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Nouvelles interrogations sur les projets de Huawei à l’Université Laval

Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

2022-03-03T05:00:00Z

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Une ancienne haute fonctionnaire fédérale s’inquiète des 13 M$ de projets actifs de Huawei à l’Université Laval et craint même que certaines recherches puissent servir l’armée chinoise.

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« Peu d’entreprises sont aussi investies dans cette relation avec l’armée chinoise que Huawei, et la photonique est en tête de liste pour les applications militaires », estime Margaret McCuaig-Johnston, ancienne vice-présidente du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

« Il est impensable que des chercheurs et des contribuables canadiens contribuent à la technologie de pointe de l’armée chinoise », dénonce-t-elle.

Alors qu’Ottawa n’a pas encore dit s’il allait bannir Huawei de son réseau 5G, l’Université Laval a confirmé avoir 13 M$ de projets actifs avec la firme.

Sécurité nationale

De plus, pour offrir des bourses en optique et en photonique, Huawei aura versé au total en mai prochain 100 000 $ à la Fondation de l’Université Laval.

Or, pour Paul Laurier, ex-enquêteur à la Sûreté du Québec (SQ), des questions se posent. « Est-ce que l’on a vérifié ce qui pourrait être bénéfique ou dommageable de la recherche ? » se demande-t-il. 

Margaret McCuaig-Johnston, Ancienne haute fonctionnaire
Margaret McCuaig-Johnston, Ancienne haute fonctionnaire Photo courtoisie

« Il n’y a rien d’innocent là-dedans », tranche le président de Vigiteck.

Hier, la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, a décliné notre demande d’entrevue.

« Les lignes directrices fédérales relatives à la sécurité nationale s’appliquent à tous les projets de recherche en collaboration avec des partenaires étrangers ou impliquant des infrastructures majeures. L’Université Laval suit toutes les règles mises en place », a indiqué sa porte-parole Andrée-Anne Stewart.

« À l’heure actuelle, nous n’avons aucun projet ayant été refusé pour des raisons de sécurité nationale », a-t-elle conclu.

Huawei n’a pas répondu aux questions du Journal hier.

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