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«On ne peut pas devenir riche en cliquant sur un lien»: François Lambert ne va jamais lancer une plateforme de cryptomonnaie ni s’associer à ça

L'homme d'affaires François Lambert dénonce le fait que son identité a été utilisée pour une arnaque de cryptomonnaie diffusée sur Facebook. Il pose à côté de la page web frauduleuse le mettant en scène.
L'homme d'affaires François Lambert dénonce le fait que son identité a été utilisée pour une arnaque de cryptomonnaie diffusée sur Facebook. Il pose à côté de la page web frauduleuse le mettant en scène. Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Photo portrait de Antoine Lacroix

Antoine Lacroix

2025-11-29T05:00:00Z
2025-11-29T14:21:38Z

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C’est au tour de l’homme d’affaires François Lambert de dénoncer l’utilisation de son image pour la promotion d’une page frauduleuse de cryptomonnaie qui promet des gains mirobolants de 1500$ par semaine, partagée sur Facebook.

• À lire aussi: Un rythme de vie effréné pour François Lambert, qui travaille de 16 à 18 heures par jour, 7 jours par semaine

• À lire aussi: «Je suis tellement en crisse»: l’animatrice Marie-Claude Barrette dénonce l’inaction des gouvernements face aux publicités frauduleuses sur Facebook

«J’en aurai jamais, jamais, jamais de la crypto. Moi je suis là pour vendre des produits de ma ferme, pas pour vendre des produits financiers. Je ne veux pas être impliqué là-dedans. Ça ne m’intéresse pas, martèle l’entrepreneur bien connu des Québécois. J’aurai jamais de crypto à mon nom, jamais je ne vais faire de recommandation de crypto.»

François Lambert veut lancer un message clair aux internautes: méfiez-vous de ce que vous voyez sur les réseaux sociaux si c’est trop beau pour être vrai. «Il est facile de se faire avoir et ça peut arriver à n’importe qui, même des jeunes», poursuit-il.

Manque d’éducation financière

«Faut que les gens développent le réflexe de se demander: “est-ce que c’est vrai ce que je vois ?”. [...] On ne peut pas devenir riche en cliquant sur un lien», insiste le Montréalais, déplorant le manque d’éducation financière de la population québécoise. Il s’attriste de voir que la prévention contre les différents types de fraudes ne semble pas efficace.

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Depuis quelques semaines sur Facebook circulent des publicités qui mènent les utilisateurs sur une page qui copie de manière quasi identique le site internet du Journal de Montréal, vantant les mérites de plateformes bidon comme «Monetique AI» ou «Quantum Flowbit», où il serait possible de faire des gains incroyables. L’une d’elles met en scène François Lambert.

Depuis quelques semaines sur Facebook circulent des publicités qui mènent les utilisateurs sur une page qui copie de manière quasi identique le site internet du «Journal de Montréal», vantant les mérites de plateformes bidon comme «Monetique AI» ou «Quantum Flowbit», où il serait possible de faire des gains incroyables. L’une d’elles met en scène François Lambert.
Depuis quelques semaines sur Facebook circulent des publicités qui mènent les utilisateurs sur une page qui copie de manière quasi identique le site internet du «Journal de Montréal», vantant les mérites de plateformes bidon comme «Monetique AI» ou «Quantum Flowbit», où il serait possible de faire des gains incroyables. L’une d’elles met en scène François Lambert. Capture d'écran et montage Le Journal

À la mi-octobre, Le Journal rapportait d’ailleurs que rien ne semblait être fait pour contrer ce type de fraude.

«Moi je ne signale plus rien, parce que je perds mon temps. [...] Oui, Facebook est à blâmer, mais les corps policiers, le gouvernement, ils font quoi dans tout ça?» se demande l’entrepreneur.

«Facebook, ils agissent, mais ça prend du temps. Ils en enlèvent une, le lendemain une autre apparaît [...] Mais avant que la page disparaisse, il doit y avoir un paquet de monde qui se font avoir», ajoute-t-il.

Dans les dernières semaines, l’ancien de l’émission Dans l’œil du dragon dit avoir reçu des messages par dizaines de gens qui lui posent des questions au sujet de cette arnaque.

Mardi, c’était «un message aux 10 minutes», relate-t-il.

Notre journaliste met en garde

Notre journaliste de la section Argent Martin Jolicoeur, dont l’identité continue d’être usurpée par des fraudeurs, s’inquiète aussi de la prolifération de ce type d’arnaque.

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«Ces fraudeurs utilisent ma réputation de journaliste et celle de gens d’affaires connus pour ajouter de la crédibilité à leurs sombres desseins et mieux appâter leurs victimes. Ce qui me rend fou est de savoir que d’innocentes personnes puissent tomber dans leur panneau et [subir] d’importantes pertes financières. Absolument personne ne mérite, ni n’a les moyens, de perdre ses économies d’une vie», laisse-t-il tomber.

«J’ai rapporté la situation à l’Autorité des marchés financiers (AMF) et, en attendant que la justice suive son cours, je ne peux que recommander à tous la plus grande prudence», dit-il.

De son côté, Meta a indiqué au Journal avoir «supprimé les publicités qui nous ont été signalées et désactivé les comptes publicitaires associés».

«Les arnaques constituent un problème généralisé dans toute l’industrie, alimenté par des criminels persistants qui s’adaptent constamment pour contourner les mesures mises en place sur toutes les plateformes. Nous ne voulons pas de ce type de contenu sur nos plateformes, et nous le combattons activement à l’aide de systèmes spécialisés capables de détecter les “pièges à célébrités”, notamment grâce à la reconnaissance faciale», a fait savoir un porte-parole de Meta, par courriel. 

«Nous investissons massivement dans la formation de nos équipes de vérification, dans la sensibilisation des utilisateurs et dans la mise à disposition d’outils pour signaler les infractions», a-t-on ajouté.

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