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Les Lions de retour en finale d'association... 32 ans plus tard

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Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-01-21T23:30:44Z
2024-01-21T23:54:10Z

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En janvier 1992, des artistes comme Roxette, Naughty by Nature et Color Me Badd étaient au sommet des palmarès. Maman, j’ai raté l’avion! devenait un classique au cinéma. Et les Lions participaient à la seule finale de conférence de leur longue histoire, eux qui renouent enfin avec ce bonheur.

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Les partisans à Detroit ont probablement sué leur vie, mais dans une victoire de 31-23 aux dépens des Buccaneers, ils ont vu des décennies de douleur être guéries. 

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Les Lions se retrouvent non seulement en finale de la Conférence nationale pour la première fois en 32 ans, mais ils ont aussi gagné deux matchs de séries éliminatoires pour la première fois depuis 1957. 

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Imaginez un peu... Cette saison de 1957 a été celle de leur dernier championnat de la NFL. C’était jadis, autrefois, naguère, à une époque révolue où le Super Bowl n’existait même pas.

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Difficile à croire que les Lions ont gagné deux matchs de séries en deux semaines, surtout quand on sait qu’ils en avaient gagné deux entre 1958 et 2022.

Les voilà en mission pour aller battre les 49ers à San Francisco dimanche soir prochain. C’est une étape qu’ils n’ont toujours jamais franchie, eux qui n’ont jamais participé au Super Bowl, mais avec la magie actuelle, l’espoir est dans le plafond.

De justesse

Avec l’impasse qui persistait à 10-10 à la demie, les Lions ont ouvert la machine au troisième et au quatrième quart. 

Des poussées offensives successives de 64 verges, 75 verges et 89 verges leur ont permis de prendre l’avance à 31-17 grâce à des touchés de Craig Reynolds, de Jahmyr Gibbs (sur une superbe course de 31 verges) et d'Amon-Ra St. Brown. 

Les Bucs n’ont pas lâché et ont répliqué à la faveur d’un touché de Mike Evans, qui a encore brillé avec huit réceptions pour 147 verges. 

Ils ont même bénéficié d’une chance ultime d’aller niveler la marque avec 1 min 59 s à jouer, mais une passe de Baker Mayfield a été interceptée par Derrick Barnes. 

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C’est ce même Barnes qui semblait sur la voie de sortie en avril dernier quand les Lions ont sélectionné un autre secondeur, Jack Campbell, en première ronde. 

Barnes n’a pas baissé les bras, a connu une bonne saison et a réalisé le gros jeu au bon moment. Inspirant!

Le duel des mal-aimés

Il est à noter qu’il s’agissait d’un 12e duel éliminatoire entre deux quarts-arrière choisis au premier rang du repêchage. C’était en quelque sorte le bowl de la rédemption pour Jared Goff et Baker Mayfield, qui ont tous les deux offert un superbe spectacle.

Mayfield était pratiquement enterré avant la présente saison. Il a gagné sa place comme partant de peine et de misère au camp d’entraînement et son interception fatale en toute fin de quatrième quart ne doit pas faire oublier qu’il a surpassé toutes les attentes cette saison. 

  • Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB :

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Il a quand même terminé cette rencontre avec 349 verges et trois passes de touché. Les Browns n’en voulaient plus. Les Panthers non plus. Il n’a fait que passer chez les Rams pour enfin trouver sa place à Tampa. Difficile de prédire de quoi auront l'air les Bucs dans quelques mois, eux qui comptent pas moins de 18 joueurs autonomes sans restriction dans leur alignement.

Quant à Goff, les Rams ont payé pour se départir de ce qui semblait il y a quelques années un très lourd contrat. Difficile de ne pas se réjouir pour un quart-arrière qui semblait voué à l’échec et qui élève les Lions à un niveau si rarement atteint.

Bravo, Dan Campbell!

Chapeau aussi à l’entraîneur-chef des Lions, Dan Campbell. Difficile de se souvenir d’une embauche qui a été aussi tournée en dérision quand il s’est amené à la barre. Disons qu’après une première saison de 3-13-1 en 2021, les doutes n’étaient pas exactement dissipés.

Fidèle à ses habitudes, il a de nouveau été agressif face aux Buccaneers en gagnant son pari lorsqu’il a opté pour une course sur un quatrième essai et les buts au troisième quart.

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Le touché a amené les Lions sur une lancée offensive et la confiance manifestée par Campbell a manifestement eu un effet galvaniseur sur les troupes. 

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Campbell, ridiculisé il y a trois ans, devient maintenant le troisième entraîneur-chef seulement en 94 ans d’histoire chez les Lions à revendiquer au moins deux victoires en séries.

Rira bien qui rira le dernier...

LES 3 ÉTOILES DU MATCH

Jared Goff
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Le quart-arrière des Lions a terminé avec 287 verges par les airs et deux passes de touché, sans revirement à ses dépens. Il n’a pas commis d’interception à ses trois derniers matchs.

Frank Ragnow
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Le garde étoile des Lions a beaucoup de mérite. Blessé à la jambe pendant le match, il est resté dans le coup et c’est derrière lui que Craig Reynolds a foncé sur son touché au sol critique lors d’un quatrième essai. Un guerrier qui n’avait pas goûté aux séries en cinq ans.

Aidan Hutchinson
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L’ailier défensif a obtenu un autre sac du quart, son huitième à ses quatre derniers matchs. Il a encore fréquemment brisé la pochette protectrice de Baker Mayfield. Quel moment pour ce joueur natif du Michigan et partisan déchu des Lions dans sa jeunesse!

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