[VIDÉO] Famille québécoise bloquée aux Émirats arabes unis: «Mon fils pensait qu’on allait mourir en voyant les missiles»
Ils s’étaient rendus à Dubaï pour acheter des parfums


Francis Pilon
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Le voyage à Dubaï d’une Québécoise et de son garçon de 10 ans a tourné au drame depuis qu’ils ont vu des missiles fendre le ciel en rentrant de la plage, eux qui ignorent quand ils pourront rentrer.
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« Mon fils pensait qu’on allait mourir en voyant les missiles parce qu’ils étaient très visibles durant la nuit de samedi et il n’arrêtait pas de pleurer. C’est terrifiant, même si les explosifs sont loin de nous », raconte Faten Gasdallah, en entrevue avec Le Journal.
Vidéo sur TikTok dans laquelle la Québécoise explique être coincée à Dubaï :
@ladihya_boutique Je suis prise au émirat arabes unis pendant cet guerre, les airports sont fermés nous ne pouvons pas rentrer au Canada pour le moment 🙏 que ce cauchemar sera fini le plus tôt possible #guerre #dubai #uae🇦🇪 #irnan ♬ original sound - LA DIHYA
La Québécoise et son fils Zachary sont en voyage aux Émirats arabes unis depuis le 10 février dernier. Mme Gasdallah était de passage pour acquérir des produits pour sa parfumerie de Laval et visiter des proches. En principe, la famille devait rentrer au Québec lundi. Son vol, comme tous les autres dans ce pays, a toutefois été annulé en raison des frappes menées par les États-Unis et Israël en Iran.
« Au début, on ne pensait pas que c’était la guerre. J’ai même pensé que c’était des feux d’artifice en entendant les premiers bombardements ce week-end. Je viens aux Émirats arabes chaque année pour le travail depuis 2019 et je n’ai jamais eu de problèmes avant », constate la mère de 42 ans.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Cachés loin des bâtiments américains
Mme Gasdallah affirme qu’elle est pour le moment en sécurité dans la maison de sa sœur qui vit en région, entre la capitale d’Abou Dabi et Dubaï. Elle précise vouloir demeurer loin des centres-villes pour leur sécurité.
« On reste aussi éloignés de tout ce qui est lié à des Américains, explique la Québécoise, qui veut ainsi éviter les possibles explosions. Il faut être distants des hôtels, des bâtiments de leur gouvernement, des gros immeubles avec des soldats des États-Unis et de leurs diplomates. »

La propriétaire de la boutique La Diyha s’inquiète surtout de ne pas savoir quand elle pourra rentrer chez elle.
« On ne sait pas si la guerre va nous garder ici quelques jours, semaines ou mois. Je ne sais pas non plus si on se dirige vers un conflit beaucoup plus grand à l’échelle internationale... J’ai aussi mon commerce et un fils de 20 ans qui m’attendent au Québec », soupire Faten Gasdallah.
Ils veulent être rapatriés
La mère et son garçon souhaitent que le gouvernement canadien mobilise des renforts dans les prochains jours pour rapatrier les citoyens coincés au Moyen-Orient, comme eux. Notons que la ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, a affirmé mardi avoir sollicité l’Oman pour utiliser son espace aérien pour évacuer au besoin des Canadiens du Moyen-Orient.

« J’espère qu’on pourra nous aider à retourner au Québec bientôt. Les États-Unis et la France ont commencé à le faire [avec leurs ressortissants]. En attendant, on reste à la maison et on ne sort pas. Un peu comme durant la COVID-19, mais avec plus d’incertitudes », souligne Mme Gasdallah.
▶ Près de 97 000 Canadiens sont enregistrés comme étant au Moyen-Orient depuis le début du mois de mars, selon Affaires mondiales Canada.
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