Négos de l’ACÉUM: Bessent avertit Carney de «ne pas chercher la confrontation» pour «récupérer des points politiques faciles»

Olivier Boivin
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Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a averti mercredi le premier ministre canadien Mark Carney que de «chercher la confrontation» n’était pas une bonne idée à l’aube de la renégociation de l’accord de libre-échange Canada – États-Unis – Mexique.
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Dans une entrevue accordée au média américain CNBC, le proche conseiller de Donald Trump est revenu sur ses déclarations en début de semaine voulant que M. Carney ait reculé sur certains propos qu’il a dits à Davos, lors d’un appel avec le président américain.
Le premier ministre canadien a réfuté ces affirmations au cours des derniers jours.
«J’étais présent lors de l’appel [avec Donald Trump], a dit M. Bessent. Dans ma carrière en investissements, j’ai vu ce qu’il se passe quand un technocrate essaie de devenir un politicien et ça ne fonctionne jamais très bien.»

«J’encouragerais Mark Carney à faire ce qu’il considère qu’il croit le mieux pour les Canadiens, et non la promotion de sa propre vertu, a-t-il ajouté. Il est arrivé au pouvoir avec un message anti-Américain et anti-Trump. Ce n’est pas une bonne façon de négocier avec une économie qui est beaucoup plus grande que la tienne.»
Des rencontres ont d’ailleurs déjà débuté entre les représentants des deux pays concernant l’accord de libre-échange.
«Je dirais que [si j’étais lui] je ne chercherais pas la confrontation alors qu’on rouvre l’ACÉUM pour marquer des points politiques faciles», a-t-il lancé lors de son entretien avec le média américain.
Le premier ministre canadien a d’ailleurs rencontré jeudi les premiers ministres des provinces pour répéter, entre autres, de son intention de bâtir une économie canadienne plus indépendante.