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La revanche de Lamar Jackson et des Ravens

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Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-01-21T01:07:19Z

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Il y a de ces décisions que l’on regrette amèrement dans la vie, mais qu’il faut assumer. Comme le fait que j’avais osé prédire une victoire des Texans contre les Ravens.

J’avais aussi souligné le fait qu’avant ce duel, le quart-arrière des Ravens Lamar Jackson présentait une fiche de 1-3 en séries avec sept revirements à ses dépens.

C’était une belle folie, un risque fou, une prédiction audacieuse. Au final, toutefois, ce n’était qu’un pur moment de démence!

Les Ravens l’ont emporté 34-10 et n’ont jamais vraiment été menacés, eux qui passent en finale de la conférence américaine pour la première fois depuis 2012. Ils ont toujours eu les deux mains sur le volant, même quand une étrange égalité de 10-10 persistait à la mi-temps. 

Même quand les Texans semblaient dans le coup, ils ne l’étaient pas. Le premier quart a eu beau finir 3-3 au pointage, mais le déroulement du match racontait une tout autre histoire. Avec six pénalités à leurs dépens, les Texans ont démontré à quel point ils étaient nerveux et indisciplinés dans un environnement hostile.

Ils ont terminé la rencontre avec 11 pénalités pour 70 verges.

La semaine passée, dans le confort de Houston, leurs trois punitions pour 20 verges durant toute la rencontre a montré un visage complètement différent.

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Face aux Ravens, l’attaque a été limitée à 10 premiers jeux et 213 verges, comme quoi la défense des Ravens a été infiniment plus sérieuse que celle des Browns il y a une semaine. 

L’unique touché est venu de Steven Sims sur un long retour de dégagement de 65 verges qui a donné espoir aux Texans au deuxième quart. La fête a vite pris fin après la demie.

La recette Jackson

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Et Lamar Jackson, maintenant? Le quart-arrière des Ravens a été égal à lui-même. C’est-à-dire, pas forcément classique comme les autres, mais inspirant à sa façon bien à lui.

À la fin de la première demie, il ne revendiquait que 23 verges nettes par la passe, le plus bas total pour les Ravens en une demie cette saison.

Les Texans ont utilisé le blitz encore et encore et encore, limitant au départ le dynamique pivot dans ses mouvements et sa vision du jeu.

Cette stratégie a toutefois rarement raison de Jackson à long terme. Il a terminé avec des gains modestes de 152 verges par la passe, mais a été opportuniste avec deux passes de touché, à Nelson Agholor et Isaiah Likely.

La recette Lamar a fonctionné à plein régime au sol avec 100 verges de gains additionnels et deux autres touchés. 

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Autrement dit, Jackson a été responsable de 71,6% des gains offensifs des siens, faisant taire ses détracteurs. Ce n’est pas toujours élégant et c’est parfois plus compliqué que ça ne devrait l’être, mais les Ravens font bien de vivre ou mourir avec lui sans essayer de le transformer. 

Encore des croûtes à manger

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C’est donc la neuvième victoire des Ravens cette saison par 14 points ou plus contre des équipes montrant une fiche gagnante. Aucune autre équipe dans l’histoire de la NFL n’a terminé une saison avec plus de cinq victoires par 14 points ou plus dans ce contexte.

Ça en dit long sur les Ravens actuels, qui n’ont pas l’air des Ravens qui ont échoué dans les dernières années. Ça m’apprendra!

La défense des Texans semblait épuisée en deuxième demie, incapable de tenir le rythme face au rouleau compresseur devant elle. 

De son côté, la défense des Ravens en a fait voir de toutes les couleurs au quart-arrière qui devra se consoler de son éventuel titre de recrue de l’année, CJ Stroud. Il a été limité à 175 verges de gains, son deuxième pire total de la saison dans un match complet. Le jeu au sol, avec 38 verges en 14 courses, n’a été qu’une vulgaire arrière-pensée.

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Pour les Texans, la conclusion est loin d’être dramatique, vraiment loin! Cette équipe qui a peiné il y a un an à remporter trois victoires repart à Houston avec la fierté d’avoir gagné un match de séries la semaine dernière avant la conclusion difficile à avaler de samedi soir.

Un jeune entraîneur-chef performant en DeMeco Ryans, un jeune quart-arrière de franchise en CJ Stroud et plusieurs bons éléments sont en place pour une bonne poussée dans un avenir rapproché.

Le pauvre Stroud aura eu le malheur d’être renversé à l’automne 2022 par Jim Harbaugh et ses Wolverines du Michigan, puis par son frère John Harbaugh avec les Ravens 14 mois plus tard. Ça arrive aux meilleurs!

Les Ravens ont vraiment tout de prétendants sérieux. C’est le temps d’aller refaire nos devoirs...

Encore les 49ers!

