«On ne les a pas assez respectés»: les Hurricanes estiment qu’ils ont donné le match au Canadien

Stéphane Cadorette
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Même si Rod Brind’Amour et ses joueurs se sont assurés de répéter après le premier match de la finale de l’Est qu’il fallait donner le mérite au Canadien, ils ont tour à tour sorti le fouet pour s’autoflageller au terme d’une défaite sans équivoque.
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En première période, l’équipe qui a terminé en tête de la conférence ressemblait plutôt à un club de deuxième ordre complètement désorganisé, en panique, incapable de suivre le rythme.
« On a perdu ce match dès le début. On leur a fait tellement de cadeaux, n’importe quelle équipe en aurait profité, surtout à cette période de l’année. On ne les a pas assez respectés. Ils ont joué un gros match. Ils étaient prêts et nous ne l’étions pas », a résumé sans le moindre détour le capitaine Jordan Staal.
Au cours des 10 premières minutes lors desquelles le Canadien a tourbillonné à souhait dans la zone des Hurricanes, les locaux ont vite constaté que la vitesse de leurs rivaux passait à un autre niveau. Les surnombres et échappées accordées se sont multipliés au même rythme que les chances de marquer de grande qualité.
« Ils ont beaucoup de vitesse. C’est une équipe qui patine vraiment bien. Il faut en être conscient. Nous n’avons pas été assez bons en leur donnant trop d’espace et en laissant leur talent s’exprimer », a constaté Seth Jarvis.
Difficile pour Slavin
La soirée a été particulièrement pénible pour celui qui est habituellement le général de la défense des Hurricanes, Jaccob Slavin. Il a terminé avec un différentiel de -4.
« Je n’ai jamais vu ça en huit ans », a tranché l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour, qui n’en revenait tout simplement pas.
« Ça arrive. Ils ont assez du talent et si tu leur donnes de l’espace, c’est terminé. C’est ce qui s’est produit ce soir. Mais bon, il va rebondir », a ajouté le pilote.
Le vétéran de 32 ans s’est montré tout aussi sévère envers lui-même.
« Personnellement, je pense que je leur ai donné le match. Il faut que je sois meilleur », a-t-il affirmé.
À effacer
Évidemment, plusieurs résumeront ce revers de Hurricanes au fait qu’ils ont été les pieds sur le pouf, inactifs pendant 11 jours, pendant que le Canadien a trimé dur dans sa série de sept matchs face aux Sabres.
« C’est difficile quand tu tires de l’arrière aussi tôt. Nous n’étions clairement pas prêts pour jouer à ce tempo. Je ne me servirai pas de la longue pause comme excuse, mais nous n’étions pas prêts à jouer du hockey de séries et on s’est fait prendre », a mentionné Brind’Amour.
Quant au gardien Frederik Andersen, qui a paru vulnérable après s’être dressé en forteresse pendant les deux premiers tours, Brind’Amour assure qu’il n’a pas songé à le retirer de la rencontre.
« On a donné des échappées, je ne vais quand même pas le blâmer pour ça. J’ai pensé pendant une seconde à lui donner un répit, mais il a déjà eu une tonne de repos. C’est plutôt l’inverse, nous avons besoin de lui faire voir plus d’action. »