«MasterChef Québec»: à ce stade de la compétition, les erreurs ne sont plus permises, estime le juge invité Louis-François Marcotte

Frédérique De Simone
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À quelques semaines de la grande finale, les erreurs de cuisson et d’assaisonnement ne sont plus permises aux cuisiniers amateurs toujours en lice dans la cuisine de MasterChef Québec, a fait valoir le chef invité de la semaine, Louis-François Marcotte.
En entrevue à l’Agence QMI, l’entrepreneur et restaurateur, qui adore prendre part à l’émission, s’est dit fasciné par la détermination et le dévouement des candidats qui continuent de mener de front leur carrière tout en participant aux tournages de la compétition culinaire.
«Rendu au top huit, t’es rendu avec une gang assez solide. Ceux qui restent pourraient même être de très bons cuisiniers professionnels», a-t-il dit.

Cette semaine, pour le défi d’élimination, les candidats devaient choisir de cuisiner les aliments sur l’une ou l’autre des tables de produits qui s’offraient à eux: soit une table de produits de luxe, soit une de produits communs.
Il s’agissait évidemment d’un piège pour le moins périlleux, voire assez dangereux, selon le chef du café Chez Cheval, qui admet avoir pris un malin plaisir à regarder les cuisiniers amateurs s’exécuter.
«Toute la saison, ils travaillent tellement fort et avec pas grand-chose des fois. Donc, le fait d’être confronté à une table de produits de luxe, c’est un piège de penser que ça va être facile, parce que ça ne veut pas dire qu’ils vont être capables de bien les cuisiner», a-t-il dit.

«C’est souvent dans les produits de base qu’on va voir un bon cuisinier, techniquement. Un poireau bien apprêté peut vraiment sortir du lot, bien plus qu’un foie gras mal fait», a poursuivi l’entrepreneur qui a acquis, il y a quelques années avec son frère, l’entreprise de transformation alimentaire Beaulieu Instantané.
Couper le cordon
Au cours des dernières années, Louis-François Marcotte a accompagné plusieurs restaurateurs et jeunes entrepreneurs dans le cadre de ses docuréalités Aide demandée et De la cuisine aux affaires.
S’il est resté en contact avec la plupart des gens qu’il a appuyés dans le cadre de ces émissions, le chef n’a pas eu le choix de couper le cordon avec certains, a-t-il dit.
«Il y a un moment où il faut couper le lien professionnel parce qu’il faut qu’ils volent de leurs propres ailes... Je n’ai pas eu le choix de couper le cordon. C’est quelque chose que j’ai appris à faire moi-même là-dedans, même si humainement j’aurais voulu rester. À un moment donné, faut arrêter ça là», a-t-il poursuivi.
Avec le départ de Frédéric, dimanche soir, il ne reste maintenant que sept cuisiniers amateurs dans la cuisine de MasterChef Québec.