qui sont dans la région. Il ne faut pas que les Québécois restent là à attendre que le gouvernement vienne les chercher avec des avions ou des bateaux militaires », a-t-elle mentionné.

Pour sa part, Mario Dumont a comparé Affaires mondiales Canada à un service d’incendie pour illustrer, selon lui, le manque d’urgence du ministère.

« Quand il n’y a pas de feu, il n’y a pas de besoin des pompiers. Ils jouent aux cartes à la caserne et on les aime bien. Mais on veut que le jour où on a besoin d’eux, ils arrivent. Tu comprends, ils débarquent, ils arrivent, ils sont là. Puis Affaires mondiales Canada, ce n’est pas le cas », a-t-il expliqué.

Pour voir l’échange complet, visionnez la vidéo ci-haut.

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