Tous les résultats
Publicité

Papa et un gant d’enfant à la rescousse: David Glaude revenait de loin quand il a décidé de faire un retour au jeu

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-09-15T16:00:00Z

Partager

Quelques semaines à peine avant de célébrer son troisième championnat de suite avec les Capitales, David Glaude était à la retraite, mais savait qu’un retour au jeu était imminent. Sa recette pour se préparer à renouer avec le baseball professionnel? Se lancer la balle avec papa, muni d’un gant d’enfant...

• À lire aussi: «On joue pour vivre ces moments-là»: Anthony Quirion est l’homme des grandes occasions pour les Capitales

• À lire aussi: Quand les mathématiques déjouent Michel Laplante...

• À lire aussi: Le coach qui arrive difficilement à savourer: Patrick Scalabrini peut enfin se libérer de la tension des derniers mois

Bon, tout ça peut sembler bizarre, mais devrait-on encore s’étonner des histoires abracadabrantes entourant cet autre championnat? On vous explique le tout!

Il y a un an, après la conquête des Capitales à Evansville, Glaude annonçait sa retraite du baseball professionnel.

Jeune père de famille et diplômé universitaire, il se lançait dans sa deuxième carrière à titre d’arpenteur-géomètre.

Peu à peu cet été, les papillons d’un retour vers le baseball sont revenus le titiller. Il a manifesté de l’intérêt pour un retour à Patrick Scalabrini, qui lui a ouvert la porte à la fin juillet, avant d’officialiser l’entente le 1er août.

Publicité

«Je savais que je revenais, mais on ne l’avait pas encore annoncé. J’étais en vacances à Sandbanks, en Ontario. Le lundi, j’ai donné ma démission au travail et quand Pat m’a appelé, il m’a dit qu’il fallait que je joue au troisième but. Je n’avais jamais joué au 3e [but] et je devais me préparer», a-t-il confié durant les célébrations de samedi soir.

Un bras à refaire

Durant l’été, Glaude n’a pas complètement abandonné son amour du baseball. Avec le Cactus de Victoriaville dans la Ligue senior, il gardait la main. Or, évoluer dans la Frontière est un tout autre univers.

«Avec le Cactus, j’avais de la misère à lancer 90 pieds. Je ne m’entraînais plus vraiment. Moi, ma carrière était finie au niveau professionnel», a-t-il rappelé avant d’expliquer sa recette miracle pour retrouver toute la force de son bras.

«Je me suis mis à me lancer la balle à tous les jours avec mon père en vacances. On était à Pickering et il y avait un petit terrain de baseball avec un gros bassin de rétention d’eau. Je m’étais dit avant de partir que j’allais amener deux gants et j’avais oublié le mien. Quand je me lançais avec mon père, il avait donc le gant que j’avais amené et moi, j’avais le gant des Capitales pour enfant de mon petit gars», a-t-il relaté, sans broncher devant l’absurdité de la chose.

Un retour triomphal

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Publicité

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette préparation extrême a porté ses fruits. Glaude s’est bien débrouillé défensivement autour du losange et il a affiché une moyenne au bâton de ,296.

«Je n’étais pas vraiment stressé pour le coup de bâton parce que les Capitales avaient une bonne avance au classement. Ce qui me stressait, c’était de jouer au troisième but», a-t-il mentionné.

Pas de plan pour l’an prochain

À 29 ans, Glaude a assurément l’étoffe pour revenir avec les Capitales l’an prochain, si le cœur lui en dit. On devine qu’il a envie de continuer, mais impossible de lui tirer les vers du nez pour l’instant.

«Honnêtement, je n’ai aucune idée de ce qui va se passer. On ne sait jamais», s’est-il limité, deux fois plutôt qu’une, à répondre aux questions portant sur son avenir.

Chose certaine, il a savouré ce championnat devant sa conjointe, ses deux jeunes enfants, ses proches et les fougueux spectateurs au Stade Canac.

«L’an passé quand on a gagné à Evansville, oui, c’était le fun, on célébrait avec les boys. Mais là, on était devant la foule qui nous a supportés toute l’année. Je suis arrivé ici en août et on a juste eu des matchs à guichets fermés avec 4200 personnes. C’est juste incroyable et la magie du stade, c’est en grande partie grâce aux partisans.»

Publicité
Publicité