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Huawei poursuit la Suède en justice après son exclusion de la 5G

Photo d'archives, AFP

AFP

2022-01-30T20:54:06Z
2022-01-30T20:59:40Z

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Huawei a déclaré dimanche qu'elle a déclenché une procédure d'arbitrage contre la Suède sous l'égide du Groupe de la Banque mondiale, après l'interdiction prononcée contre le géant chinois des télécoms de vendre ses produits 5G dans le pays nordique. 

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«La décision des autorités suédoises de discriminer Huawei et de l'exclure du lancement de la 5G a gravement nui aux investissements de Huawei en Suède, en violation des engagements internationaux de la Suède», a indiqué la société chinoise dans un communiqué.

Elle a donc «engagé des procédures d'arbitrage [...] contre le Royaume de Suède» devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), qui appartient au Groupe de la Banque mondiale, «suite à un certain nombre de mesures prises par les autorités suédoises visant directement les investissements de Huawei en Suède et excluant Huawei du lancement des produits et services destinés au réseau 5G du pays», a-t-elle poursuivi.

Huawei n'a pas précisé le montant des dommages et intérêts réclamés. Selon la télévision publique SVI, la somme initialement demandée était de 5,2 milliards de couronnes suédoises (environ 700 millions de $ CA), mais elle pourrait être beaucoup plus élevée au bout du compte.

Comme l'avait fait le Royaume-Uni mi-2020, la Suède est devenue le deuxième pays européen - et le premier de l'UE - à interdire spécifiquement aux opérateurs téléphoniques d'utiliser du matériel Huawei dans la mise en place du réseau 5G du pays.

La Suède a également ordonné à Huawei de retirer l'équipement déjà installé d'ici au 1er janvier 2025.

En juin 2021, après un recours de Huawei, un tribunal suédois avait confirmé la décision de l'Autorité suédoise de la poste et des télécommunications (PTS).

La mesure avait plombé les relations entre la Suède et la Chine. À l'époque, Pékin avait prévenu que la décision de PTS pourrait avoir des «conséquences» pour les sociétés suédoises implantées en Chine, faisant craindre des représailles au géant suédois des télécoms Ericsson, concurrent de Huawei.

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