«Nick Suzuki est le capitaine parfait pour Montréal»: à Salt Lake City, Sean Durzi se réjouit des succès de son grand ami


Stéphane Cadorette
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SALT LAKE CITY | Deux fuseaux horaires et 3600 kilomètres séparent Nick Suzuki et Sean Durzi, mais ce ne sont pas de tels détails qui vont miner leur amitié. À Salt Lake City, le défenseur du club de l’Utah n’hésite pas à sortir l’encensoir lorsqu’on lui parle de son meilleur ami et capitaine du Canadien.
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Après l’entraînement matinal des siens au Delta Center en prévision du match inaugural du Club de l’Utah mardi, Durzi était visiblement fébrile, mais la discussion a vite pris une autre tournure lorsqu’il a vu l’accréditation au cou de l’auteur de ces lignes.
«Le Journal de Montréal, hein? Dis bonjour à Nick!» a-t-il lancé d’emblée.
Ça tombait à point, c’est justement au sujet du petit attaquant du Canadien qu’on voulait lui parler.
Plus de quatre années ensemble
Il faut savoir que les deux larrons ont longtemps été inséparables. La collègue Jessica Lapinski avait fait état de leur longue amitié dans le cadre d’un reportage sur les familles de pension des joueurs du Canadien, avant qu’ils deviennent des réguliers dans la LNH.
Durzi et Suzuki ont été coéquipiers dans la Ligue junior de l’Ontario avec l’Attack d’Owen Sound et ensuite avec le Storm de Guelph. De 2015 jusqu’à leur participation au tournoi de la Coupe Memorial au printemps de 2019, ils ont vécu ensemble.
«Nick est une personne spéciale et un leader spécial. Chaque jour, on se poussait tout le temps plus loin. Je ne le remercierai jamais assez d’avoir amené ce côté hyper compétitif dans ma vie», a confié le défenseur.
Des chemins différents

Les deux compères ont emprunté des routes différentes pour en arriver où ils sont. Suzuki a toujours été un premier de classe, lui qui a été choisi au quatrième rang au total au repêchage de 2015 en Ontario. Durzi, lui, avait dû patienter jusqu’au 228e rang, une année plus tôt. Il ne s’était pas taillé une place avec Owen Sound et avait dû revenir un an plus tard.
En 2017, les deux étaient ensemble au repêchage de la LNH, mais tandis que Suzuki vivait le rêve en étant sélectionné au 13e rang par les Golden Knights, Durzi a été ignoré. Son tour est venu un an plus tard, au 52e rang, avec les Maple Leafs.
Les deux ont été échangés et Durzi, après être passé de Toronto à Los Angeles, puis de l’Arizona à l’Utah, est devenu un élément clé de l’équipe à la ligne bleue.
«Nick pousse tout le monde à être meilleur. Quand il joue à un tel niveau, les autres autour de lui n’ont pas le choix d’élever leur jeu. Je l’ai vécu sur la glace avec lui et je dirais qu’il est l’une des bonnes raisons pour lesquelles j’en suis rendu là aujourd’hui», l’a-t-il louangé.
Le meilleur capitaine
Durzi et Suzuki se parlent encore très régulièrement. Le défenseur du Club de hockey de l’Utah affirme que Suzuki lui répète souvent à quel point «il adore Montréal».
«C’est à peu près impossible d’être capitaine à Montréal, si tu demandes l’avis de n’importe qui dans la ligue. Si quelqu’un peut remplir ce rôle, c’est bien lui. Nick Suzuki est le capitaine parfait pour Montréal», assure celui qui le connaît mieux que quiconque.
«Je n’ai jamais rien vu le déranger. Je sais qu’à Montréal, avec les partisans, les médias et les attentes, tout est complètement fou, mais il navigue bien à travers tout ça. Il aime l’attention des amateurs. Les gens disent que dans ces marchés, ça peut devenir difficile parce que les partisans se préoccupent tellement de leur équipe. Comme leader, je sais que c’est ce qu’il recherche.»
Reste à voir si, un de ces jours, le destin réunira de nouveau les éternels complices.