«Je me fais un point d’honneur de vivre avec mon âge et ma face qui tombe»: Claudine Mercier célèbre les femmes qui vieillissent dans la comédie musicale «Ménopause»


Bruno Lapointe
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En célébrant les femmes qui vieillissent, la comédie musicale Ménopause est venue toucher une corde sensible chez Claudine Mercier. «Je me fais un point d’honneur de vivre avec mon âge et d’accepter ma face qui tombe», annonce-t-elle en riant.
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Les personnages de Ménopause ne sont ni des jeunes premières ni des femmes dans la fleur de l’âge; elles ont la cinquantaine et la soixantaine. Elles ont du vécu. Et elles font partie d’une tranche démographique moins souvent célébrée sur nos scènes et nos écrans.
«C’est difficile pour une femme de vieillir. Il y a énormément de pression. J’essaie de mener une vie saine, de bien manger et de bouger. Mais je veux continuer d’accepter mon âge, de l’assumer et d’avoir l’air de ce que j’ai l’air. Ce n’est pas toujours facile à faire, mais j’y tiens», raconte Claudine Mercier.
Quatre archétypes féminins
Sous la direction du metteur en scène Alexis Pitkevicht, Claudine Mercier deviendra ainsi la «mère nature», une femme passionnée par ses chakras et l’ésotérisme.
Car les personnages de Ménopause n’ont pas de nom; ils sont plutôt quatre archétypes féminins distincts. À ses côtés, Guylaine Tanguay deviendra donc «la star», Catherine Sénart «la mère de famille» et Geneviève Charest «la femme d’affaires». Elles se rencontreront par hasard dans un magasin à rayons, où elles se trouveront un dénominateur commun: la ménopause (et ses nombreux symptômes).
Tout au long du spectacle, elles échangeront réflexions, débats, confidences et gags truculents sur le sujet, le tout baigné dans des parodies d’airs bien connus, empruntés à Aretha Franklin, Cher, Patti LaBelle, Marvin Gaye et les Bee Gees, pour ne nommer que ceux-ci.
Les paroles de ces chansons ont évidemment été traduites en français, mais elles ont également été adaptées pour le public québécois.
«C’est tellement drôle»
Si on imagine bien les femmes de leur génération remplir les salles où sera présenté Ménopause, Claudine Mercier s’en réjouit, heureuse à l’idée de les aider à rire de ce passage obligé féminin. Mais elle espère également voir des représentants de la gent masculine lorsqu’elle jettera un œil vers les parterres.
«La ménopause, ça touche les femmes en premier. Mais ça touche aussi les hommes qui partagent leur vie, leurs fils, leurs amis... Et de toute façon, le spectacle est tellement drôle», promet Claudine Mercier.
«On s’amuse tellement en répétitions, toutes les quatre ensemble. On vient d’univers complètement différents, alors on se complète toutes, il y a énormément de bienveillance entre nous. Je pense que ça, ça va paraître sur scène», poursuit-elle.