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Un rythme de vie effréné pour François Lambert, qui travaille de 16 à 18 heures par jour, 7 jours par semaine

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Antoine Lacroix

Antoine Lacroix

2025-11-29T05:00:00Z

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À 58 ans, François Lambert a un rythme de vie effréné. Alors que ce dernier est en entrevue avec Le Journal dans sa résidence d’Outremont, son cellulaire n’arrête pas de sonner en lui envoyant des notifications de toutes sortes. 

• À lire aussi: «On ne peut pas devenir riche en cliquant sur un lien»: François Lambert ne va jamais lancer une plateforme de cryptomonnaie ni s’associer à ça

À un intervalle régulier, on entend un ding, signe qu’une transaction vient d’être conclue sur son site internet.

«Par jour, je reçois de 200 à 300 messages. Je réponds à tous les commentaires [sur mes publications], à tous les messages. Je me lève à 3h30 du matin, pis je me couche vers 23h, raconte l’entrepreneur. Je travaille sept jours par semaine, de 16 à 18 h par jour. Ce qui me drive, c’est le fun de bâtir.»

Il a d’ailleurs souvent des échanges avec des utilisateurs qui se questionnent.

«Est-ce vrai ?? Ou je vais me faire vider mon compte», lui demande un internaute, en partageant une capture d’écran de la page frauduleuse de cryptomonnaie.

Sur Facebook circulent des publicités «sponsorisées» frauduleuses qui mènent les utilisateurs sur une page qui copie de manière quasi identique le site internet du Journal de Montréal, où il serait possible de faire des gains incroyables grâce une plateforme de cryptomonnaie. L’une d’elles met en scène François Lambert.
Sur Facebook circulent des publicités «sponsorisées» frauduleuses qui mènent les utilisateurs sur une page qui copie de manière quasi identique le site internet du Journal de Montréal, où il serait possible de faire des gains incroyables grâce une plateforme de cryptomonnaie. L’une d’elles met en scène François Lambert. Capture d'écran tirée de Facebook

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«Tu vas te faire vider ton compte. Une arnaque», lui répond François Lambert.

«J’ai parlé au gars mais je lui ai rien donné, j’ai raccroché. Merci de m’avoir répondu François», s’est conclu l’échange.

Un live tous les matins 

Chaque matin, François Lambert va faire un live où il échange avec ses abonnés.

«Je comprends que je parle de finance tous les jours. Mais je ne fais jamais de recommandation [pour des placements], je fais très attention de ne jamais dépasser ce qui est permis par l’AMF», relate-t-il, admettant que son profil fait en sorte qu’il devient ainsi une «cible facile» pour les fraudeurs qui voudraient utiliser sa notoriété pour vendre du rêve.

«Il faut être vigilant, c’est pas Facebook, ni TikTok, ni X qui va nous aider. [...] Un moment donné, on a une responsabilité en tant qu’individu de faire des vérifications», ajoute l’homme d’affaires.

Intelligence artificielle

François Lambert estime que les fraudeurs n’ont pas eu besoin d’attendre qu’il autorise une application d’intelligence artificielle d’utiliser son image pour user de sa notoriété afin d’escroquer des gens.

Il est très populaire sur l’application Sora 2, qui permet générer des vidéos ultraréalistes grâce à l’intelligence artificielle. Mais est-ce que ça fait en sorte de nuire à la population lorsque vient le temps de distinguer le vrai du faux le concernant?

« Oui, y’a beaucoup de niaiseries. Est-ce que ça peut être utilisé à mauvais escient ? C’est sûr. Mais j’ai mis dans les paramètres que je ne voulais pas que ça parle de religion, de crypto, de finances », renchérit-il.

Voici des exemples de vidéos générées par l'intelligence artificielle via l'application Sora 2 mettant en scène l'image de l'homme d'affaires François Lambert.
Voici des exemples de vidéos générées par l'intelligence artificielle via l'application Sora 2 mettant en scène l'image de l'homme d'affaires François Lambert. Captures d'écran TikTok, montage Le Journal

Mais même sans Sora 2, «les outils pour frauder» sont facilement accessibles, se désole François Lambert, qui espère que la population sera plus méfiante.

Pour lui, ce n’est pas la faute de l’application.

«On peut essayer de le combattre, dire que Sora, c’est un mal. Moi, je le vois différemment. [...] Comme entrepreneur très actif sur les réseaux sociaux, je vois l’impact sur mes ventes, les nouveaux clients sont là, ils achètent», fait-il valoir.

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