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«Ménopause, la parodie musicale»: un pied de nez assumé aux bouffées de chaleur et aux sautes d’humeur

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2025-11-13T15:30:00Z

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Guylaine Tanguay, Claudine Mercier, Geneviève Charest et Catherine Sénart ont fait un pied de nez assumé à la ménopause dans la toute première adaptation québécoise du spectacle Ménopause, la parodie musicale, dont elles tiennent la vedette. 

La parodie musicale à succès, créée en 2001 aux États-Unis, ne s’éloigne pas des clichés, elle les souligne à gros traits et s’en amuse.

Les bouffées de chaleur, les fuites urinaires, la vision qui baisse, la rétention d’eau, la prise de poids, mais aussi les troubles de l’humeur et du sommeil: tout y passe pendant cette heure et demie que dure le spectacle.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
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Malgré sa voix très enrhumée, Claudine Mercier a été l’une des plus drôles, mercredi soir, lors de la présentation de la première médiatique à la salle Pierre-Mercure. Son monologue sur son incapacité à dormir la nuit a été l’un des morceaux qui ont le plus amusé le public.

Les deux numéros où les personnages de Guylaine Tanguay et de Geneviève Charest, qui cherchait désespérément à se rafraîchir avec un gros boyau... d’arrosage, se sont promenés au parterre en échangeant avec l’assistance ont aussi suscité de vives réactions de joie.

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MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

La comédie musicale raconte l’histoire de quatre femmes d’âge mûr, qui n’ont apparemment rien en commun, mais qui découvrent dans un magasin à plusieurs étages du centre-ville de Montréal qu’elles partagent la fameuse ménopause, «le mot qu’on prononce tout bas... et qu’on finit par vivre en silence».

Elles représentent chacune un archétype féminin: l’actrice de roman-savon dont la carrière bat de l’aile (Guylaine Tanguay), la femme au foyer débordée par sa vie de famille (Catherine Sénart), la cheffe d’entreprise qui a des trous de mémoire (Geneviève Charest) ou encore la grano vivant sur une ferme de Saint-Liboire qui n’arrive plus à rester zen (Claudine Mercier).

Entre les dialogues, le quatuor chante les méandres de la ménopause sur des titres à succès des années 1960, 1970 et 1980, dont les paroles ont été changées pour l’occasion afin de se moquer des différents symptômes de ce passage obligé.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
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Mercredi soir, le public a eu droit à une reprise de Chain of Fools d’Aretha Franklin et à un hymne aux vibrateurs sur What’s Love Got to Do with It de Tina Turner, mais aussi aux reprises Trop réveillée (Stayin’ Alive), Y’a une maîtresse (The Lion Sleeps Tonight), Au secours, une chaleur! (Hot Flash), J’ai grandi, Mom (I Got You Babe), et Ouf, je suis épuisée (Puff, the Magic Dragon).

Signée par Danièle Lorain, l’adaptation québécoise du spectacle Ménopause est aussi truffée de références populaires propres au Québec, comme le beau minois de Roy Dupuis dans Les filles de Caleb, les suppléments Genacol, Véronique Cloutier et son excellent documentaire Loto-méno, ainsi que le personnage de maître Léo Macdonald de la quotidienne Indéfendable, «pour avoir autant sa dose d’avocat que de MacDonald’s».

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
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La comédie musicale Ménopause, mise en scène par Alexis Pitkevicht (Tootsie), sera présentée à la salle Pierre-Mercure de Montréal jusqu’au 15 novembre. Elle prendra ensuite l’affiche de la salle Albert-Rousseau de Québec les 19 et 20 novembre, avant d’amorcer une tournée provinciale jusqu’à l’été.

Des supplémentaires ont d’ores et déjà été annoncées à l’Espace St-Denis les 23 et 24 janvier 2026.

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