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Quand les mathématiques déjouent Michel Laplante...

L'homme à tout faire des Capitales peinait à croire aux chances de son équipe.

C'est la dixième fois en 25 ans d'existence que les Capitales posent en équipe avec le titre de champions au terme de la saison.
C'est la dixième fois en 25 ans d'existence que les Capitales posent en équipe avec le titre de champions au terme de la saison. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-09-15T16:00:00Z

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Le président des Capitales et homme à tout faire, Michel Laplante, a toujours été doué avec les chiffres. Dans son ancienne vie de gérant, il adorait s’amuser avant les matchs dans son bureau à solutionner des opérations mathématiques complexes en un rien de temps. La seule équation insoluble pour lui à ce jour, c’est ce qui se produit avec son équipe.

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Remontée après remontée après remontée, les Capitales ne cessent de repousser les limites de l’impossible.

Dimanche dernier en demi-finale contre Ottawa, les représentants de Québec tiraient de l’arrière 5-1 avant de l’emporter 8-7 pour passer en finale. Vendredi soir, ils ont comblé trois fois des déficits d’au moins deux points pour triompher 8-6. Samedi, ils ont fait fi d’un retard de cinq points pour gagner 7-6.

«C’est drôle parce que même si c’est fou raide, avec Charles [Demers, le vice-président des Capitales] et la gang, on se disait: «Si untel embarque, ça peut encore arriver.» Mais en même temps, on se disait que mathématiquement, ça ne pouvait plus arriver encore, parce que c’est le genre d’affaire qui arrive rien qu’une fois dans une vie et là, c’est encore arrivé», racontait l’homme de 54 ans avec son sourire de bambin de garderie.

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Une leçon de vie

Photo STEVENS LEBLANC
Photo STEVENS LEBLANC

Laplante a été de tous les combats depuis les débuts de l’équipe en 1999 à titre de lanceur, membre de l’administration, gérant, vice-président, président et copropriétaire.

À ses yeux, ce qui est survenu au Stade Canac en fin de semaine n’est rien de moins qu’une leçon de vie.

«C’est de toute beauté de voir que tu ne lâches jamais, que tu te bats jusqu’à la fin. On a tous à apprendre de ça. Les jeunes qui regardent ce soir, ils voient qu’un moment donné, quand ça va moins bien et qu’ils pensent que les choses ne peuvent pas tourner, tout demeure possible. C’est bon pour une ville, c’est bon pour une société, c’est bon pour les gens qui sont là», s’est-il émerveillé.

Une cible dans le dos

Pourtant, les exploits répétés des Capitales ne plaisent pas à tout le monde dans la Ligue Frontière.

Si Laplante assure que les grognements se sont dissipés dans les derniers mois, le gérant Patrick Scalabrini ne s’est pas gêné avant la rencontre pour exprimer les choses autrement.

«On sait depuis le début de l’année que certaines équipes se bâtissent juste dans le but de nous battre. Selon ce que j’ai entendu dans les derniers jours, ça a l’air que c’est pas mal pire que je pensais», a-t-il laissé planer sans préciser davantage.

«On ne nous souhaite pas beaucoup de bonheur dans la ligue à nulle part et ça ne m’empêche pas de dormir. J’ai entendu de drôles de raisons pour expliquer qu’on ne nous souhaite pas de bonheur à Québec. Ça fait plaisir parce qu’on a l’organisation à cœur. Je veux continuer de m’assurer que ces gens-là n’auront pas le sourire.»

C’est l’inévitable rançon de la gloire, après 10 championnats dans le baseball indépendant.

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