Omnium Banque Nationale: Gabriel Diallo n’y peut rien contre le 16e favori

Mylène Richard
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Malgré une défaite face à la 16e tête de série à Montréal, Karen Khachanov, mardi, le jeune Gabriel Diallo est encore convaincu qu’il fera un jour partie de l’élite du tennis.
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«Le niveau est là. Je sais qu’il y a une grosse différence de classement, mais sur le terrain, j’ai senti que j’ai eu mes chances. Il y a encore du nettoyage à faire dans mon jeu, des trucs à peaufiner. Le potentiel est là et la confiance qu’un jour je vais atteindre ce niveau est toujours là», a exprimé Diallo, avouant avoir été un peu nerveux en début de rencontre, jouant devant famille et amis.
Sans sortir le grand jeu, Khachanov a tranquillement filé vers une victoire en deux manches identiques de 6-4, en 1h27min, au premier tour de l’Omnium Banque Nationale à Montréal.
Le Québécois a tout tenté face à l’expérimenté Russe, mais ce ne fut pas suffisant pour faire plaisir à la foule, plus nombreuse et plus bruyante sur le court Rogers que sur le central pour l’occasion.
«Le public était exceptionnel. Du début du match jusqu’à la fin, ils [les spectateurs] ont été derrière moi, ils m’ont supporté, a noté Diallo. J’aurais voulu leur donner un peu plus.»

Un grand fossé
L’écart était notable entre les deux grands athlètes, Diallo ayant, à 6 pi et 8 po, deux pouces de plus que son rival. D’un côté, le jeune de 22 ans, 141e mondial, n’en était qu’à son sixième duel de l’ATP cette saison. Même s’il était sur une belle séquence après un sacre au Challenger de Chicago en juillet, suivi d’un quart de finale à Lexington, la marche était haute.
Son vis-à-vis était âgé de 28 ans, 22e mondial et détenteur de six titres, dont un cette année à Doha, au Qatar. Rien de comparable, malgré quelques beaux flashs.
«Il y a 5-10 points qui étaient dans ma raquette que j’ai échappés, a analysé Diallo. Après, lui, il a très bien joué dans les balles de bris. Quand c’était le moment de serrer les vis dans ses balles de retour, il a été très solide. La différence est là. Les joueurs à ce calibre donnent beaucoup moins. Moi, j’ai encore beaucoup donné dans les moments où ç’a fait mal. C’est une question de temps [pour atteindre ce niveau].»
L’ancien de l’Université du Kentucky n’avait pas l’air frustré après son revers. Plutôt déçu, car il croyait en ses chances pour cette première expérience au tableau principal à Montréal. À plus forte raison, l’an dernier, il avait surpris le Britannique Daniel Evans, alors 21e mondial, au tour initial à Toronto.
Faux départ
Diallo a mal entamé la rencontre, perdant les deux premières parties en ratant un coup droit et une volée en apparence faciles. Puis, il a été brisé à son deuxième tour de servir.
Se replaçant dans les échanges, il a maintenu le rythme jusqu’au 10e jeu, où il n’a pu profiter des largesses de Khachanov sur sa première balle (54% contre 69% pour Diallo).
Au deuxième set, le Montréalais a plié avec un pointage de 4-4, victime d’un autre bris.
«C’est dur de l’admettre maintenant, mais c’est la beauté du sport, on a toujours une opportunité la semaine d’après. Il faut essayer de ne pas trop s’apitoyer sur ton sort, tirer le positif et ce que tu peux améliorer et bien préparer le tournoi d’après», a dit celui ayant réussi à se qualifier pour son premier Grand Chelem cet été, à Roland-Garros.
Diallo participera la semaine prochaine au Challenger de Cary, en Caroline du Nord, avant de tenter sa chance aux qualifications des Internationaux des États-Unis.
Quant à Khachanov, il affrontera au deuxième tour le gagnant d’un duel entre l’Italien Matteo Arnaldi et l’Américain Mackenzie McDonald.
Pospisil et Shapovalov en double
Par ailleurs, Vasek Pospisil et Denis Shapovalov se sont inclinés 6-4 et 6-3 devant les cinquièmes favoris de la compétition en double, les Italiens Simone Bolelli et Andrea Vavassori.
En simple, Pospisil (610e) croisera le fer avec l’Américain Sebastian Korda (18e), vainqueur dimanche à Washington.
Shapovalov (106e) jouera contre Brandon Nakashima (52e), des États-Unis.