Nouveaux règlements techniques en F1 : «Une décennie perdue» - Fernando Alonso
Le pilote espagnol n'a pas retenu ses paroles avant le Grand Prix du Canada


François-David Rouleau
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Du haut de ses 44 ans et de sa longue carrière en F1 durant laquelle il a remporté deux championnats du monde, Fernando Alonso a connu plusieurs moutures de monoplaces. Selon lui, cette refonte technologique misant sur des moteurs hybrides est un net recul.
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« Nous avons perdu une décennie de pure course », a affirmé le pilote d’Aston Martin en marge du Grand Prix du Canada. Et ce n’est pas la frustration d’une bagnole toute croche qui l’a fait parler. C’est plutôt son instinct de coureur automobile qui a conduit dans plusieurs séries.

Les récentes décisions de modifier les configurations de gestion d’énergie cette saison et l’arrivée d’un moteur propulsée à 60 % par l’unité thermique l’an prochain ne le convainquent pas. Les problèmes en piste ne sont pas résolus puisque ce style de pilotage à gérer la batterie et jouer au yo-yo sur les pistes n’est pas dans l’ADN de la course. Surtout au sein de la discipline reine du sport automobile.
« Il faudra attendre le prochain cycle de règlements techniques. L’ADN de ces moteurs restera toujours le même. Ils privilégieront toujours une approche lente en virage. Je ne pense pas que, fondamentalement, les choses vont changer », a expliqué l’Espagnol en faisant la moue à plusieurs occasions.
Différente bête
Cette nouvelle ère technologique reste encore le sujet chaud dans les paddocks à cette cinquième escale de la saison de F1.
D’après lui, les modifications apportées est toutefois un signe que la FIA prend en considération les critiques des pilotes.
« Le monde s’est engagé ou pensait s’engager dans la voie de l’électrification qui est considérée comme l’avenir. Mais cela ne s’applique pas à la course automobile.

« La course, c’est un tout autre monde. C’est une bête différente. »