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«Ils méritent qu'on leur dise la vérité sans prendre de pincettes», estime Jonathan Garnier, qui s'est confié sur son rôle à «MasterChef Québec»

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Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2025-10-13T01:30:00Z

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En bon prof de cuisine, Jonathan Garnier n’a pas mis de gants blancs cette semaine pour commenter les plats des candidats de MasterChef Québec. 

Le juge-invité, qui sera de retour pour la grande finale, a repris à plusieurs moments certains participants pour les sensibiliser à des éléments qui devenaient agaçants et qui pourraient éventuellement leur nuire, comme leurs méthodes de travail ou encore l’appellation de leur plat.

«Je mets le doigt dessus parce que ça crée une attente et ça peux créer de la déception. [...] Ça devient presque rageant pour moi de les regarder avoir une super bonne idée, mais de passer a coté à cause du manque de technique ou d’organisation», a-t-il dit lors d’une entrevue avec l’Agence QMI, revenant brièvement sur son altercation avec Charlotte à propos de la façon dont elle nommait son plat au défi pomme de terre.

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La candidate, qui malgré les doutes soulevés par le prof de cuisine lui signifiant que son appellation ne correspondait pas à la recette qu’elle préparait, a tout de même décidé de servir aux juges un plat de «mochis» (bouchées de riz gluant fourré) alors qu’il s’agissait plutôt d’imomochis (des bouchées salées à base de pomme de terre).

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«À ce moment-là, je comprends que ce ne seront pas des mochis. Elle parle de la texture et de l’idée. Ce n’est pas inintéressant d’en parler en ces termes-là, mais il faut faire attention à ça quand on présente un plat. [Les candidats] sont quand même dans une compétition», a appuyé le chef, bien qu’il ait admis ne pas lui avoir enlevé de points pour cet incident.

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«J'essaie d'être un juge assez droit dans mes propos. S’il y a quelque chose à dire, je le dis. Mais j'essaie toujours que ça soit constructif. Selon moi, si tu donnes des semaines de travail à une émission, tu mérites qu'on te dise la vérité et qu'on ne prenne pas forcément de pincettes», a ajouté le chef exécutif de la Guilde Culinaire, qui a avoué avoir vu une certaine progression chez les candidats au fil de la saison.

Culture culinaire qui n’a rien à envier aux autres

Au terme de cette cinquième semaine de compétition, c’est malheureusement Raphaël qui a dû remettre son tablier dimanche soir. Sa tarte tatin aux pommes manquait malheureusement de cuisson et de garniture et n’a pas fait le poids face aux autres plats en lice.

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Ce dernier défi mettait également en vedette un pan important de la culture culinaire québécoise : les fiches recettes, qui à une époque étaient plus populaires que les livres de recettes. Les candidats avaient ainsi le choix de cuisiner des plats réconfortants comme le poulet cordon bleu ou à la King, les boulettes aux pêches et même le pain-sandwich.

Pour l’occasion, la pionnière de l’art culinaire au Québec Claudette Taillefer et sa fille Marie-Josée ont rejoint Martin et Stefano pour assister au défi d’élimination.

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«Je trouve ça hyper intéressant qu'on ne calque pas nos défis sur des défis internationaux», a exprimé Jonathan Garnier en entrevue.

«Je pense qu'on a une belle culture ici. On a un réveil culinaire qui est hallucinant. On a peut-être moins de plats typiques que partout ailleurs en Europe, mais on a quand même une culture. La culture culinaire, elle n'est pas juste dans la recette. Elle est dans la manière de servir aussi», a-t-il ajouté, donnant comme exemple le pâté chinois arrosé de ketchup, qui, sans le vouloir, offre aux papilles gustatives tout ce dont elles raffolent en matière d’équilibre des saveurs, soit le gras, le sucre et l'acidité.

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