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En soirée, les 49ers ont assuré leur présence en finale de la conférence nationale pour une troisième année de suite grâce à une victoire serrée de 24-21 face aux Packers. Ça aura vraiment tout pris pour qu’ils s’en sortent indemnes et ça en dit long sur eux. Même dans un match où ils n’ont clairement pas été à leur meilleur, ils s’en sont sortis gagnants.

Le plus beau pour les 49ers, c’est que pour la toute première fois sous la férule de Kyle Shanahan, ils ont remporté un match dans lequel ils ont amorcé le quatrième quart avec un retard de sept points ou plus. 

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C’est pas des farces, depuis que Shanahan est arrivé à San Francisco en 2017, les 49ers affichaient un dossier de 0-30 avec un retard de sept points ou plus au quatrième quart. Il y a une première à tout! 

Le quart-arrière Brock Purdy, habituellement un métronome côté précision, a lancé plusieurs passes errantes dans la pluie battante à San Francisco.

Par contre, sur la séquence finale, il a réussi 6 de ses 7 passes pour 47 verges, en plus de courir pour 11 verges. Encore une fois, il a montré qu’il avait l’étoffe d’un quart-arrière imperturbable quand tout semble jouer contre lui et son équipe. 

C’est finalement le porteur Christian McCaffrey qui a inscrit le touché qui s’est avéré victorieux, sur une course de 6 verges avec 1 min 07 s à écouler. 

Les Niners n’ont pas connu un grand match, en utilisant plutôt mal leur as porteur, d’ailleurs. McCaffrey, au début du quatrième quart, n’avait couru qu’à 11 reprises. Totalement anormal, avec un joueur de sa trempe. Il a fini avec 17 courses pour 98 verges et deux touchés. Peu importe, au final, c’est mission accomplie et le dernier pas avant une présence au Super Bowl aura lieu chez eux, dimanche prochain.

Pour les Packers, c’est la fin d’un étonnant parcours et malgré une saison plus que satisfaisante, plusieurs éprouveront des ennuis à dormir paisiblement dans les prochains jours.

Le maraudeur des Packers Darnell Savage, qui a réussi une interception critique face aux Cowboys la semaine précédente, en a échappé une facile aux dépens de Purdy.

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Les Packers ont aussi raté une tentative de conversion de quatrième essai dans la zone payante, laissant de précieux points sur le terrain.

Il y a également eu un placement raté du botteur Anders Carlson sur 41 verges au quatrième quart, qui a clairement changé le portrait final.

N’oublions pas non plus qu’ils ont été 0 en 3 dans la zone payante en première demie. 

C’est sans parler de l’interception commise par Jordan Love avec 33 secondes à jouer, quand il a tenté une passe hyper risquée à contre-courant, en mouvement. Le genre de passe que les entraîneurs au secondaire disent d’éviter à tout prix...

Ça n’enlève rien à Love et aux Packers, qui ont largement dépassé les attentes et qui seront clairement une menace à considérer l’an prochain, mais c’est tout de même douloureux pour eux.

Pour les 49ers maintenant, ils sont là où tout le monde les attendait. Reste à faire le pas qu’ils n’ont pas été en mesure de franchir dans les dernières années.

LES ÉTOILES DU JOUR

Lamar Jackson

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Impossible de passer par-dessus malgré une première demie difficile. Il est devenu le premier quart-arrière de l’histoire en séries à terminer un match avec deux passes de touchés, deux touchés au sol, 100 verges au sol et un coefficient d’efficacité (QB Rating) supérieur à 100.

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Justin Madubuike

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On vous avait dit de surveiller le gros plaqueur des Ravens et Madubuike n’a pas déçu. Même s’il n’a pas obtenu de sac du quart, il a été le meneur des siens avec quatre pressions. Il est joueur autonome après la saison et décrochera un contrat hallucinant.

Roquan Smith

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Quand les Ravens ont transigé pour obtenir le secondeur intérieur des Bears, on pouvait se douter qu’il serait le modèle parfait à Baltimore. Il l’a démontré face aux Texans avec sept plaqués, dont deux pour des pertes. Il est le général de cette redoutable unité.

Dre Greenlaw

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Quel match exceptionnel pour le secondeur des 49ers, qui est souvent dans l’ombre de Fred Warner. Greenlaw a réalisé deux interceptions, dont la dernière en fin de match qui a anéanti les espoirs des Packers. Il a aussi été le meneur des siens avec huit plaqués. 

Christian McCaffrey

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En plus de ses 98 verges au sol et deux touchés, il a capté sept passes pour 30 verges. Sans Deebo Samuel qui s’est blessé tôt dans le match, il a été le cœur de l’attaque et a fait au mieux même si les Packers savaient qu’il s’en venait à chaque jeu.

Aaron Jones

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Le porteur des Packers, dans une cause perdante, a conclu sa saison à l’image des dernières semaines avec un total de 108 verges en 18 courses.

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