Tous les résultats
Publicité

Une victoire historique pour l’Utah à son premier match dans la LNH

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-10-09T06:48:15Z
2024-10-09T12:17:17Z

Partager

SALT LAKE CITY | C’est fait, le Club de l’Utah est entré officiellement dans la LNH par la grande porte en remportant son match inaugural par la marque de 5 à 2 face aux Blackhawks dans un Delta Center rempli à Salt Lake City. Pour cette équipe habituée aux foules désertiques de l’Arizona, c’est un changement bienvenu!

• À lire aussi: Les partisans de Salt Lake City réalisent leur chance par rapport à Québec

• À lire aussi: La LNH à Salt Lake City: c’était les Coyotes ou... les Jets, selon un analyste local

Il n’y a pas à dire, les partisans de l’Utah avaient hâte de goûter au hockey de la Ligue nationale et l’ont bruyamment démontré. Toute la semaine, le propriétaire de l’équipe, Ryan Smith, a martelé que le Delta Center serait l’un des endroits les plus bruyants de la ligue et, pour l’avoir expérimenté, ce n’était pas des paroles en l’air.

Les décibels ont particulièrement monté d’un cran sur le premier but de l’histoire de l’équipe inscrit par Dylan Guenther, après seulement 4 min 56 s de jeu.

Ce premier match a été présenté devant une salle comble. Même si le nombre officiel de spectateurs figurant au sommaire du match est de 11 131, il s’agit uniquement des sièges avec vue complète. Cette semaine, un membre de la direction nous indiquait qu’entre 16 000 et 17 000 spectateurs étaient attendus. Manifestement, tout le monde a pris son pied!

Publicité

Oui, les partisans étaient dans le coup, et non, ils n’ont pas besoin d’une leçon de hockey 101 comme certains autres marchés non traditionnels à leurs débuts.

«Ce que je vais surtout me rappeler, c’est qu’on a gagné», a soupiré l’entraîneur-chef, André Tourigny.

«Sérieusement, je retiens que ça a été une aventure incroyable. Tout a été fabuleux à chaque étape et ça a donné un boost d’énergie à tous nos joueurs. C’était phénoménal.»

Des cérémonies tièdes

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Soyons francs, s’il y a une seule ombre au tableau, c’est que les cérémonies d’avant-match étaient, comment dire... modestes, sobres; c’était tout ce qu’il y a de plus classique pour un moment d’une telle envergure.

En gros, on a fermé les lumières, il y a eu de la neige et des montagnes à l’écran géant, on a présenté le personnel hockey, les entraîneurs, puis les joueurs, qui se sont regroupés en cercle au centre de la glace.

L’annonceur maison a décrété: «Ça y est, le futur est maintenant», et c’était parti après un bref mot du propriétaire, Ryan Smith. Pour les frissons, on repassera!

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Publicité

Lors des arrêts de jeu, les animations étaient tout ce qu’il y a de plus banal et la foule explosait seulement quand de joyeux drilles calaient leur bière à l’écran géant.

Il faut dire que le Club de hockey de l’Utah a eu bien d’autres chats à fouetter entre le 18 avril, date de l’obtention de l’équipe, et la mise au jeu du 8 octobre. Tout était prêt pour la visite au terme d’une course folle contre la montre après un déménagement soudain, mais au diable le flafla!

On était donc à mille lieues de la démesure de Las Vegas, par exemple, avec ses numéros du Cirque du Soleil et autres folies lors de l’ouverture du 6 octobre 2017. Reste que Salt Lake City et l’Utah font bien plus dans la simplicité que le côté bling-bling de la Strip de Vegas, et c’est bien correct ainsi. À chacun sa personnalité!

Un aréna appelé à s’améliorer

Bref, il faudra travailler un brin sur l’expérience client dans un aréna conçu pour le basketball avec une forte inclinaison des gradins, qui fait en sorte que la vue est obstruée pour environ 6000 sièges. À ce sujet, rappelons que des travaux feront passer le nombre de sièges avec vue complète de 11 000 cette saison à 14 500 pour la prochaine, puis à 17 000 dans deux ans. Ce sera un problème réglé.

Publicité

L’autre irritant, c’est qu’il fait chaud dans la bâtisse et Tourigny a confié après le match que la glace en souffrait un brin. L’organisation est au courant et le tout devrait être corrigé.

Les joueurs prennent le spectacle en main

Et le hockey, dans tout ça? Les représentants de l’Utah ont très bien assumé le volet spectacle. Après le premier but de Guenther, le capitaine, Clayton Keller, l’imitait avant la fin du premier vingt.

Barrett Hayton a ajouté à l’avance en deuxième période et après des buts de Teuvo Teravainen et Nick Foligno pour les Hawks, tout le monde retenait son souffle dans une fin de troisième période endiablée.

Guenther a soulagé la foule avec son deuxième but, cette fois dans un filet désert, avant que Lawson Crouse en ajoute un autre, l’équipe retraitant ensuite au vestiaire après une chaleureuse ovation.

Des 28 équipes qui ont intégré les rangs de la LNH depuis 1967, le Club de hockey de l’Utah est devenu seulement le huitième à remporter son match inaugural.

La victoire a été le point d’exclamation d’une éreintante journée pour les joueurs, qui ne seront pas déçus de retrouver leur routine. Avant la rencontre, dans une atmosphère festive à l’extérieur de l’amphithéâtre, chacun d’entre eux a défilé sur un tapis bleu, sous les acclamations de milliers de partisans.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Publicité

Bettman triomphant

Plus tôt dans la journée, devant un parterre qui cuisait sous un soleil de plomb, le commissaire Gary Bettman ne tarissait pas d’éloges à l’endroit des propriétaires Ashley et Ryan Smith.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Contrairement aux Golden Knights, qui avaient bénéficié d’une année et demie pour préparer leur coup d’envoi dans la LNH, et du Kraken de Seattle, qui a eu presque trois ans pour se préparer, l’organisation de l’Utah n’a eu que 173 jours.

Qui plus est, Salt Lake City n’a pas été la première à entrer dans la danse pour l’obtention d’une équipe.

«Mais personne ne danse mieux que lui», a dit Bettman au sujet de Ryan Smith.

«Franchement, il a été en mesure de réaliser toute l’opération dans des délais que personne d’autre n’aurait pu respecter. Il a obtenu une opportunité et a été assez intelligent et visionnaire pour la saisir», a-t-il ajouté.

Winnipeg, Las Vegas, Seattle et Salt Lake City, depuis 2011, ont fait leur place sur la piste de danse de la LNH. Pendant ce temps, Québec ne rêve que qu’une invitation au bal...

Publicité
Publicité