Michael Hage est absolument partout: le Canada finit 1er de son groupe et a rendez-vous avec la Slovaquie


Nicolas Cloutier
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MINNEAPOLIS | Michael Hage avait déjà été très bon depuis le début du tournoi. Il a réservé sa meilleure performance de la ronde préliminaire pour la fin contre la Finlande dans un gain de 7 à 4 qui a permis au Canada de terminer au premier rang du groupe B et de prendre rendez-vous avec la Slovaquie en quarts de finale.
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Si vous n’avez pas remarqué le numéro 29 sur la patinoire du 3M Arena at Mariucci, mercredi soir, c’est que vous étiez complètement dans la lune. L’espoir du CH était partout et a dû tenter près d’une dizaine de tirs en direction du filet du gardien Petteri Rimpinen. Sans blague, lors d’une attaque massive du Canada, il a dû obtenir quatre chances de marquer.
Pour briser une égalité de 1 à 1 en première période, le joueur de centre a attaqué la zone ennemie avec une bonne pointe de vitesse avant de brusquement mettre les freins et repérer Brady Martin d’une passe lumineuse.
CANADA MAKE IT A 2-1 GAME!#WorldJuniors pic.twitter.com/8GsrisSYuw
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La réplique des Finlandais est venue rapidement du bâton d’Oliver Suvanto après un revirement de Michael Misa en zone défensive. On a eu droit à une véritable pétarade offensive en début de match : après à peine six minutes de jeu, chacun des quatre lancers décochés avaient abouti dans le fond du filet.
Hage a conjugué à nouveau ses efforts à ceux de Martin par la suite, à 5 contre 4. Son tir-passe a généré un retour pour l’espoir des Predators, toujours teigneux aux abords du filet. Il s’agissait d’un huitième point dans ce tournoi pour Hage, sans doute le meilleur joueur du Canada depuis que le Mondial junior s’est mis en branle le 26 décembre.
«Il est l'un de nos meilleurs attaquants depuis le début du tournoi, sinon le meilleur», a vanté Zayne Parekh.
«On a développé cette chimie à l’entraînement, a expliqué Martin. On la bâtit depuis le début du camp, on se cherche sur la glace. Maintenant, on voit les résultats. Hage manie bien la rondelle et fait toujours le bon jeu. Ses mains et son QI hockey font la différence.»
BRADY MARTIN WITH HIS SECOND OF THE PERIOD TO GIVE CANADA THE 3-2 LEAD!
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THIS GAME IS CRAZY🤯#WorldJuniors pic.twitter.com/UvNjeFrUbq
Encore une fois, la Finlande a rendu la politesse avec un tir à travers une circulation lourde qui a trompé la vigilance de Carter George, si bien que les deux pays ont retraité au premier entracte avec une égalité de 3 à 3. Le Canada est allé en révision en plaidant de l’obstruction sur George, mais en vain. L'homme masqué a connu un match difficile avec seulement 13 arrêts sur 18 tirs.
Pour ce classique du réveillon du Nouvel An, les joueurs canadiens ont eu l'impression de jouer à domicile. L'ambiance était survoltée dans les gradins du 3M Arena et la plupart des partisans arboraient la feuille d'érable.
«Ça amène beaucoup d'énergie à ton équipe, a reconnu Gavin McKenna. De voir tous ces chandails canadiens, c'était assez spécial.»
Sacré Parekh !
Parekh continue d’être un joueur polarisant, mais le général du Canada en défense a davantage fait parler de lui pour les bonnes que les mauvaises raisons.
Oui, c’est parfois compliqué dans sa zone, mais son talent offensif est simplement trop important quand on finit par peser les pour et les contre.
On retiendra en première période sa descente sur le flanc droit couronnée d’un tir sublime pour ouvrir la marque et inscrire déjà son quatrième but du tournoi.
«Il m’a prédit qu’il allait marquer d’un tir bas du côté du gant et 20 secondes plus tard, il enfilait l’aiguille», a raconté Hage, qui n’en revenait pas encore.
On ne peut passer sous silence la passe absolument irrésistible qu’il a envoyée à travers un essaim de joueurs finlandais pour bricoler une échappée à Tij Iginla, qui n’en demandait pas tant. Iginla y est allé d’une belle manœuvre pour redonner les devants 4 à 3 au Canada en deuxième période.
WHAT A PASS FROM PAREKH. 👀
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WHAT A FINISH FROM IGINLA. 🚀
CARTER GEORGE ALSO GETTING AN ASSIST TOO! 🤣#WorldJuniors pic.twitter.com/ZtY1k6DSm1
«J'ai vu Iggy me faire des simagrées et je l'ai rejoint dans sa foulée, a rigolé Parekh. Il s'est occupé du reste. Il avait un air de gars fâché qui veut la rondelle.»
Le trio de Sam O’Reilly, Caleb Desnoyers et Cole Beaudoin a ensuite enfilé ses bottes de travail pour creuser l’écart. Desnoyers a déployé un bel effort près du filet et Beaudoin est parvenu à pousser la rondelle derrière Rimpinen.
Mais une erreur de Keaton Verhoff, qui en était à son deuxième match de ce Mondial junior dans le rôle de septième défenseur, a rétréci l’avance du Canada de moitié, Roope Vesterinen servant un bon tir à George.
Beaudoin en rajouté avec le but d’assurance au retour du deuxième entracte, faisant dévier la passe de son ailier droit O'Reilly dans l'enclave. Desnoyers s'est encore une fois fait complice. O'Reilly a compété la marque dans un filet désert. Signe qu'il est apprécié par le personnel d'entraîneurs, ce trio à vocation défensive du Canada est systématiquement envoyé dans la mêlée par Dale Hunter pour commencer les périodes.
Desnoyers joue d'ailleurs, dans l’ombre, un Mondial junior des plus honnêtes. Le Québécois avait commencé le tournoi comme 13e attaquant, mais s’est rendu indispensable en s’impliquant à chacune de ses présences et en faisait preuve d’intelligence dans ses décisions avec la rondelle.
Un virus qui circule
Il semble y avoir un virus qui circule dans les vestiaires à Minneapolis. Le défenseur numéro un de la Finlande, Aaron Kiviharju, a manqué à l’appel puisqu'il était malade, a confirmé l'entraîneur-chef de la Finlande après la rencontre.
Au terme de la victoire de 7 à 5 du Canada contre la Tchéquie en lever de rideau, Parekh avait de son côté confié aux médias s’être réveillé un peu fiévreux en matinée.
Ce sera une situation à surveiller et c’est à se demander si Aatos Koivu n’était pas embêté par le présumé virus, puisqu’il a passé l’essentiel du match au bout du banc de la Finlande. Il n'a obtenu que deux présences en première période et plus rien par la suite.